News WEB

Nous apprenions hier que le portail Yahoo! et Google avaient signé un accord au Japon. Ce partenariat vise à utiliser l'infrastructure de Google ainsi que sa plateforme de publicité sur le portail local. En ce sens, l'accord est quasi-similaire à celui signé avec Microsoft en juillet 2009 dans 59 autres pays, sauf que cette fois la firme de Redmond a été laissée au second plan. D'ailleurs Microsoft n'entend pas faciliter les choses et Dave Heiner, vice-président au département des affaires légales de la société, a réagi à cette annonce.

En rappelant que le département de la justice aux Etats-Unis avait condamné la tentative de rapprochement entre Google et Yahoo!, David Heiner déclare que Google souhaite mener à bien la même stratégie de l'autre côté du Pacifique. Pour M. Heiner, il ne fait d'ailleurs aucun doute que Microsoft est dans la ligne de mire directe de Google et notamment d'après une citation de son PDG Eric Schmidt. Interrogé par les autorités américaines, ce dernier expliquait clairement que la tentative de rapprochement avec Yahoo! était un moyen de contrer Microsoft sur le marché de la recherche. Au Japon Google et Yahoo! posséderaient respectivement environ 51% et 47% du marché des liens sponsorisés ainsi que 31% et 56% sur celui de la recherche sur Internet. Dave Heiner déclare alors : « si Google est autorisé à suivre sa stratégie, ils auraient quasiment le contrôle complet sur la recherche et les liens sponsorisés au Japon ». Si la situation peut effectivement paraître anti-compétitive, M. Heiner s'empresse de la dramatiser en expliquant que « Google à lui seul pourrait décider de ce que les consommateurs japonais trouveront ou ne trouveront pas sur Internet » en ajoutant que la société amasserait une quantité d'informations relatives à l'historique de recherche et aux sites Internet les plus visités tant par les particuliers que par les entreprises ou les autorités. La main mise sur ce type de données générées par près de 90% du marché permettrait alors de peaufiner davantage le moteur de recherche.

Dave Heiner s'interroge également sur les propos de Google. En effet, la firme de Moutain View aurait déclaré avoir eu le feu vert de la commission du commerce japonaise pour cet accord "sans même avoir annoncé ce dernier et avant même que la commission n'ait le temps de contacter les annonceurs, éditeurs et concurrents sur les éventuels effets sur la compétitivité du marché ».
Après avoir racheté l'éditeur Tapulous pour le développement de nouveaux jeux sur l'iPhone, la société Walt Disney annonce l'acquisition de Playdom, spécialisé dans les jeux communautaires sur Internet. La transaction a été fixée à 763,2 millions de dollars.

Playdom a développé une quinzaine de jeux parmi lesquels nous retrouvons Mobsters, Wild Ones, Sorority ou encore World Series of Poker. Ces jeux sont accessibles sur les réseaux Facebook et MySpace. L'éditeur a également mis en place un système de revenus avec notamment l'achat de biens virtuels, tels que des vêtements qui habilleront l'avatar du joueur. Avec 42 millions de joueurs chaque mois, Playdom serait aujourd'hui le troisième éditeur de jeux le plus important sur Facebook. En comparaison, le leader Zynga enregistrerait 211 millions de joueurs chaque mois.

Un premier versement de 563.2 millions de dollars a été effectué lequel sera complété par 200 millions de dollars additionnels si le site atteint un certain seuil de croissance tenu secret. John Pleasants, PDG de Playdom deviendra alors le vice-président du groupe Disney Interactive. Notons que par le passé Disney s'était déjà porté en tant qu'investisseur au sein de Playdom.

Selon les experts du cabinet d'analyse Inside Network, les ventes de biens virtuels devraient atteindre 835 millions de dollars cette année. Dans un communiqué officiel, Robert A. Iger, président et PDG de Walt Disney, déclare ainsi : "Nous percevons un gros potentiel de croissance en rassemblant la talentueuse équipe de Playdom et nos départements créatifs, nos salariés et nos marques reconnues à travers le monde comme ABC, ESPN et Marvel ».
Depuis plusieurs semaines, les rumeurs vont bon train concernant une probable nouvelle incursion de Google dans le petit monde des réseaux sociaux. Parmi les dernières spéculations on trouve celle, relayée par le Wall Street Journal, qui laisse penser que la firme de Moutain View travaillerait sur un réseau social à destination des joueurs.

