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le 24/09/2010 à 13:32
Les FAI deviennent Hadopi ready
Le processus de l'Hadopi continue de se mettre en branle. Deux opérateurs, Free et Alice ont mis en ligne des pages expliquant le fonctionnement de l'autorité et les risques qu'encourent les internautes qui téléchargent illégalement des contenus. Les FAI expliquent notamment comment se protéger afin de répondre à l'obligation de sécurisation de sa ligne Internet.Par exemple, sur sa page d'assistance, Free donne quelques conseils afin de sécuriser son réseau Wifi, installer un pare-feu, un anti-virus voire comment mettre à jour son système d'exploitation.

Même son de cloche chez Alice. Le site transmet le numéro d'appel de l'Hadopi (09 69 32 90 90) qui pourra répondre à des questions portant sur des sujets techniques, juridiques ou encore sur la labellisation de logiciels de sécurisation (qui n'existent pas encore).

Ces tentatives d'explications du dispositif de la loi montrent que les premiers e-mails de l'Hadopi devraient bientôt être envoyés. Le processus est désormais enclenché puisque l'Hadopi a bien confirmé que les premières demandes d'identification d'internautes avaient été envoyées. Même si des points restent encore à être expliqués, la haute autorité ne communique pas encore sur le nombre d'e-mails envoyés.

De même, la question de la rémunération des FAI pour identifier les internautes n'a pas été totalement réglée. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand a estimé que tous les opérateurs étaient au clair sur cette question. Contactés, certains FAI paraissaient étonnés de ce consensus.
Revenu sur les devants de la scène en début de semaine suite aux annonces de Yahoo !, La société Zynga fait encore parler d'elle en dévoilant l'évolution rapide de ses datacenters lors de l'Oracle OpenWorld 2010.

La firme spécialisée dans le social gaming, un genre en évolution permanente sur le Net, n'a en effet dévoilé que la progression constante de son audience l'obligeait à intégrer jusqu'à 1 000 serveurs supplémentaires à ses infrastructures. "Il y a des millions de personnes qui cliquent sur leur souris aussi vite qu'elles le peuvent, et il y a 3 milliards de connexions entre nos utilisateurs" a commenté Cadir Lee, directeur technique chez Zynga.

La hausse du nombre de serveurs tient parfois à une simple opération promotionnelle de la part de l'éditeur : ainsi, lors d'une simple opération de plantation bonus sur Farmville, l'entreprise avait du faire face à une énorme augmentation du trafic suite à la plantation virtuelle de 700 millions de fraises.

Aujourd'hui, Zynga délivre quotidiennement 1 pétaoctet de données, soit 1 000 000 000 000 000 d'octets, un chiffre en constante augmentation qui témoigne, s'il le fallait encore, de l'immense succès du social gaming.
Hub'Sales une entreprise française, a lancé au cours du salon e-commerce 2010 de Paris son nouveau logiciel, Hub'Scan, qui permet d'automatiser les processus d'optimisation des solutions web analytics des sites d'e-commerce. Hub'Scan sera disponible le 4 octobre, et se veut la première d'une série de cinq applications de web analytics en SaaS (Software-as-a-Service), qui sortiront au cours des 12 prochains mois.

Hub'Scan parcourt en temps réel et contrôle la totalité d'un site pour s'assurer de son intégrité. Un processus de recettage souvent réalisé de façon statistique pour l'instant, et qu'Hub Sales se propose de réaliser sur 100% des pages. Lancé hier par Hub'Sales par Eric Dumain, président et fondateur de l'entreprise, Hub'Scan est compatible avec les outils de web analytics type Google Analytics, Adobe Omniture Site Catalyst et AT Internet. Son interopérabilité devrait être étendue à Webtrends, CoreMetrics et NetStat prochainement.

