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le 13/09/2010 à 10:13
OpenSolaris a un spork : OpenIndiana
OpenSolaris n'est pas mort. Ou plutôt, ses gênes ne sont pas tout à fait disparus, puisqu'on les retrouvera dans le projet OpenIndiana, un de ses sporks (presque comme un fork, mais hybride). Le projet devrait être annoncé demain à Londres, et se basera essentiellement sur le système d'exploitation d'Oracle. L'annonce doit être accompagnée d'une première distribution des versions bureau et serveur du nouvel OS.

OpenIndiana arrive une semaine avant la grande conférence OpenWorld d'Oracle à San Francisco, où la nouvelle stratégie d'Oracle vis-à-vis de Solaris devrait être dévoilée. OpenIndiana, lui, est basé sur les cendres d'OpenSolaris, récemment abandonné par l'éditeur, et sur Illumos, le kernel (et la fondation du même nom) issu de l'ancien système d'exploitation open-source d'Oracle.

« OpenIndiana fait partie de la fondation Illumos, et apporte une réelle communauté open-source alternative à Solaris 11 et Solaris 11 Express, avec un modèle de développement ouvert et une participation totale de la communauté, » expliquent les organisateur du projet sur un site web dédié. Considérant le projet comme ambitieux, ils le placent dans la continuité d'OpenSolaris.

Au départ, Illumos s'est créé comme un endroit où développeurs et utilisateurs pouvaient continuer à travailler sur le code d'OpenSolaris après qu'Oracle ait décidé qu'il ne participerait plus au développement avec la communauté. Illumos insiste pour dire qu'il ne s'agit pas d'un fork d'OpenSolaris, car les développeurs enverront les développements réalisés aux techniciens d'Oracle Solaris pour leur prise en compte. Un spork, comme ils disent, soit littéralement une cuillère avec trois dents de fourchette.
Afin de montrer que la loi Hadopi reposait sur des bases juridiques instables, 3 blogueurs ont décidé de mettre le gouvernement devant ses responsabilités. En dévoilant des failles sur des sites gouvernementaux, Paul Da Silva, Paul Rascagneres (RootBSD) et Olivier Laurelli (Bluetouff) veulent montrer que les services du gouvernement sont en flagrant délit de « négligence caractérisée ».

Pour rappel, la loi Hadopi ne condamne pas le fait d'avoir téléchargé illégalement une oeuvre mais invoque le « défaut de sécurisation d'une ligne Internet ». Cette négligence caractérisée s'apparente alors au manque de diligence requise, de mesures prises pour bien sécuriser ses accès. Les trois blogueurs ont donc mis en application ce principe.

Ils ont mis le doigt sur un problème aussi vieux que la sécurité informatique. Le fait est qu'une société ou un organisme public n'a aucune obligation de dévoiler ou de rendre compte de ses failles de sécurité. Si un internaute découvre une vulnérabilité, il peut alors en informer la société et doit alors attendre une éventuelle réparation avant de la communiquer. A défaut, il peut être accusé d'intrusion.

Résultat de ce mode de fonctionnement, 36 sites gouvernementaux sont épinglés. Parmi eux, certains portails sont relatifs au minis­tère des finances, au secré­ta­riat d'Etat à la pros­pec­tive et au numé­rique, au minis­tère de l'agriculture, ou bien encore à celui du pre­mier ministre. Bluetouff explique sur son blog qu'il a relevé une vingtaine de failles XSS (autorisant le Cross site scripting), deux failles LFI (Local File inclusion). De même, « des dizaines de documents accessibles au publics et qui ne devraient pas l'être (certains marqués confidentiel), des authentifications défaillante (ou inexistantes) d'accès à des intranets, un grand nombre de fichiers robots.txt, des accès aux zones d'administration, phpmyadmin, des CMS non-mis à jour depuis plusieurs années, des logs d'envois de mails, de newsletter, de connexion FTP » ont été découverts.

