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C'est avec la discrétion d'un sous marin jaune que les Beatles ont fait leur entrée sur iTunes cet après-midi : la rumeur courait en effet depuis ce matin, après la publication d'un article sur le site du Wall Street Journal concernant l'arrivée des 4 garçons dans le vent sur la plateforme musicale d'Apple.

Il s'agit donc là de l' "annonce exceptionnelle" teasée par la marque à la pomme hier : iTunes propose dès maintenant à l'achat les 13 albums principaux des Beatles ainsi que les Past Master, au prix unitaire de 12,99 euros ou 149 euros pour le tout.

Une annonce qui a de quoi laisser sur leur faim tous ceux qui spéculaient sur l'arrivée du streaming, ou encore d'une offre illimitée sur la plateforme. Dans l'histoire, c'est sans doute Apple le plus satisfait : l'entreprise courait après le catalogue des Beatles depuis plus de 7 ans et a essuyé de nombreuses bévues tout au long de son périple, incluant un procès avec le groupe. Ce dernier, détenteur d'un label nommé Apple Corps, n'avait guère apprécié l'incursion de la marque de Steve Jobs dans le monde de la musique avec un nom similaire. Ambiance.

En aout dernier, Yoko Ono, la veuve de John Lennon, avait conseillé aux fans du groupe de "ne pas retenir leur souffle pour rien" concernant l'arrivée des Beatles sur iTunes. Une déclaration finalement aujourd'hui mise à mal par l'actualisation du catalogue de la boutique de musique : un hard day's night de 7 années finalement récompensé.

Reste désormais à savoir si la discographie des Beatles séduira les utilisateurs d'iTunes, car il y a fort à parier que les fans de la première heure ont déjà tout, ou presque. En attendant, il est visiblement possible de suivre le groupe sur Ping… Ca donnerait presque envie de crier Help !
Au mois de juin nous vous présentions la société Sencha qui édite un environnement de production à destination des smartphones tactiles. Depuis hier, les outils de Sencha Touch sont désormais disponibles gratuitement en version 1.0.

iPhone, Android, Blackberry ou WebOS, les terminaux d'aujourd'hui font presque tous usage du moteur de rendu WebKit pour leur navigateur mobile. Aux Etats-Unis, WebKit représenterait 93% du trafic Internet mobile. Pour les éditeur cela simplifie donc le déploiement des applications. Sencha Touch propose alors une bibliothèque permettant de développer un seul projet pour le mettre à disposition de plusieurs mobinautes. La tape, la double-tape, le glisser ou encore le zoom, plusieurs actions du multipoint sont prises en charge. HTML5, CSS3 ou JavaScript, les développeurs pourront faire usage des dernières technologies du web en jonglant avec différentes interfaces de programmation qu'il s'agisse de la géo-localisation ou de la mise en cache.

Notons par ailleurs qu'une application sera automatiquement ajustée à la résolution de l'écran du terminal. Ce kit a été téléchargé 160 000 fois lors de la phase d'évaluation et plusieurs sociétés en font déjà usage dont la plateforme vidéo Vimeo. Une démonstration des possibilités de développement est disponible ici. Pour de plus amples informations, c'est par là.
Les services permettant de raccourcir les URL sont désormais légion et proposent tous des services similaires : pour tirer leur épingle du jeu, certains tentent donc de proposer de nouveaux services. C'est le cas de Bit.ly qui propose une nouvelle fonctionnalité à ses utilisateurs inscrits.

Cette dernière est baptisée Bundle, et permet de rassembler plusieurs URL à travers une adresse raccourcie. L'utilisation de Bundle nécessite d'être identifié sur le service, l'inscription gratuite prenant quelques instants : le membre a alors accès à un menu étendu qui permet de créer des shorts URL à la volée, et de les compiler en une seule s'il le souhaite : la courte adresse ainsi obtenue renvoie alors sur une page Bit.ly qui rassemble tous les liens choisis, et qu'il est possible de personnaliser avec un titre et une description.

Bit.ly Bundle peut donc offrir un intérêt aux grands consommateurs d'URL raccourcies désireux de compiler certains liens ensemble, façon revue de Web thématique. Un usage qui peut également aller au-delà de Twitter et autres plateformes utilisant massivement les adresses courtes. Il faut cependant noter que Bit.ly n'est pas le premier a proposer une telle fonction : c'est la raison d'être de BridgeURL, qui offre néanmoins un agencement bien différent.
le 16/11/2010 à 00:00
Yahoo! lance son nouveau calendrier
Plus de deux ans après le lancement de la bêta, le service Yahoo! Calendar, proposant un agenda hébergé, est finalement disponible en version finale et devrait prochainement retrouver sa place au sein de Yahoo! Mail.