« Le recettage est exhaustif, » explique Eric Dumain. « Au lieu de prendre 20 ou 30 jours-homme, il ne nécessite que quelques minutes à 48h - et ce serait pour des sites de 50 000 pages. Cela va être très utile aux entreprises du monde e-commerce. Entre les refontes de site, en moyenne tous les trois ans, les mini-sites événementiels, les évolutions de catalogue ou les changements d'ergonomie, les sites d'e-commerce font beaucoup de recettages. C'est une perte de temps énorme. »

Une estimation qui justifierait un modèle SaaS, qui permet aussi d'introduire de nouvelles fonctionnalités sans passer par de nouvelles versions logicielles. Sur le marché français, Hub'Scan sera licencié en fixe, pas à la performance. De 9 500 euros par an pour une solution pro, qui peut être étendue par rechargement, on passe à une licence entreprise à 35 000 euros par an pour les entreprises qui ont plusieurs sites critiques. La licence globale, dédiée aux grands groupes détenant plusieurs marques et des milliers de pages sur de nombreux sites, on passe à un modèle à la carte, mais Eric Dumain estime le prix plancher à 300 000 euros.

Hub'Sales envisage par ailleurs une sortie du marché français, avec une internationalisation en 2011. Des bureaux sont prévus à Londres en mars, et à New York en juin prochain. « Les anglo-saxons adhèrent à la rémunération à la performance, il est donc probable qu'on utilise un modèle de rémunération de notre suite différent selon les pays, » explique Eric Dumain. Assez critique avec les banques françaises, le président envisage une levée de fonds aux Etats-Unis pour réussir sa sortie.
La société AOL, qui tente pourtant de se dégraisser en fermant ou en revendant certaines de ses acquisitions antérieures, ne compte pas pour autant stopper les investissements. En effet, le PDG du portail américain, Tim Armstrong a déclaré que la limite des 100 millions de dollars alloués pour le rachat de sociétés tierces n'était plus d'actualité. La firme semble donc prête à investir davantage pour peaufiner sa stratégie autour des médias du web.

Lors d'une conférence donnée au Communicopia, M.Armstrong a annoncé vouloir devenir la référence en matière de contenu web et ce, au même titre que Google pour la recherche ou Amazon pour le commerce électronique. A l'instar de Yahoo! AOL possède un système permettant de suivre les sujets chauds de l'actualité ainsi qu'une base de bloggueurs afin de produire du contenu en masse. Cette stratégie devrait s'avérer particulièrement juteuse pour les annonceurs du portail.

Le PDG d'AOL n'a pas souhaité entrer dans les détails concernant sa stratégie autour de la vidéo en ligne. Il s'est contenté de rappeler que les accords avec Google dans le domaine de la recherche sur Internet permettront également à AOL de publier son contenu vidéo sur YouTube. Le portail Internet devrait continuer à développer davantage de contenu multimédia à l'image du site Cambio.com
L'e-commerce se met aux réseaux sociaux. C'est l'une des grandes tendances du salon e-commerce 2010, qui se tient jusqu'à aujourd'hui à la Porte de Versailles de Paris. Beaucoup d'interactions avec Facebook, quelques pistes sur Twitter, et les blogs, désormais intégrés dans les stratégies marketing des entreprises.

Pour Jean-Charles Mairesse, consultant pour les ventes sur l'Europe chez l'éditeur de solutions d'analytics Webtrends, tout est question de mesure. « Aux marques de voir s'il est rentable d'investir dans une application mobile, selon qu'elle ramène 500 000 visiteurs par mois vers la marque, ou qu'elle ne rapporte que 5 000 visiteurs en un an. Parfois, il vaut mieux se concentrer sur les réseaux sociaux. Facebook, Twitter, mais aussi Youtube ou les blogs. »

Jean-Charles Mairesse parle d'une nouvelle convergence dans l'analytics, entre les informations qui viennent des sites marketing, des informations mobiles et des sites sociaux. « Il y a de plus en plus de gens qui utilisent Facebook comme un moteur de recherche. Ils y tapent le nom d'un produit, d'une marque, trouvent la page Fans, et ensuite vont passer ou non sur le site de la marque. Il faut pouvoir mesurer tout ça. »

