Problème de verrou ?

le 28/08/2007 à 22:17
Problème de verrou ?
Ou comment il suffit d'avoir plus de donner pour débloquer deux transactions.

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- Problème de verrou ?

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Les DRM, ces verrous numériques apposés à du contenu protégé par droits d'auteurs, deviennent de moins en moins populaires. C'est ainsi qu'en janvier dernier, Apple a décidé de les retirer sur ces chansons commercialisées via son logiciel iTunes. De son côté Microsoft y croit dur comme fer ; la firme vient en effet d'obtenir les droits d'un brevet décrivant un système de gestion de DRM fonctionnant sur les réseaux peer-to-peer.

Microsoft explique ainsi : "au sein d'un système de gestion de DRM traditionnel les requêtes de licences sont envoyées sur un serveur central. Cela rend le serveur central surchargé, compliqué, avec des frais de maintenance élevés ; cela pose un problème au sein du système de DRM". Le brevet mentionne ainsi que les systèmes de distribution pair-à-pair se révèlent plus efficaces car le téléchargement est décentralisé. "Cependant, la plupart des réseaux pair-à-pair n'ont pas de système de gestion de verrou numérique, ni de contrôle d'accès", ajoute Microsoft. La société propose ainsi l'utilisation d'une clé publique et d'une clé privée afin de permettre à l'internaute de déchiffrer le contenu accédé via le réseau peer-to-peer. Ce brevet permettra au moins à l'industrie musicale de comprendre l'utilité des systèmes de téléchargements décentralisés jusqu'à présent considérés comme de simples outils de piratage.

Rappelons qu'en début de mois, Microsoft annonçait également que Silverlight 4 prendra en charge la gestion des DRM en mode déconnecté permettant aux studios de mettre à disposition auprès des internautes leurs contenus tout en y apposant un verrou numérique semblable à celui du DVD ou du Bluray.
AdaCore et ses partenaires Altran Praxis, CEA-List, Astrium Space Transportation, l'Inria-Proval et Thales Communications, ont annoncé hier le projet Hi-Lite, qui vise à créer des outils de vérification formelle en langages Ada et C. Ce projet, dont l'enveloppe globale a été fixée à 3,9 millions d'euros sur trois ans, est financé à hauteur de 1,4 millions d'euros par le gouvernement français et le conseil général de l'Essonne, dans le cadre du pôle de compétitivité System@tic Paris-Région.

Pour les applications logicielles complexes et critiques, comme les systèmes embarqués dans l'avionique ou l'aérospatiale par exemple, Hi-Lite veut répondre au besoin de vérification formelle du code. Estimant qu'« au niveau économique, on arrive à un pallier de blocage », le directeur général d'AdaCore, Cyrille Comar, explique que « les méthodes formelles ont du mal à s'installer dans l'industrie, alors qu'on développe des systèmes de plus en plus critiques. » Les méthodes actuelles, basées sur des tests industriels, ont la capacité de valider le fonctionnement de tous les paramètres d'un code, mais n'offrent pas de vérification formelle de l'ensemble du code et des scénarios qu'il peut mettre en oeuvre pour arriver à un but.

Les méthodes empiriques actuelles ne suffisent plus, et une demande forte pour de la vérification formelle existe. Le projet Hi-Lite veut donc lever un verrou technologique important. « Nous voyons des méthodes universitaires qui commencent à être fiables, nous devons maintenant fournir une passerelle clé-en-main vers l'industrie. »

Des entreprises comme Astrium, Thales Communications ou Airbus pourront donc être des utilisateurs finaux. Mais l'idée de Cyrille Comar n'est pas de s'arrêter là, et de proposer à terme une offre commerciale. D'autres secteurs que l'aéronautique et l'aérospatiale pourraient être intéressés : « on attend tous le moment où le problème avec les nouvelles voitures sera tel qu'il faudra être plus sérieux. Je ne dis pas que l'industrie n'est pas sérieuse, mais elle n'a pas encore pris la mesure du problème comme l'aéronautique, alors qu'il y a une explosion des logiciels embarqués. »

Plus de sécurité, une vérification qui pourra être validée par la future norme DO178C... Et une solution open-source, voici le cocktail que prévoit AdaCore pour les industriels dans le futur. Une conception chère à Cyrille Comar, qui explique qu'il croit « à des équipes relativement modestes : nous avons six partenaires seulement sur le projet, ce qui nous permet d'être très dynamiques. L'open-source est aussi important, car c'est une garantie de compétitivité. Nous sommes obligés d'apporter tout ce qui va autour du logiciel : notre expertise, notre garantie, et d'avoir toujours une longueur d'avance par rapport à une concurrence qui peut reprendre nos logiciels comme elle le souhaite. » Arnaud Charlet est responsable du projet Hi-Lite chez AdaCore.

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