En effet, selon le journal, Google serait actuellement en pourparler avec plusieurs éditeurs de jeux orientés social gaming. Parmi les noms cités, on trouve Playdom (racheté hier par Disney), Playfish (une filiale d'Electronic Arts) ou encore Zynga, qui s'est illustré récemment en signant un contrat de 5 ans avec Facebook.

Si l'objectif des démarches effectuées par Google reste encore flou, ce qui l'est moins, c'est la volonté de l'entreprise de se démarquer de la concurrence : le PDG de la firme, Eric Schmidt, a récemment refusé de confirmer le développement d'un site de réseau social, il a néanmoins réfuté l'idée que Google tablerait actuellement sur une "copie" de Facebook. « Le monde n'a pas besoin d'une copie de quelque chose existant déjà » s'est-il contenté de déclarer.

Du côté des éditeurs de jeux, ce nouveau réseau, s'il venait effectivement à devenir une réalité, pourrait leur offrir plus de perspective, dans la mesure où ils sont actuellement principalement tributaires de Facebook et de ses 500 millions d'utilisateurs : Zynga revendique par exemple 60 millions de joueurs mensuels sur Farmville, basé sur le site de Mark Zuckerberg, qui ponctionne au passage 30% des revenus du jeu.

Interrogé par le Wall Street Journal, un porte-parole de Facebook indique que si l'entreprise de désire pas spéculer sur le projet encore tenu officiellement secret de Google, elle reste aux aguets par rapport à la concurrence et « attend avec impatience ce que les autres ont à offrir. »
le 28/07/2010 à 21:51
Hadopi, c'est parti !
Il s'agissait du dernier virage à négocier pour la loi Hadopi, plus une formalité qu'un écueil : le conseil des ministres. Ce dernier vient de présenter la loi et sa mise en route. Sur le site de l'Elysée, un rappel est donc fait des objectifs de la loi et des sanctions en cas de téléchargement illégal d'œuvres protégées.

Le communiqué montre ainsi que « La Haute autorité est désormais en état de commencer son action. Autorité publique indépendante, elle déterminera le moment opportun pour adresser par mail les premiers avertissements aux contrevenants, sur la base des saisines transmises par les ayants droit. C'est l'aboutissement d'un long travail pour la protection de la création à l'heure numérique, dont la signature des accords de l'Elysée, en novembre 2007, fut la première étape ». Symbole du fait que l'Hadopi était un vœu présidentiel…

Rien de bien nouveau donc puisque le gouvernement rappelle la logique de pédagogie de la loi. Ceux qui seront pris dans les filets d'Hadopi « échapperont » au délit pour contrefaçon (ainsi qu'à une sanction plus lourde).

Un rappel est même fait en vue d'encourager l'offre légale. Ainsi, « le Gouvernement soutient le développement prometteur de cette offre observé depuis l'année dernière, en mettant en œuvre les préconisations de la mission Création et Internet ». Pour autant, le discours reste éloigné de la réalité et des préconisations de la mission Zelnik, censée être le pendant légal de l'Hadopi.

Ce coup d'envoi signifie donc que les premières adresses IP traquées devaient rapidement arriver dans les filets de la société Trident Media Guard (TMG). Ces adresses seront ensuite reportées auprès des ayants-droit qui dresseront un procès-verbal auprès de l'Hadopi. Un pouvoir de police qui va permettre à ces sociétés privées d'avoir une idée du téléchargement français via le P2P.

Le seul moyen d'y échapper, selon Hadopi, est alors de se procurer un logiciel de sécurisation labellisé pour bénéficier d'un « critère d'appréciation positive » lors du traitement d'une infraction. Une échappatoire pas encore tout à fait au point puisque la consultation sur ces logiciels a été lancée... ce mardi.

Le premier à recevoir l'e-mail d'Hadopi serait même déjà connu, selon certaines informations du quotidien La Tribune. Le courrier de cet « élu » devrait arriver le 15 août car la Commission de protection des droits aurait déjà reçu le procès verbal.