Même constat pour Assia Karkoubi, consultante pour CoreMetrics (récemment rachetée par IBM). « Lors de la Coupe du Monde de football, Adidas, qui était partenaire officiel, n'a pas donné son site web comme référence, mais l'adresse de la page Fans sur Facebook. C'est l'une des très bonnes pratiques de ces six derniers mois. » Si Facebook ne génère pas un trafic direct, il a l'intérêt d'être viral par essence. « Les contacts des gens qui visitent une page Fan, voire l'aiment, savent qu'ils ont aimé une marque, une page, etc. Aujourd'hui, il y a plus de 2 millions de gens qui aiment Adidas sur Facebook. »

Stratégie gagnante, donc, d'autant qu'Assia Karkoubi souligne la réplique de Nike. Des vidéos ont même été diffusées sur Youtube pour illustrer la guerre des deux marques sur les réseaux sociaux. Mais attention, selon la consultante, il ne faut pas considérer les réseaux sociaux comme à part. « Ils font partie du marketing mix global. » CoreMetrics s'est mis à l'analyse des canaux qui ramènent du trafic, et à ceux qui ont permis une conversion.

Une prise en compte des réseaux sociaux qui permet également de faire baisser le coût de l'acquisition de trafic, selon Patrick Chancelier, responsable commercial d'Omniture (racheté par Adobe). Au sein de l'Adobe Online Marketing Suite aussi, les nouveaux canaux de trafic et de conversion comme les réseaux sociaux ont été intégrés. « Nous utilisons des passerelles vers les APIs de Facebook, et des autres. Il est de toute façon important aujourd'hui d'avoir une solution ouverte pour s'adapter aux réseaux sociaux. »
C'est un peu le grand truc de l'année. « Tout le monde ne parle un peu que de ça, » confirme un exposant. Le multitouch - qui n'a absolument rien à voir avec la capacité d'un utilisateur de smartphone à zoomer en faisant faire le grand écart à deux de ses doigts - est désormais intégré dans les suites de web analytics. Pas le choix, tant le dernier clic a perdu de son sens.

« Tout le problème du web analytics, c'est de comprendre pourquoi les internautes ne font pas ce qu'on attend d'eux, » explique Rémi Aubert, de l'éditeur Liwio. « On réfléchit de plus en plus au multitouch, à ce tunnel de conversion, qui ne dépend plus du dernier clic. » Dans la solution de Liwio, comme dans beaucoup d'autres présentées sur le salon, on retrouve donc une segmentation des sources de trafic par média : réseau social, mobile, campagnes marketing. « Et on intègre désormais la pondération des derniers canaux qui permettent de ramener du trafic. »

« Désormais, on peut intégrer toutes les sources de trafic successives. » C'est le « successives » qui prend toute son importance. Jean-Charles Mairesse, consultant pour Webtrends, confirme la prise de position dominante de ce « funnel de conversion. L'entonnoir qui faisait le chemin traditionnel d'un internaute jusqu'à l'acte d'achat est remplacé par une bouteille d'Orangina. On peut avoir cinquante sources pour l'étape une, qui redirigent vers des sources moins nombreuses à l'étape deux, tandis qu'à la troisième étape, de nouvelles sources apparaissent. »

Chez Omniture aussi (récemment racheté par Adobe), « on veut agréger toutes les sources possibles, sur tous les supports. » Patrick Chancelier, responsable commercial, explique qu'il y a dix ans, « on avait peut-être quatre canaux, » dont le web, qui faisait ses débuts. « Aujourd'hui, il y a plus d'une trentaine de canaux sur de multiples supports, entre les comparateurs, les réseaux sociaux, les sites, les blogs, que ce soit sur le web classique ou sur mobile. » Alors les solutions de pilotage uniques se multiplient. Chacun a la sienne, d'Omniture à Liwio, de Webtrends à CoreMetrics.

