Linux : sortie de la distribution Fedora 7

le 31/05/2007 à 20:08
Linux : sortie de la distribution Fedora 7
Le Fedora Project, sponsorisé par l'éditeur Red Hat, annonce aujourd'hui la sortie de la version 7 de la distribution Fedora, son système d'exploitation libre et gratuit. Basé sur le noyau Linux 2.6.21, celui-ci embarque les technologies de virtualisation KVM (Kernel-based Virtual Machine) et Qemu, ainsi qu'un ensemble d'applications libres et gratuites, à commencer par le navigateur Firefox. Elle intègre également, au choix, les environnements de bureau Gnome 2.18 et KDE 3.5.6. Enfin, pour la première fois, le Fedora Projet garantit la prise en charge de son système par la console Playstation 3.

Fedora 7 est accompagné du thème "Flyinh High", mis à jour pour l'occasion, d'une nouvelle couche Firewire ainsi que de "Nouveau", une première ébauche de pilotes open source pour cartes graphiques Nvidia. Le Fedora Project précise enfin que la distinction entre Fedora Core et Fedora Extras n'est plus d'actualité. Le système intègre une plateforme de développement, et permet à tout un chacun de créer sa propre image du système, sur CD, DVD ou clé USB, afin de disposer d'un Fedora personnalisé selon ses besoins.

Interrogé par Infoworld sur la compétition qui oppose Fedora à Ubuntu, Max Spevack, responsable du Fedora Project, explique qu'Ubuntu tente de répondre à tous les besoins en multipliant les versions de son système, allant jusqu'à des marchés de niche, alors que Fedora ambitionne d'accompagner l'utilisateur dans la création de son propre système de niche.

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L'équipe en charge de Fedora, version grand public de la distribution Linux Red Hat, a annoncé mardi soir la mise à disposition d'une premièe alpha de Fedora 12, la prochaine mouture du système. Celle-ci ne doit pour l'instant être utilisée qu'à des fins de tests, mais elle offre un aperçu des nouveautés implémentées au sein de cette nouvelle version, nom de code Constantine.

Fedora 12 alpha 1 dispose pour l'instant des environnements de bureau Gnome 2.27.90 (2.28 prévu pour la version finale) et KDE 4.3. Elle embarque par ailleurs Empathy en tant que client de messagerie instantanée par défaut, en remplacement de Pidgin. Sous le capot, Fedora 12 devrait selon ses développeurs offrir une meilleure prise en charge des webcams, ainsi que des réseaux mobiles et d'IPv6 au sein de NetworkManager.

Entre autres nouveautés, on pourra également mentionner une meilleure gestion de la consommation électrique au niveau du CPU, du disque et des entrées/sorties ; l'utilisation de la compression XZ pour les paquets, ou un service de rapport automatique des plantages d'application. Les développeurs ne sont pas oubliés avec l'intégration de PHP 5.3 ainsi que des environnements Eclipse 3.5.0 et NetBeans 6.7.

On trouvera sur la partie française du site de Fedora une liste plus détaillée des nouveautés, ainsi que les liens de téléchargement permettant de récupérer cette première alpha. La sortie de la version finale de Fedora 12 est prévue pour le 10 novembre prochain.
Certes, la majorité des distributions Linux est gratuite, mais savez-vous quel est le coût réel de la technologie embarquée dans le système ? Voilà la question à laquelle la Linux Foundation a tenté de répondre en analysant Fedora 9. Dans la mesure où le développement d'une distribution reste très irrégulier, c'est le nombre de ligne de codes qui détermine sa valeur.

En 2002, David A. Wheeler s'est penché sur le sujet en prenant comme référence Red Hat Linux 7.1. Au travers d'un outil baptisé SLOCCount, il avait déterminé que la valeur réelle de cette distribution devait être évaluée à 1,2 milliard de dollars. Six ans plus tard, le kernel seul de Linux serait estimé à 1,4 milliard de dollars. En se basant sur le même outil de mesure, la Linux Foundation a donc décidé de mettre à jour ces données et vient de rendre publique une étude sur la distribution Fedora 9 sortie le 13 mai 2008. Avec 204,5 millions de lignes de code, la valeur de la distribution de Fedora s'élèverait à 10,8 milliards de dollars. Selon la fondation, 60 000 personnes auraient contribué à son développement. Globalement, l'écosystème de Linux est estimé à 25 milliards de dollars.

Comment mesurer la valeur d'une distribution ?

SLOCCount est un logiciel algorithmique, originellement développé par Barry Boehm, qui met en perspective le nombre de lignes de code au sein du système d'exploitation. En effet, Linux étant développé de manière collective, les coûts de production sont donc difficilement chiffrables en termes de production humaine. Il est estimé que ces deux dernières années, plus de 3200 développeurs auraient contribué à la mise à jour du kernel. À cela s'ajoutent plusieurs milliers de personnes travaillant sur les gestionnaires de fenêtre GNOME ou KDE ainsi que sur les composants GNU. Comptabiliser le nombre de lignes de code reste donc la manière la plus simple d'estimer la valeur d'une distribution de Linux, et ce, parce qu'il s'agit d'un résultat final collectif. D'autres critères sont analysés comme le salaire moyen d'un développeur. Au sein de SLOC, ce dernier est déterminé par l'équivalent du ministère de l'Emploi aux États-Unis, soit 75 662 dollars par an (ou 58 920 euros). Bien sûr, dans la mesure où le développement d'une distribution est opéré à l'échelle internationale, cette valeur reste discutable. D'autres facteurs sont considérés tels que les coûts d'évaluation du logiciel ou l'infrastructure de développement.

L'estimation qui en découle ne reste toutefois valable qu'à un moment donné du développement de la distribution. En effet, au travers des mises à jour le nombre de lignes code peut considérablement évoluer. Avec toutes ces suppositions, la validité d'une telle étude est évidemment sujette à caution, et l'on préfèrera peut-être, à l'évaluation de la supposée valeur d'une distribution, la mesure de ses performances et services. Retrouvez l'étude en intégralité ici.

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