A la loupe, une quarantaine de sites officiels s'avèrent être insuffisamment protégés. Pourtant, l'opération menée par les 3 blogueurs n'a duré, selon eux, que 24 heures et visait à montrer qu'en l'état actuel des choses, la négligence caractérisée est difficilement applicable. Leur action a donc le mérite de pointer du doigt certains pans de la sécurité informatique que le pouvoir politique a mis de côté.

La loi Détraigne-Escoffier pourrait palier ce manque. Bien que taclée par une partie de la majorité présidentielle, certains de ses articles prévoient d'obliger, ou au moins encourager, les professionnels à notifier leurs failles de sécurité. Le texte doit encore passer devant le Sénat.
Suite à la décision de la France d'augmenter la TVA sur les abonnements Internet de type Triple-Play, les acteurs de la Culture numérique commencent à s'inquiéter des conséquences de la mesure sur le développement de l'offre légale.

Dans la même veine que le Snep, la Sacem regrette l'intention du gouvernement d'appliquer le taux de TVA à 19,6 % sur la totalité du prix de l'abonnement au Triple-Play. Selon la société : « les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique s'inquiètent des conséquences potentiellement dommageables d'une telle mesure. Il est également impératif de préserver la juste rémunération qu'ils sont en droit d'attendre en contrepartie de l'exploitation ou de la distribution de leurs oeuvres ».

Dans un communiqué, la Sacem estime que les consommateurs pourront choisir la voie du téléchargement illégal à cause de cette hausse des prix. Bernard Miyet, Président du directoire précise : « Alors que la lutte contre la piraterie est balbutiante et incertaine, ce secteur économique qui cherche encore ses marques risque d'être regrettablement fragilisé, et avec lui les rémunérations des créateurs ».

Par ailleurs, de nombreux sites rapportent que la France n'avait aucune obligation d'augmenter la TVA sur les abonnements. L'Europe avait seulement « mis en demeure » la France de le faire, sans pour autant lui en intimer l'ordre. Pour autant, le problème reste le même, Internet et la téléphonie doivent être taxés à 19,6 %, la TV, peut rester à 5,5 %.

La Commission européenne estime donc que le taux réduit ne devrait pas être appliqué systématiquement sur la moitié de la facture, et ce d'autant que certains clients n'utilisent pas l'offre de télévision et qu'elle ne constitue pas l'offre principale. La France aurait donc été un « trop bon » élève...
Google va racheter une nouvelle startup, baptisée QuikSee. Originaire d'Israël, cette entreprise est spécialisée dans une solution logicielle pour permettre aux utilisateurs de transformer une vidéo en visite virtuelle interactive.

Selon le journal financier TheMarker, le groupe Google investirait 10 millions de dollars dans QuikSee, pour acquérir sa technologie. Cette dernière est vue par Google comme le chaînon manquant de Google Street View, utilisé à la fois par Google Maps et Google Earth.

Plus tôt cette année, Google avait déjà racheté une startup israëlienne. C'était en avril, et LabPixies, un spécialiste des widgets, avait été acquis pour 25 millions de dollars.
Un motard du Pas-de-Calais adepte de l'essorage de poignée a été arrêté début septembre par la gendarmerie après avoir publié sur YouTube des vidéos relatant ses « exploits » routiers, parmi lesquels un passage à plus de 260 Km/h devant un radar routier. Photographié de face, il aurait échappé aux poursuites si la gendarmerie n'avait pas réussi à retrouver sa trace à partir de ces vidéos. Une mésaventure qui rappelle celle d'un autre chauffard, Loïc et sa fameuse trottinette, arrêté début 2008 pour des faits similaires.

Âgé de 32 ans et sans profession, le motard comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer le 18 novembre prochain, indique l'AFP, et devra répondre des chefs d'inculpation suivants : « mise en danger délibérée de la vie d'autrui » et « excès de vitesse supérieur à 50 km/h » pour ses délits routiers, ainsi que « provocation non suivie d'effet au crime ou délit par image ou moyen de communication » pour avoir diffusé sur Internet des vidéos les relatant. Peine maximale encourue : cinq ans de prison et 45 000 euros d'amende, ainsi que la confiscation du matériel utilisé pour les vidéos. Un sujet de France 3 Nord Pas-de-Calais résume les faits.
La semaine dernière Google a levé le voile sur une mise à jour de son moteur de recherche. La technologie Google Instant, permettant de générer automatiquement des résultats au fur et à mesure de la saisie d'une requête, semble d'ailleurs avoir inspiré d'autres initiatives.