En soi, le tracking n'est pas forcément compliqué techniquement. « Il faut juste s'adapter au support. On utilise du JavaScript pour les sites web, du XML sur les sites mobiles, et on lance des passerelles vers les APIs de Facebook et des autres, » explique Patrick Chancelier. Ce qui est plus difficile, c'est de savoir comment prendre en compte la pondération des différentes sources. « Si on a 100€ de budget, on peut décider d'investir 100€ sur l'un d'eux, ou 10€ sur dix canaux. C'est aux entreprises de choisir comment réaliser cette pondération. »

Rémi Aubert confirme : « ça dépend de la volonté marketing des équipes. » Autre problème selon lui, le centre de décision pour ce compromis s'est déplacé. « Avant, avec l'analytics simple, on avait un tiers de confiance. Aujourd'hui, avec toutes les sources, tous les canaux, il n'y a plus que le marchand qui puisse avoir une vision globale de la pondération des sources de trafic. Tous les autres doivent lui faire confiance. »
Le moteur de recherche spécialisé dans le voyage, Liligo.fr, aurait bien été racheté par la société Voyages-sncf.com. Même si aucune confirmation n'a été donnée, la société nous informe qu'elle « communiquera ce jour vers midi ». Elle devrait donc valider l'information initialement dévoilée par le quotidien La Tribune.

Le montant de cette transaction est encore inconnu mais il pourrait avoisiner les 30 millions d'euros. De même, la société Liligo affirme ne communiquer sur aucun chiffre concernant ses bénéfices. Difficile donc de définir clairement le montant exact de ce rachat.

Malgré cela, ce rachat n'est pas surprenant. Interrogé par la rédaction en 2008, le Directeur de Liligo, Pierre Bonelli affirmait qu'il : « est logique qu'il y ait pas mal de fusions/acquisitions dans le secteur du voyage en ligne, ce secteur représentant 40 % du E-commerce mondial. Pour ce qui concerne Liligo, nous concentrons actuellement nos efforts sur le développement ».

Enfin, la société fondée en 2005 avait réalisé deux levées de fonds, notamment en 2008 avec 3 millions d'euros. En concurrence directe avec des acteurs comme EasyVoyage.com, ou VoyagerMoinsCher.com, Liligo sera ainsi rattachée à Voyages-sncf afin de se tailler la part du lion dans le secteur de l'E-Tourisme.

Mise à jour : SNCF Voyages confirme avoir effectué une prise de « participation majoritaire sur Liligo ». Dans un communiqué, Pierre Alzon, Directeur général adjoint de Voyages-sncf.com explique que « Nous croyons très fortement à l'explosion du modèle de la comparaison d'offres dans le domaine du voyage, et SNCF Voyages se devait d'être présent sur ce marché. Notre choix s'est tout naturellement porté sur liligo.com ».
Il faut avouer qu'on avait de quoi être un peu sceptique quant aux innovations présentées par Jean-Paul Lieux, le directeur associé de Dolist.net, sur le marketing par email. Dans les allées du salon e-commerce de Paris, qui se termine ce soir, les stands parlent tous d'analytics avancés, de mobile, d'iPhone et d'Android. Et Dolist.net met en avant ses deux solutions d'emailing.

Ringard, l'email ? Jean-Paul Lieux balaie ce préjugé assez vite. Avec deux solutions, dont une lancée ce mois-ci, Dolist.net emprunte au modèle SaaS (Software-as-a-Service). « Si on parle de campagnes d'emailing larges, sans savoir à qui on parle, si les messages seront lus, c'est vrai qu'on est dans une pratique un peu dépassée. Mais nous mettons en avant la relation transactionnelle du mail, qui reste un moyen à privilégier pour la propulsion d'informations générales, les informations éditoriales ou la gestion de transaction. »