Malgré cela, on ne sait pas encore réellement si les premiers e-mails sont déjà partis. Il est fort probable que d'ici deux semaines voire moins, certains auront une petite surprise dans leur boîte électronique. Pour sa part, Clubic est prêt à partager la « douleur » de chacun et à recevoir la lettre hadopienne du ou des malheureux.
Au mois de juin Apple avait présenté une nouvelle version de son navigateur qui passait alors en version 5.0. Parmi les nouveautés de cette mouture, les développeurs y ont intégré un système d'extensions ainsi qu'un outil permettant de créer ces add-ons directement depuis le logiciel. Apple vient de déployer une mise à jour pour activer par défaut la prise en charge de ces extensions.

En ouvrant ainsi les vannes aux développeurs souhaitant centraliser l'ensemble de leurs extensions, Apple a également mis en place une galerie localisée sur extensions.apple.com. Rappelons que ces dernières sont écrites en mélangeant quelques technologies web (HTML, CSS, JavaScript). En ce sens, le gestionnaire s'apparente à celui de Google Chrome et à JetPack conçu par Mozilla.

Pour l'heure la galerie n'est pas très bien fournie puisque l'on compte seulement... six extensions pour Bing, Twitter, le New York Times, eBay, Amazon et MLB.com. Notez cependant que ces dernières semaines plusieurs internautes ont tenté de rassembler les premières contributions des développeurs. C'est notamment le cas de ce blog sur lequel il sera possible de trouver un add-on pour Gmail, Facebook, Adstopper ou encore YouTube.

Visitez la galerie ici.
Un peu à l'image de l'Hadopi, la carte Musique-jeunes est encore repoussée. Si la loi vient d'être mise en route, la carte, censée représenter le pendant légal de l'offre de musique sur Internet, traîne encore. Après la décision de repousser à la rentrée le lancement de cette carte, il semble que tout se fera au mois d'octobre. A priori.

Issue de la mission Zelnik, la Carte musique-jeunes devait être la réponse légale au processus de sanction d'Hadopi. Sur le principe, les personnes âgées de 12 à 25 ans pourraient ainsi acheter pour 25 euros une carte permettant de télécharger pour une valeur de 50 euros.

Pour autant, la question du financement a toujours été un problème. D'un côté, le gouvernement a convenu de subventionner la mesure à hauteur de 25 millions d'euros par an sur une période de 3 ans. L'autre moitié du financement devrait être prise en compte par les FAI.

De même, rien ne bougera tant que l'Union européenne continuera de critiquer la France à propos du système des taux de TVA différenciés appliqués aux fournisseurs Internet. Bref, l'imbroglio politico-technique est loin d'être terminé tant que le trio Etat-Europe-FAI ne sera pas tombé d'accord.

Cet état de fait, à une semaine des vacances du gouvernement (le 3 aout) a donc poussé le ministère de la Culture a dire au blog Tic et Net qu'« il reste encore quelques ajustements à faire. Nous attendons le retour de la Commission européenne, mais nous sommes très sereins pour un lancement en octobre ».

Malgré ce nouveau retard, le gouvernement devra s'atteler rapidement à la mise en place de la carte puisque l'Hadopi est déjà en route. A défaut, l'opinion publique pourrait vivement critiquer la mise en place de sanctions sans de nouvelles offres légales en contrepartie.
Damien Tournoud est directeur technique de Commerce Guys, qui propose des solutions pour l'e-commerce basées sur Drupal. Fondateur de la communauté Drupal France et président pour la saison 2009-2010, il participera du 23 au 27 août prochains à la conférence DrupalCon de Copenhague. Cette conférence se tient deux fois par ans, alternativement en Europe et en Amérique, et réunit des membres de la communauté. Damien Tournoud revient pour nous sur les nouveautés de Drupal 7, qui sera présenté en version beta à Copenhague, et dont il a été l'un des architectes.

Bonjour Damien Tournoud. Nouvelle version de Drupal à la DrupalCon de Copenhague dans un mois... Quelles sont les principales nouveautés ?

Nous sommes encore en version alpha, donc certains grands changements peuvent encore être implémentés, et la version qui sera présentée à Copenhague sera une beta. Mais on peut déjà dire que c'est l'une des versions les plus significatives de Drupal. Elle a demandé près de trois ans de développement, sachant que celui-ci a débuté au début de l'année 2008, et que la version 1.0 est attendue pour le dernier trimestre 2010. Je pense que c'est la plus grosse release jamais faite. Il y a beaucoup de changements, dont l'un des plus gros... Ou en tous cas l'un des plus visible, qui concerne le ciblage des nouveaux utilisateurs avec une ergonomie repensée, une facilité d'administration plus grande, et une capacité de gestion assez unique, qui permet par exemple d'avoir des actions d'administration directement depuis le front-end, avec un système d'overlay qui s'ouvre au-dessus d'un module.