L'étudiant Feross Aboukhadijeh a ainsi concocté une version similaire pour la plateforme de vidéos en ligne YouTube. Baptisé YouTube Instant et disponible sur YTinstant.com, le service analyse les mots-clés entrés, commence la lecture d'une vidéo et liste au-dessous cinq autres clips associés. YTInstant fut codé en quelques heures seulement avec l'interface de programmation de YouTube et en exploitant les suggestions du moteur de recherche. Largement médiatisé ce weekend, le service a rencontré quelques problèmes de serveur mais déjà Feross Aboukhadijeh annonce une mise à jour du matériel. D'ailleurs, il a déjà reçu une proposition d'emploi de la part de Chad Hurley, PDG de YouTube !

De son côté l'étudiant Michael Hart a développé une version instantanée de Google Maps. Le marqueur rouge se déplace d'un endroit à l'autre pendant la saisie d'un lieu géographique. Le service est développé à l'aide JQuery et des API mises à disposition par Google. Il est également possible d'entrer une requête de type marseilles to paris pour obtenir un aperçu du trajet. Par la suite le développeur devrait retourner les informations de l'itinéraire. Michael Hart ne s'en cache pas, il recherche du travail !
Facebook ne tentera pas d'introduction en bourse (IPO) « dans un temps proche », a déclaré Mark Zuckerberg, son PDG, par le biais du nouveau système Facebook Answers. La raison est simple : Facebook veut prendre « de gros risques », avec de nouveaux produits qui pourraient être sous haute surveillance si l'entreprise était côtée sur les marchés publics.

« Etre privé est mieux, » estime Zuckerberg. Un autre avantage à maintenir le statu-quo : l'entreprise est actuellement en phase pré-IPO, ce qui fait d'elle un endroit très attractifs pour les embauches potentielles. Facebook a récemment employé des anciens de Google, leur faisant notamment miroiter la possibilité de devenir riches une fois que Facebook serait introduit en Bourse.

Pour Mark Zuckerberg en tous cas, la détention par capitaux privés n'a que du bon. « Par exemple, des produits comme le fil d'actualités, Platform, Connect ou d'autres étaient tous très controversés à leur lancement, mais ont tous prouvé qu'ils étaient des services à forte plus-value depuis. Gérer une entreprise en lançant des services controversés est déjà délicat, mais je peux seulement imaginer à quel point ce serait difficile si nous avions une cote publique à prendre en compte en plus. Il y a encore beaucoup de nouvelles choses à construire, et je préfère me concentrer dessus que sur une introduction en Bourse pour l'instant. »
Le site SOS-hadopi.fr sera bien lancé le 15 septembre prochain. Comme nous l'avions déjà évoqué, trois hommes sont à l'origine de ce site de conseils et d'aide aux internautes. Certains des créateurs, « échaudés » par la loi souhaitent ainsi mettre le doigt sur les incohérences de l'Hadopi.

Le site doit donc s'articuler en deux parties. L'une gratuite promet de mettre à disposition des lettres type, mais proposera aussi une newsletter d'informations. L'autre payante se présente comme une aide juridique si un internaute risque de passer devant le juge.

Pour rappel, après réception du premier e-mail d'avertissement et avant de décider de passer devant le juge, la Commission de protection des droits (CPD) de l'Hadopi peut entendre l'internaute concerné. Ce dernier a même le doit d'être accompagné d'un conseiller juridique. C'est sur ce point d'étape que le site SOS-hadopi intervient.