Et c'est vrai que pour les suites à donner à un achat, sur un site d'e-commerce par exemple, on n'a rien inventé de mieux que le mail en dix ans. « L'envoi de masse s'essouffle, » confirme Jean-Paul Lieux, « mais quand l'email est légitime, le taux d'ouverture pour rebondir sur une stratégie marketing est énorme. »

Le problème, ce serait donc surtout l'éducation des services marketing. « Si on envoie un email par un SMTP classique, on n'a aucun retour. On ne sait pas s'il a été lu, si le message est passé. Plus de 80% des acteurs n'ont aucun contrôle. Nous nous sommes rendus compte qu'un professionnel du marketing sur deux ne vérifiait même pas si l'email avait une présentation adaptée sur les différents appareils, ou s'il passerait les filtres anti-spam. Si votre message fait un centimètre de large sur trente de haut, c'est sûr qu'il ne sera jamais lu. »

A côté de sa solution Dolist V8, dédiée à l'emailing professionnel, Dolist.net a donc ajouté un nouveau logiciel en SaaS, Dolist EMT. Ce dernier permet l'envoi d'emails à l'unité, dans le cadre d'une transaction, comme pour les confirmations de commande. « Notre premier client, en début d'année, a vu une réduction d'appels à son call center baisser de 30% après la mise en place de notre solution. C'est beaucoup d'argent économisé, qui peut être investi dans des choses plus intéressantes. »

Deux grands types d'utilisation sont donc mis en avant par Jean-Paul Lieux. Le transactionnel, qui permet essentiellement de gérer le cycle de la commande, et le trigger. Ce dernier sert à réagir à des évènements. « Le mobile est une tendance forte dans l'email marketing, » explique le directeur associé de Dolist.net. « Mais il y a des contraintes techniques, et des applications nouvelles. Nous intégrons donc une prévisualisation sur tous les smartphones et l'iPad. »

Autres nouveautés mises en avant par Dolist.net, le speedtesting, qui permettra de voir ce qui marchera mieux sur un échantillon de base, afin d'optimiser les campagnes de vente autour d'un objet. Les solutions de l'entreprise bordelaise se couplent aussi désormais avec les outils de web analytics, affichent des modules d'enquête et de sondage, et donnent des indicateurs sur la qualité d'une campagne.

On s'en doutait tout de même un peu, l'email marketing n'est donc pas mort. C'est même le deuxième budget des e-marchands, selon Jean-Paul Lieux. « C'est vrai qu'il est en baisse sur les cibles jeunes, au niveau interpersonnel. Mais regardez le nombre d'emails que génèrent les réseaux sociaux ! »
Un an jour pour jour après son introduction auprès des testeurs, Chrome Frame est désormais disponible en version stable. Pour rappel, Chrome Frame est un plugin pour les navigateurs Internet Explorer 6, 7 et 8 à destination des utilisateurs de WIndows XP SP2, Vista et 7. Une fois installé, Chrome Frame remplace le moteur de rendu d'Internet Explorer (Trident) par Webkit en y ajoutant le moteur d'exécution JavaScript V8 utilisé par Chrome.

Avec ce plugin IE 6, 7 et 8 s'ouvriront aux possibilités offertes par le HTML5 avec par exemple la prise en charge de la balise qui permet de représenter sur une page web des éléments 3D à partir d'images vectorielles (SVG) sans passer par Flash. Le développeur web devra pour sa part rajouter une ligne de code dans l'en-tête de son code HTML pour assurer la bonne prise en charge de Chrome Frame. Il pourra également placer un petit script afin de proposer le plugin au téléchargement pour les utilisateurs d'Internet Explorer ne l'ayant pas déjà installé.