Drupal 7 est la première version qui ait réellement la volonté de miser sur la facilité d'administration. C'est vrai qu'il a une image parfois de CMS difficile à utiliser, et ce n'était jamais dans les objectifs d'améliorer l'ergonomie et l'architecture de navigation pour les nouveaux utilisateurs avant. Il est de notoriété publique que la courbe d'apprentissage de Drupal est plus pentue que celle des concurrents. C'est normal, et c'est celle courbe que nous voulons rendre plus facile à parcourir avec le travail sur l'ergonomie, qui a fait l'objet d'études importantes.

Il faut bien voir que ça fait partie de la communauté de Drupal, aussi : ce n'est ni un outil amateur, ni un outil pour les énormes sites professionnels. Il y a une sorte d'équilibre qui s'est établi dans la communauté, et cela se reflète dans le développement même de Drupal. Nous avons des contributions qui viennent des deux mondes, des sociétés comme nous, et des amateurs. On peut à la fois faire le site des plus gros gouvernements du monde (Drupal est utilisé par le site de la Maison Blanche, NDLR), et le blog du boulanger du coin.

Une adaptation aux nouveaux utilisateurs qui ne risque pas de faire perdre à Drupal son côté flexible, notamment grâce à ses briques constituées par les modules complémentaires ?

Non, justement parce que Drupal va continuer à conserver cet équilibre. Les développements des nouvelles versions de Drupal se font sur la base de DrupalCore, qui est à la fois un framework et un produit. Il doit à la fois se comporter comme un framework de développement, avec des APIs et des services, et comme un produit, qui offre une expérience utilisateur, une interface d'administration... Une expérience out of the box. On présente souvent Drupal comme un lego. Ce sont effectivement des briques, qui permettent une énorme flexibilité. Chez les concurrents, Joomla est un peu plus comme un Playmobil : il y a des éléments qui permettent de faire des choses, qui sont de grande qualité, mai qui n'ont pas la flexibilité du lego.

Il y a aujourd'hui plus de 1% des sites mondiaux qui utilisent Drupal. C'est un petit succès dont on est assez fier, et il faut bien se rendre compte que c'est assez unique dans ce paysage, car le projet a été créé en 2001. Drupal va bientôt fêter ses dix ans, c'est un grand-père ! Mais il a su se renouveler à chaque release, et la communauté s'adapte pour accueillir ces nouveaux membres, et conserver l'équilibre entre les nouveaux venus et les grands bien établis. C'est l'un des enjeux de l'avenir, car nous ne voulons être ni l'un ni l'autre uniquement.

D'autre part, comme à chaque version de Drupal, certains modules complémentaires ont été intégrés à DrupalCore. Ce corps conçu pour être extensible va donc être plus riche que Drupal 6. Par exemple, la principale fonctionnalité est celle qui permet de gérer les types de contenus complexes en y rattachant des champs de propriétés. C'était le module externe CCK, qui s'est généralisé, et fait désormais partie du noyau de Drupal 7. Pour qu'un module soit intégré, il faut qu'il ait atteint la maturité, qu'il soit suffisamment générique, et qu'il bénéficie à suffisamment d'utilisateurs.

Avec un risque, comme à chaque version : perdre la compatibilité des modules. Est-ce que c'est un enjeu particulier cette fois ?

Cette incompatibilité des anciens modules est le revers de la médaille. Ce qui permet à Drupal d'innover, c'est le fait qu'il ne s'interdit pas de casser la compatibilité des APIs, et oblige donc les mainteneurs de modules à les réécrire intégralement ou en partie. Dans Drupal 7, il y a eu des changements importants d'APIs pour les nouvelles fonctionnalités. Un certain nombre de modules vont devoir être réécrits, mais c'est le cas pour chaque version majeur, car il faut à la fois faire disparaître les modules qui n'ont plus d'utilité car ils sont intégrés dans le noyau de Drupal, et repenser ceux qui sont autour par rapport à leur fonctionnement avec les nouvelles fonctionnalités.

