Un code pour l'Amérique !

le 23/07/2010 à 00:19
Un code pour l'Amérique !
C'est à base de « Nous avons besoin de vous » ou de « Rejoignez-nous » que la campagne « un code pour l'Amérique » se présente. Via une vidéo, des « cadors » du Web encouragent à participer au projet. Les mairies des plus grandes villes américaines (Boston, Philadelphie, Seattle, Washington D.C) encouragent les développeurs à créer des outils de collaboration pour tous.

L'objectif de la manœuvre est d'établir une « nouvelle génération de gouvernement 2.0 » au sein des administrations publiques américaines. Dès lors, les inscriptions au programme sont donc ouvertes aux participants développeurs, designers, chercheurs, administrateurs réseaux, Community managers et autres responsables de projets. Tous peuvent ainsi contribuer au « 2011 Fellowship program ».

Le programme devrait durer 11 mois, certains projets retenus seront alors développés en détails pendant le mois de février à San Francisco. Une prime de 35.000 dollars pourra même être octroyée (transport compris). Chacun doit alors rendre son travail d'ici le 15 août.

« Un code pour l'Amérique »vise à encourager la collaboration entre projets et donner une chance aux développeurs indépendants. Histoire de trouver un code pour les gouverner tous !

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Le logo du nouveau Cyber-commandement américain révèle quelques surprises intéressantes. Certains blogueurs ont remarqué qu'un code de 32 caractères était visible sur le logo. Restait donc à savoir ce qu'il voulait dire et si c'était une volonté de l'autorité de l'afficher.

A la loupe, ce bout de code (9ec4c12949a4f31474f299058ce2b22a) est visible sur le cercle intérieur doré du logo. Il suffisait donc d'utiliser l'algorithme MD5, pour Message Digest 5, une fonction de hachage cryptographique pour obtenir l'empreinte numérique d'un fichier. Cette fonction est souvent utilisée comme un outil de vérification lors des téléchargements.

Résultat des courses, ce bout de code avait bien une signification et représente le plan d'action de ce cyber-commandement, mis en place en juin 2009. Le message voudrait donc dire : « USCYBERCOM planifie, coordonne, intègre, synchronise et conduit des activités pour : diriger des opérations de défense des réseaux du département de la Sécurité et de l'Information, prépare des opérations d'un large spectre dans le cyberespace afin de mener des opérations sur tous les domaines et assurer les actions de liberté américaines et alliées dans le cyberespace et empêcher que nos adversaires en fassent de même ». Respiration.

Le site Wired a trouvé le premier cette finesse de langage et avait même demandé à ses lecteurs de déchiffrer le code. Pour sa part, le commandement américain a affirmé que le fait d'inclure un code était une idée de la personne qui a dessiné le logo.
Transposition en droit français de la directive européenne du 29 avril 2004, le projet de loi sur la lutte contre la contrefaçon a finalement été voté cette semaine par le Parlement à l'unanimité moins trente abstentions, deux semaines après son approbation par les députés. Il pose les bases de nouveaux dispositifs visant à améliorer l'arsenal législatif réprimant les actes de contrefaçon et touche aussi bien aux domaines industriels qu'aux questions de propriété intellectuelle ou artistique. La contrefaçon numérique est donc tout particulièrement envisagée, en des termes qui suscitent l'indignation de certaines associations de défense des internautes.

Adoptée le 9 mars 2004 par les députés européens, la directive "IP Enforcement Directive" avait été amendée à la dernière minute de façon à ne sanctionner pour contrefaçon que les actes commis en vue de l'obtention d'un gain commercial ou financier. Certains points du texte, dont le rapporteur n'était autre que l'épouse de Jean-René Fourtou, PDG de Vivendi Universal, prévoyaient en effet de sévères sanctions à l'encontre des internautes convaincus de simple téléchargement illégal.

Pour l'initiative EUCD.info, le texte français introduit un retour en arrière dans la mesure où il n'effectue plus cette distinction entre la contrefaçon à des fins commerciales et la simple contrefaçon par téléchargement. Elle craint donc que l'arsenal répressif mis en place avec ce projet de loi ne vise pas uniquement les contrefacteurs de grande envergure mais puisse également être appliqué aux internautes. "Loin de ne viser que les contrefacteurs industriels comme le prévoyait la directive, le texte vise en effet tous les internautes à titre préventif", explique EUCD.info.

Ce projet de loi prévoit par ailleurs que soit amendé le Code de la propriété intellectuelle, pour conférer aux "organismes de défense professionnelle" le droit de s'auto-saisir lorsqu'ils constatent des actes de contrefaçon alors que la démarche doit encore aujourd'hui être initiée par les "organismes professionnels d'auteurs", soit les maisons de disque ou les studios de cinéma. En cas d'infraction manifeste au droit d'auteur, les ayant droits doivent commencer par saisir les organismes de défense tels que l'Alpa (Association pour la lutte contre le piratage audiovisuel) qui, ensuite, portent plainte. Ces organismes deviendraient donc "à la fois enquêteur, huissier et partie civile !", dénonce l'association de défense des internautes.

EUCD.info redoute encore que l'application de mesures répressives intialement destinées aux contrefacteurs poursuivant un but lucratif serve la mise en place d'un système de répression automatique, avec des condamnations forfaitaires calculées en fonction du préjudice prétendument subi par la victime d'actes de contrefaçon. Le retour de la riposte graduée ?

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