Dans un billet publié sur le blog de Chromium les ingénieurs Thomas Gunnarsson et Robert Shield expliquent que plusieurs grands sites Internet ont déjà joué le jeu. C'est la cas de DeviantArt ou de Github. Plusieurs sites de Google ont également été optimisés comme YouTube, Google Docs et Orkut. A l'avenir, Gmail et Google Agenda suivront cet exemple. Par la suite le développement de Chrome Frame devrait être calé sur celui de Google Chrome afin de bénéficier des travaux d'optimisation portés sur le navigateur. L'équipe explique vouloir accélérer davantage le temps de démarrage mais surtout passer outre les droits d'administration de Windows pour faciliter l'installation.

La sortie de Chrome Frame n'est pas passée inaperçue. Quelques heures après son introduction Microsoft avait jugé ce plugin dangereux. Au cours d'un entretien recueilli par Ars Technica, un porte-parole de la société rapportait : "avec Internet Explorer 8, nous avons fourni de colossaux travaux pour rendre le navigateur plus sécurisé pour nos utilisateurs". Il ajoutait : "étant donné les problèmes de sécurité que posent les plugins en général, et plus particulièrement avec Google Chrome, l'installation de Google Chrome Frame en tant que plugin redouble les menaces provenant de malware et scripts malicieux. Ce n'est pas un risque que nous recommanderions de prendre".

Chez Mozilla, les développeurs ne semblaient pas plus emballés. Mike Shaver, vice-président chargé de l'ingénierie, expliquait sur son blog que l'installation de Chrome Frame au sein d'IE perturbait le bon fonctionnement de certaines options du navigateur ou les rendait moins efficaces. Il soulignait notamment « parmi elles nous retrouvons le mode de navigation privée ainsi que d'autres outils de sécurité, ou des fonctionnalités comme les accélérateurs, les add-ons et même la prise en charge de l'accessibilité ».

Si vous êtes développeur web et souhaitez rendre vos sites Internet compatibles, retrouvez une documentation ici.
Benoît Corbin est président de la Mobile Marketing Association en France. Cette association, qui regroupe 750 acteurs, dont 70 en France, comptait une quinzaine de représentants sur le salon e-commerce 2010 de Paris. C'est la seule association exclusivement dédiée à l'usage du mobile à des fins marketing. Elle tente de répondre aux questions de déontologie, de format de bannières, et de pédagogie sur le marketing mobile. Benoît Corbin était présent sur le salon e-commerce, et a brossé pour nous un état des lieux du marketing mobile en 2010.

Bonjour Benoît Corbin. Quand on évoque le marketing mobile comme tendance forte, à quels marchés se réfère-t-on ?

On parle en fait de trois marchés différents, avec des tailles très variées. La tendance mise en avant par beaucoup d'éditeurs de solution, qui parfois ajoutent une simple photographie d'iPhone sur leur stand, est celle des applications mobiles. Il y a une véritable explosion depuis juillet 2008, date de sortie de l'iPhone. Même si rien n'a vraiment été inventé il y a deux ans - les téléphones sur Windows Mobile proposaient déjà les types d'applications qu'on retrouve aujourd'hui sur les smartphones - on peut parler d'une diffusion élargie et d'une démocratisation. Les chiffres sont là : une nouvelle application toutes les quinze secondes dans l'AppStore. De plus en plus de marques ont une ou plusieurs applications, et la tendance est incontournable dans les médias, où la consultation atteint les 20 à 25% minimum.

Ensuite, il y a l'Internet mobile. Ce marché connait une croissance de 20% par an depuis cinq ans. L'iPhone, puis les smartphones Android, et bientôt Windows 7 Mobile, ont permis cette application. Mais le marché le plus important, et dont on parle paradoxalement le moins, c'est celui des SMS. C'est le premier marché, et il génère un retour sur investissement très important.

Vous confirmez donc une croissance forte ?

Oui. Des chiffres, certes peu fiables, mais qui donnent une idée des tendances, indiquent que le commerce mobile compte pour 1% de l'e-commerce aux Etats-Unis. Lors de la conférence à laquelle j'ai participé sur le salon, l'un des participants a expliqué que si l'e-commerce avait vidé les magasins, le M-commerce allait les remplir à nouveau. C'est une tendance importante, car on est plus proche des modèles de distribution des magasins avec le commerce mobile.