Le passage de la version 5 à Drupal 6 a été assez difficile, car c'était une release assez importante, qui a coïncidé avec la réécriture de nombreux modules de contribution clé, comme CCK ou Views. Ils ont subi une réécriture massive quand Drupal 6 est sorti, ce qui a retardé l'adoption. On considère qu'on a pris six mois de retard sur la migration des sites.

Pour Drupal 7, ça devrait mieux se passer. Il y a eu un grand mouvement dans la communauté pour anticiper la sortie et donc le portage et la conversion des modules de Drupal 6 à 7. Le projet Drupal 7 Contributed Experience (D7CX) a vu beaucoup de mainteneurs de modules s'engager à ce que leurs modules soient stables pour Drupal 7 à sa sortie, et beaucoup de modules clés fonctionnent déjà. Nous allons continuer jusqu'à la sortie pour favoriser une adoption rapide. D'ailleurs, il faut noter que certains gros sites se bases déjà sur Drupal 7 pour le développement. Mais ça nécessite d'avoir des équipes d'ingénieurs expérimentés pour prendre en compte les modifications majeures qui se font... C'est pour des besoins avancés.

Du nouveau également sur la gestion des bases de données ?

C'est une nouvelle très importante en lien avec le marché : la capacité de Drupal à utiliser un grand nombre de moteurs de bases de données à la fois open source et propriétaires. Pour Drupal 6, on avait le choix entre MySQL et PostGreSQL, alors que pour Drupal 7, on a le choix entre cinq moteurs différents : les deux déjà présents, mais aussi SQL Lite, Microsoft SQL Server, et Oracle DB. Le portage sur SQL Server s'est fait en partenariat étroit avec Microsoft, et c'est une bonne nouvelle pour Drupal, car ça nous ouvre de nouveaux marchés. Les sites de gouvernements, par exemple, ne pouvaient pour la plupart pas utiliser Drupal car ils avaient besoin de gérer SQL Server. Nous étions en relation avec Microsoft depuis longtemps, et partenaires depuis un an et demi. Ils ont su avoir une stratégie intelligente envers l'open-source et Drupal, qui fait qu'ils n'ont pas été associés un grand vilain par la communauté.

Autre nouveauté : Drupal permet d'exploiter de manière optionnelle des bases de données orientées documents de type NoSQL. MongoDB a été implémenté pour son utilisation avec Drupal, donc nous avons surtout travaillé sur celle-là, mais Drupal doit pouvoir gérer n'importe quelle base, que ce soit Cassandra, CouchDB, les bases dites XML ou les services de plateformes d'hébergement cloud comme Windows Azure, qui ont un service de stockage de documents. Nous avons donc deux interfaces abstraites : une en SQL pour ce qui nécessite des transactions, avec des grandes quantités de données, et une interface documents pour tout ce qui est stockage des documents, contenus, etc. Elle est émulée en SQL de base, mais elle peut aussi utiliser une base non-transactionnelle comme MongoDB.

Beaucoup de bonnes nouvelles... Et une mauvaise : France.fr a été développé à base de Drupal. Mauvais pour l'image ?

Oui, c'est très mauvais pour l'image, et c'est à la fois frustrant pour la communauté Drupal. On a en ce moment beaucoup de difficultés à communiquer avec le SIG. On voudrait apporter de l'aide, et on ne voit pas de raison à ce que le site reste indisponible plusieurs mois. Il y a beaucoup de personnes prêtes à aider, y compris de manière volontaire.

Le fondateur a proposé une aide bénévole qui comprend notamment un hébergement, et c'est pareil pour nous. Aujourd'hui, nous n'avons pas cette possibilité d'aider. Il n'y a pas beaucoup d'infos sur les raisons de la débâcle, ou alors elles sont très contradictoires. D'autant que le SIG a une communication de crise peu transparente. A ce que nous avons vu des chiffres et des volumes de contenu de France.fr à son lancement, il n'y a pas de raison pour qu'il ne fonctionne pas. Nous avons pu constater la volumétrie de France.fr à son lancement : quelques milliers de contenus, pour un site principalement statique, une vitrine... J'ai vu les fonctionnalités en V1, même avec beaucoup d'erreurs de développement, ça n'explique pas tout.

Et si nous voulons aider, ce n'est pas que de la communication. Quand on voit un site comme ça qui pourrait être une jolie vitrine pour Drupal, et qui est dans un tel état de débâcle, ça incite à aider. D'autant que c'est un site sur lequel il est intéressant de travailler. En plus, Drupal est vulnérable à certaines attaques un peu injustes de certains de ses concurrents, et ce n'est pas mérité.