L'internaute aura donc le choix parmi une liste d'avocats d'être représenté et ainsi défendu. Les avocats mettront alors l'Hadopi devant son propre raisonnement à savoir l'inexistence d'un logiciel de sécurisation alors que « le texte du Pr. Michel Riguidel parle clairement d'incitation forte à installer le logiciel » explique Valéry Dury, un des avocats qui participe à l'aventure.

SOS-hadopi.fr propose donc un tarif pour le public, un autre pour les professionnels. Jérôme Bourreau-Guggenheim, l'un des créateurs du site explique : « Pour 18 euros par an, l'internaute dispose d'un accès à un réseau d'avocats qui aideront l'internaute à préparer sa défense. Quelle base, quel usage, a-t-il conscience de commettre une infraction. L'avocat répondra à toutes ces questions en guise de préparation devant la CPD. »

Concernant, les professionnels, le site s'adresse aux entreprises de moins de 50 employés. Un forfait à 165 euros TTC est proposé pour 50 utilisateurs. Sinon, un professionnel pourra s'acquitter de 15 euros pour un an. « C'est un service que nous rendons, il y a la prise en charge des avocats, la bonne tenue du site et quelques employés qu'il faut rémunérer » témoigne Renaud Veeckman, également créateur du portail.

Sos-hadopi a donc besoin de 50 000 abonnés pour être rentable. Un « bon » chiffre puisque l'Hadopi expliquait envoyer autant d'e-mails d'avertissement par jour...
C'est ce lundi 13 septembre que doit commencer le procès d'eMule Paradise. Le site de P2P est dans le collimateur de la justice depuis mars dernier. Son créateur, Vincent Valade, est accusé d'avoir mis à disposition des œuvres protégées par le droit d'auteur.

Ce procès d'Emule Paradise devait se tenir il y a plusieurs mois mais l'avocat de Vincent Valade avait obtenu un report. Son avocat évoquait alors le manque de temps pour préparer la défense. Le tribunal correctionnel de Paris avait donc repoussé les débats. Cette fois, le créateur et gestionnaire du site comparaît jusqu'à mercredi dans la 31ème chambre.

Il est accusé d'avoir permis le téléchargement de plus de 7 000 films entre 2005 et 2006. De même, à en croire les enquêteurs, 416 000 euros ont été engrangés, via à la publicité, par le responsable. Il disposait alors de deux comptes bancaires retrouvés à Chypre et au Belize. Il aurait ensuite tenté d'acquérir la nationalité luxembourgeoise en rachetant une régie publicitaire « Net Avenir ».

Pour autant, les juges devront déterminer la responsabilité de chacun puisque les Majors (Universal, Galatée Films, Pathé Renn et même l'humoriste Jean-Yves Lafesse) estiment qu'eMule permettait de télécharger facilement. Toutefois, le site n'hébergeait aucun fichier illégal... La justice devra donc trancher.

Mise à jour : Finalement, le procès est encore repoussé au 1er et 2 février 2011. Selon l'AFP, un conseil de Vincent Valade (23 ans) a demandé le renvoi de l'affaire pour cause d'empêchement personnel. Il pourrait s'agir de circonstances médicales.
Starzik annonce aujourd'hui le lancement de "ventes privées" sur de la musique. Le site de téléchargement indépendant invente ainsi un concept original, pour ne pas dire antinomique, qui consiste à appliquer le principe de la vente privée à des produits dématérialisés.

Le principe d'une vente privée est effectivement de vendre à prix réduit et à un cercle fermé de membres une quantité limitée de produits physiques, qui plus est le plus souvent pour écouler le stock d'une précédente collection.

Les ventes promotionnelles de Starzik n'ont donc de "ventes privées" que le nom puisqu'elles font tout l'inverse, l'inscription étant ouverte à tous, faisant fi du traditionnel système de parrainage, tandis que la musique en promotion est de dernière fraicheur. Elle est en revanche en quantité limitée, artificiellement donc, à 200 exemplaires.

Starzik promet une vente en moyenne trois fois par mois sur des albums qui seront vendus 4 euros au lieu de 10, soit une réduction de 60 %. L'histoire ne dit en revanche toujours pas combien touche l'artiste sur une telle vente.
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