Avec des limites cependant... Le débat entre les applications et le web mobile est-il résolu ?

C'est le vrai débat de l'année 2010. C'est en fait très lié à la capacité des réseaux mobiles. L'une des vraies forces de l'application, c'est que ça consomme beaucoup moins de bande passante. Toute la couche de présentation est dans le téléphone, il n'y a plus qu'à récupérer les contenus par un flux. De plus, ça apporte une expérience utilisateur très différente par rapport au web classique. Essayez de diffuser un son ou une vidéo sur un site mobile... C'est un enfer.

Donc aujourd'hui l'application prend le dessus, mais on verra ce qui ressortira plus tard. Le vrai débat, ça va aussi être le LTE : le haut débit en 4G va-t-il permettre de donner une fluidité suffisante aux sites web mobiles, pour qu'ils reviennent dans la course face aux applications ? A voir, car pour l'instant, la navigation et le branding sont bien meilleurs sur une application que sur un site web mobile.

Tout ce qu'on peut dire pour l'instant, c'est que le M-commerce ne sera pas une transposition de l'e-commerce sur mobile. Il a des spécificités.

Autre grande tendance, la géolocalisation. Des perspectives intéressantes, mais comprenez-vous les craintes de flicage par exemple ?

La Mobile Marketing Association est pragmatique sur ce point. Il ne faut pas freiner complètement sur la géolocalisation. Il faut poser des règles de déontologie fortes, et nous y travaillons actuellement, mais il ne faut pas passer à côté des bénéfices qu'on pourrait en tirer. Tout d'abord, il faut savoir de quoi on parle. Du push ? C'est une méthode certes plus intrusive, qui permet d'afficher d'envoyer des informations ou des promotions sur un téléphone quand il passe près d'un magasin par exemple. Ou du display, qui est une simple adaptation des bannières de publicité à la localisation géographique de l'utilisateur ?

La frontière est certes très fine entre les deux, et c'est pourquoi nous devons poser des règles fortes. Mais une fois ces règles définies, il y a des choses extraordinaires à faire avec la géolocalisation. Nous sommes très enthousiastes sur son potentiel, contrairement à beaucoup de titres généralistes de la presse, qui nous la présentent uniquement comme Big Brother.

Si tout est verrouillé, il ne se passera plus rien. Et la France va une fois de plus passer à côté d'une technologie importante. Notre association partage l'avis de la CNIL (Commission nationale informatique et libertés, NDLR), qui estime que la publicité est le carburant de l'économie numérique. L'année prochaine marquera l'apparition de régies publicitaires dédiées à la géolocalisation. Les intermédiaires vont tenter d'organiser le marché, et c'est un sujet bien plus passionnant que l'entretien de la peur du flicage.

Quelle est la principale question que se posent les services marketing aujourd'hui ?

Faut-il faire une application ou un site web ? Deux applications ? Cinq applications ? Tout dépend de la stratégie. Il y a des applications dédiées à des marques, des applications de communication du groupe, des applications promotionnelles, des applications de services... On n'en est qu'au début, sur ces questions. Comme il y a le SEO sur le web traditionnel, on va sans doute voir se développer une sorte de Store Engine Optimization, pour savoir quelles pratiques adopter vis-à-vis des stores d'applications.

La façon de gérer chaque application par rapport aux autres : comment positionner une application purement marketing par rapport aux applications de services, par exemple, est un sujet extrêmement intéressant aussi. Tout ça va à grande vitesse, et même si ce n'est que le début, des entreprises se créent autour de ces problématiques. Les enjeux sont très importants. Il n'y a qu'à voir le rachat d'AdMob par Google, qui n'est motivé que par ces questions, pour se rendre compte de l'ampleur de l'enjeu.

Merci, Benoît Corbin.
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