Je vous remercie.
Pourquoi porter des accusations contre une seule société quand on peut déposer une plainte groupée contre une trentaine de firmes différentes toutes plus réputées les unes que les autres ? C'est en effet la stratégie suivie par le groupe InNova basée au Texas.

Dans sa plainte déposée devant la cour de Marshall, au Texas, le plaignant explique en effet avoir des droits déposés sur la technologie de... filtrage de spams. Parmi les multinationales incriminées notons Google, Apple, McAfee, Symantec, Yahoo, Dell, AOL, IBM ou encore Alcatel Lucent.

"L'email tel que nous le connaissons aujourd'hui ne fonctionnerait plus sans l'invention d'InNova", explique M.Banys, responsable du cabinet d'avocat Lanier. Il ajoute : "plus de 80% du courrier électronique est du spam, raison pour laquelle les sociétés utilisent l'invention d'InNova plutôt que de forcer leurs employés à effacer plusieurs milliards de messages inutiles. Malheureusement il semble que la défense profite de cette invention sans aucune reconnaissance des droits légaux d'InNova".

Le brevet déposé par Robert Uomini, fondateur d'InNova, décrit une méthode permettant d'obtenir des informations contextuelles à propos d'un expéditeur de courrier électronique. Plusieurs étapes sont décrites comme : scanner un message ou utiliser un logiciel mail pour analyser l'en-tête d'un courrier.

Quoiqu'il en soit la société InNova reste relativement ambitieuse puisqu'en plus des sociétés citées ci-dessus la plainte fait également mention de JCPenney, 3Com Corporation, du groupe American International, Bank of America, Capital One Cinemark, Citigroup, Crossmark, le groupe Dr. Pepper Snapple, Ericsson, Frito-Lay, Hewlett-Packard, JPMorgan, Perot Systems, Rent-A-Center, Research in Motion, Siemens, Wells Fargo. Microsoft semble donc être le grand absent.
Google n'a pas tardé à mettre en application l'accélération du cycle de mise à jour qu'il a annoncé hier en publiant dès cette nuit une nouvelle version de la branche stable de Chrome, quatre semaines seulement après la mise en ligne de la précédente mise à jour. Celle-ci n'apporte certes aucune nouvelle fonctionnalité et se contente de corriger cinq failles de sécurité et deux bugs critiques.

La firme de Mountain View a donc récompensé quatre personnes de 500 dollars et deux autres personnes de 1337 dollars pour la découverte des problèmes désormais corrigés.

La mise à jour peut se déclencher manuellement par le biais de la fenêtre "À propos de Google Chrome" du menu à clé, ou bien elle se fera automatiquement au prochain lancement du navigateur. Le détail des correctifs apporté par cette mise à jour est disponible sur le blog officiel du navigateur Web.
Lors de la présentation de ses résultats financiers, le portail internet Yahoo! Japan a annoncé qu'il adoptera le moteur de recherche de Google. En effet, la déclinaison japonaise du site n'est pas concernée par le partenariat de dix ans signé en juillet dernier avec Microsoft.

Le marché japonais reste très différent de l'Europe ou des Etats-Unis. En effet, Yahoo! obtiendrait la place de leader avec une part de marché de 56% contre 31% pour Google. De son côté Microsoft n'accueillerait seulement que 3% des requêtes. L'AFP rapporte les propos d'un porte-parole de Yahoo! Japan qui déclare : "nous utilisons Yahoo! Search Technology, le moteur de Yahoo! US, depuis 2004, mais avant cela nous avions le moteur de Google. En fait nous avons changé deux fois par le passé ".

Le portail japonais est détenu à 40% par le fournisseur d'accès à Internet et opérateur mobile local Softbank et devrait conserver la marque Yahoo! en accord avec le siège à Sunnyvale. Le partenariat avec Microsoft concerne pour sa part 59 pays avec une finalisation du déploiement au second trimestre 2012. Yahoo! avait tenté de se rapprocher de Google aux Etats-Unis mais cette stratégie ne fut pas du goût des autorités de régulation du commerce qui pointaient du doigt une situation de monopole.

Au Japon Yahoo! devrait donc conserver sa place de leader tout en s'appuyant sur la technologie de Google mais également ses outils publicitaires.
LoadingChargement en cours