Basé sur les standards iCalendar et CalDav, Yahoo! Calendar promet une interopérabilité avec les calendriers publics d'Apple, de Microsoft, d'AOL, de Mozilla et de Google. L'usage des dernières technologies Internet comme le DOM et l'Ajax permet le glisser-déposer des événements. Aussi, chaque interaction est directement prise en compte et ne nécessite aucun rafraichissement de la page.

Le support du protocole CalDav permettra de synchroniser les événements par Internet avec les smartphones compatibles (typiquement l'iPhone) ainsi que les applications de type Apple iCal ou Mozilla Sunbird (ou son extension Lightning). Avec la prise en charge du format iCal l'internaute pourra s'inscrire à un calendrier externe et partager plus facilement le flux de son agenda.

Outre une optimisation du chargement, l'équipe de développement a également revu l'ergonomie avec un meilleur affichage à l'écran. Reste tout de même que le service n'est toujours pas disponible en français.
Lancée par Jimmy Wales et Larry Sanger la fondation Wikimedia fête cette année son dixième anniversaire et entend finir en beauté en levant 16 millions de dollars soit le double de l'année dernière. Cette somme permettra à « Wikipedia et ses autres sites verticaux de rester libres aux internautes du monde entier ».

Avec 400 millions de visiteurs chaque mois, les sites de Wikimedia se placeraient aujourd'hui en cinquième position des portails Internet les plus populaires. Disposant d'une base de 17 millions d'articles, l'encyclopédie libre Wikipedia est aujourd'hui déclinée dans 270 langues. Les coûts liés au développement pour l'année 2010-2011 sont estimés à 20,4 millions de dollars. L'audience du site aurait doublé depuis 2007 avec un pic d'activité au mois de septembre. Depuis sa création la fondation a reçu 500 000 dons d'une valeur moyenne de 33 dollars. Récemment, l'architecture des sites a été revue afin de supporter davantage de trafic.

La fondation en appelle également aux internautes et les invite à participer à la rédaction d'articles et à la publication de leurs médias. Si vous souhaitez soutenir le projet, rendez-vous ici.
Le ministère de la Culture et l'Hadopi avaient indiqué qu'une place serait réservée à la promotion de l'offre légale sur Internet. Le pendant « incitatif » à la loi Hadopi regroupe désormais la Carte Musique et la labellisation de certains sites proposant du téléchargement légal et de la vidéo à la demande.Le décret n° 2010-1366 paru au Journal officiel instaure donc un processus de labellisation pour toute « personne dont l'activité est d'offrir un service de communication au public en ligne ». Une acception plutôt large pour un label qui ne sera finalement pas accordé à un site mais à une liste d'oeuvres déclarées.

Concrètement, un éditeur devra former un dossier comprenant la liste des oeuvres à labelliser. Ces dernières devant être proposées « avec l'autorisation des titulaires des droits », précise le décret. Une déclaration a priori qui peut ne pas être contrôlée par Hadopi. L'autorité publiera ensuite cette liste sur son site. En cas d'objection, il revient aux ayants-droit de se manifester et de contester cette mise en ligne.

Sur la forme, ce label sera visible par un « signe distinctif » sur le site proposant les oeuvres au téléchargement. Le but de la manoeuvre est donc de mettre en avant les supports légaux et de tenter de donner des éléments de compréhension visibles pour un internaute néophyte.

Pourtant, malgré cette nouvelle dénomination, c'est un autre label qui toujours est attendu, celui de logiciels dits de sécurisation. Ces derniers sont censés représenter une maille importante du filet Hadopi et devaient être mis en place afin qu'un internaute puisse montrer patte blanche en cas de doute de l'Hadopi sur son activité. Selon les mots du maître d'ouvrage du projet, Michel Riguidel, ces logiciels ne devraient arriver que d'ici mars ou juin 2011…
L'affaire de l'internaute qui avait visité le compte e-mail de Sarah Palin connaît son dénouement. Pour rappel, David Kernell (22 ans) s'était introduit dans le compte Yahoo de la femme politique républicaine alors candidate à la vice-présidence des Etats-Unis. L'affaire avait alors fait grand bruit parce que l'intrusion était très simple mais il était également reproché à Sarah Palin d'utiliser un compte privé pour traiter de questions publiques.David Kernell est donc condamné à un an et un jour d'emprisonnement. Le tribunal de Knoxville, Tennessee, a fondé son jugement sur le motif de l' « accès illégal à un ordinateur » ajouté à l'« obstruction à la justice ». Le jugement confirme donc les premières conclusions de la Justice.

Par contre, le juge n'est pas revenu sur la facilité déconcertante avec laquelle Kernell, surnommé aussi Rubico, a consulté les e-mails de la candidate d'alors. Il avait simplement répondu à la question mystère nécessaire pour récupérer un mot de passe de connexion. Celle-ci était le nom de l'université de Sarah Palin, la réponse étant « Wasilla », une ville d'Alaska dont la candidate avait fait largement écho dans la presse…

Enfin, lors des premières constatations, la critique s'était concentrée sur le fait que Sarah Palin utilise un compte Yahoo pour traiter d'affaires de politiques publiques. Certains n'avaient alors pas manqué de rappeler que de telles pratiques n'allaient pas dans le sens d'une bonne sécurisation des informations publiques…
Dans le domaine du courrier électronique, AOL n'a pas dit son dernier mot et dévoile la nouvelle interface de son webmail. Pour l'heure disponible sur invitation seulement auprès d'une poignée d'internautes, le projet Phoenix est en phase d'évaluation.

Cette prochaine version d'AOL Mail est présentée comme « un produit développé par l'équipe qui a mené à bien la première révolution du courrier électronique » dans les années 1990. Cependant, si plusieurs d'entre vous possèdent ou possédèrent une adresse email de type @aol.com, la société a enregistré une forte décroissance de ses utilisateurs au fil des années. A l'heure actuelle AOL Mail compterait 30,8 millions d'utilisateurs contre 361 millions pour Hotmail, 273 millions pour Yahoo! Mail et 193 millions pour Gmail.

Interrogé par nos soins le mois dernier, un porte -parole de l'équipe de développement expliquait : « Pendant longtemps, AOL n'a pas innové sur son service de messagerie, en conséquence avons perdu des utilisateurs. Cependant avec ce nouveau AOL Mail nous restons confiants et pensons que nous pouvons persuader les anciens internautes de revenir chez nous et même d'attirer de nouveaux utilisateurs ».

Parmi les caractéristiques principale de Phoenix, notons l'intégration des comptes externes tels que Yahoo, Hotmail ou encore Gmail. L'ergonomie a également été revue avec un champ à partir duquel il sera possible d'effectuer plusieurs types d'actions : mise à jour de son statut du différents réseaux communautaires, envoi de SMS, d'un email rapide ou d'un message sur le service de messagerie instantanée AIM. Trois types de présentations sont disponibles pour la lecture des courriers : classique (une seule ligne par message), étendue, ou avec un panneau de pré-visualisation. A l'instar de Yahoo! Mail ou Thunderbird nous retrouvons une gestion des messages et des dossiers par onglets. A droite, plusieurs modules dynamiques sont capables de repérer les informations du contact, les pièces jointes ou les lieux géographiques pour un email donné en cours de lecture.

L'équipe promet également une application hébergée relativement rapide et pour l'heure aucune publicité graphique ne semble vouloir perturber cette nouvelle interface. Rappelons par ailleurs qu'AOL Mail propose l'accès aux protocoles POP et IMAP gratuitement. Le projet Phoenix sera-t-il suffisant pour gagner de nouveaux utilisateurs ? Quoiqu'il en soit, il s'agit véritablement d'un pari pour la firme de Brad Garlinghouse qui expliquait également vouloir accélérer le rythme de développement. Voici ci-dessous une vidéo d'introduction en anglais. Pour s'inscrire à cette bêta rendez-vous ici.

Reste qu'AOL n'a pas choisi le bon jour pour dévoiler cette mise à jour. En effet, plusieurs rumeurs pointent également vers la sortie d'un webmail développé par Facebook aujourd'hui-même... une initiative qui pourrait alors faire de l'ombre aux acteurs les plus mal en point sur le secteur du courrier électronique.
La société Google souhaiterait-elle s'imposer davantage face aux mastodontes du commerce électronique tels qu'Amazon ou eBay ? C'est en tout cas la rumeur qui court en ce début de semaine après que plusieurs journalistes ont reçu une invitation à un événement presse ce mercredi dans la métropole de New York promettant une fusion de la high tech et de la mode.

Au mois d'août la plateforme e-commerce Like.com annonçait avoir été rachetée par Google en expliquant que son équipe rejoindrait celle du géant de Mountain View. En plus de proposer un catalogue d'articles de mode, Like.com dispose d'une technologie de reconnaissance visuelle permettant à l'internaute de retrouver quelques paires de chaussures en se basant sur une photo. Rappelons que Google dispose déjà d'une technologie similaire grâce à son application mobile Goggles déclinée sur Android et sur li'Phone. Le mobinaute est en mesure de photographier un produit ou son code barre associé pour générer une requête au sein de la base de Google Shopping.

L'ouverture prochaine d'une plateforme e-commerce signée Google a été révélée via un message publié sur Twitter par un attaché de presse travaillant dans le domaine de la mode. Par ailleurs, selon le blog Frockwriter, ce nouveau site Internet en question serait prochainement disponible sur Boutiques.com, un domaine pour l'heure indisponible mais précisément déposé par la société Like.com. Premièrement tourné vers les articles de mode, Boutiques.com travaillerait avec une vingtaine de spécialistes du prêt-à-porter et mettrait en avant des vêtements en s'inspirant de célébrités telles que Lady Gaga, Sarah Jessica Parker, Michelle Obama ou Victoria Beckham.

Outre-Atlantique eBay dispose également d'une boutique dédiée aux accessoires de mode, une stratégie sur laquelle eBay France annonçait vouloir parier lors de son dixième anniversaire. Aussi, Amazon travaillent avec plusieurs marques autour du monde pour la vente de vêtement sur Internet.
Après plusieurs mois de rumeurs, Facebook vient de lever le voile sur ce que serait son offensive en matière de communications en ligne : un outil baptisé Facebook Messages, qui permettra de réunir au sein d'une unique boite de réception l'ensemble des échanges que l'on a réalisés via le réseau social, qu'il s'agisse de courriers standard, de messages courts instantanés ou d'alertes émises ou reçues depuis son téléphone mobile.

Au pays de Mark Zuckerberg, où les conférences de presse se font en tee-shirt avec l'aide d'un rétroprojecteur mais sont suivies en direct par plus de 30 000 internautes, on se dit qu'on connait déjà bien ce sujet des communications en ligne. Après tout, Facebook servirait à 350 millions d'utilisateurs réguliers son outil de messagerie instantanée, et assisterait au transit de 4 milliards de courriers, pings et autres poke chaque jour. Reste donc à remettre en ordre cette foule de messages, de façon à ce que l'utilisateur puisse tous les retrouver au même endroit, en consulter l'historique ou y faire un brin de ménage.

C'est donc à ce niveau qu'intervient Facebook Messages. Mais attention, « ça n'est pas un concurrent à Gmail », répète à l'envi Zuckerberg, sans doute un brin agacé de voir que les médias ont à l'unisson décrété que la stratégie qu'il allait dévoiler était pensée comme un pied de nez adressé à Google.

Facebook Messages se veut donc une boite de réception universelle, dans laquelle on pourra bien sûr recevoir des courriers - pour peu que l'on ait choisi d'activer son adresse en "@facebook.com". On y retrouvera également l'historique des conversations menées par le biais de l'outil Chat, et même les SMS reçus sur son mobile par le biais du réseau.

« Un système de messagerie ne doit pas être un simple email. Il faut qu'il intègre tous les moyens que vous de communiquer : l'email, mais aussi l'IM ou le téléphone », explique Zuckerberg. Selon le jeune homme, l'outil devrait également être immédiat, informel et parfaitement transparent. Pourquoi avoir à choisir entre un mail, un SMS ou un message instantané quand Facebook peut le faire pour vous ?

Afin que le système reste accessible même aux accros, le réseau propose un affichage de type "inbox" affichant les fils de conversation par contacts, tout en permettant de généraliser certaines actions par le biais de Groupes privés. La boite pourra être consultée en direct, via le Web, ou reliée à un client logiciel par le biais du protocole Jabber, ainsi que des interfaces de programmation maison (API). Dans un second temps, Facebook promet la prise en charge de l'iMAP.

Très fier de la nouvelle architecture technique déployée pour l'occasion, tournant principalement autour de scripts issus du monde open source (au passage, Facebook abandonne bien la base de données Cassandra pour Hbase), le directeur du développement de Facebook promet que la messagerie de Facebook, jusqu'ici très sommaire, rattrape cette fois son retard et, mieux, innove, notamment au niveau des options de tri.

Mark Zuckerberg confesse quant à lui, légèrement moins assuré que lorsqu'il énonce les chiffres d'utilisation du réseau, que Facebook Messages vise effectivement à étendre le social graph, cette toile que souhaite tisser le réseau entre ses membres et leurs centres d'intérêt, à l'extérieur de ses frontières actuelles. Histoire qu'un jour, même les réfractaires à Facebook y aient une place ?

En attendant, les plus curieux devront prendre leur mal en patience. Le service ne sera déployé qu'à petite échelle, avec un système d'invitations fermé, pendant les quelques mois qui précéderont sa grande ouverture.
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