Pas de Windows 7 pour les processeurs ARM

le 10/11/2009 à 23:06
Pas de Windows 7 pour les processeurs ARM
L'idée court depuis l'avènement des smartphones et des netbooks, ces machines ultraportables à bas prix : Microsoft ne pourrait-il pas un jour déroger à la règle qui veut que les versions desktop de Windows ne tournent que sur des processeurs x86 pour s'adapter à la montée en puissance des puces basées sur l'architecture ARM ? Interrogé de nombreuses fois, le numéro un mondial des éditeurs a toujours répondu que non, telle n'était pas son intention, et vient de le confirmer une nouvelle fois par l'intermédiaire de Mike Nash, vice président en charge de la stratégie de la plateforme Windows chez Microsoft, interrogé par le magazine taïwanais Digitimes.

Pour l'instant, les puces ARM sont essentiellement utilisées au sein des baladeurs et téléphones mobiles de type smartphones mais demain, elles pourraient faire leur entrée dans l'univers du PC, implémentées au sein de machines de type netbook ou smartbook. Ces dernières adopteraient par exemple SnapDragon, la plateforme de Qualcomm (photo), ou Tegra, la puce tout-en-un mobile de NVIDIA. Aujourd'hui, les fabricants qui souhaitent faire appel à des processeurs ARM n'ont d'autres choix que de se tourner vers des systèmes comme Linux, Android, ou Windows CE, dans la mesure où il est impossible de faire fonctionner Windows XP ou Windows 7 sur de telles plateformes.

Pour l'instant, il n'est pas prévu que la donne change, a assuré Mike Nash. Pourquoi ? Aujourd'hui, il estime qu'il est important que des appareils aussi différents sur le plan technique qu'un netbook équipé en Atom et un smartbook reposant sur ARM offre des fonctionnalités et des possibilités techniques différentes. Reste à voir combien de temps l'équation restera équilibrée et si Microsoft ne fait pas ainsi le lit de solutions concurrentes, au premier rang desquelles l'Android de Google.

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Lorsque le Web part à la rencontre du logiciel... Après le lancement d'une suite bureautique en ligne, puis d'un navigateur Web, Google poursuit ses incursions dans le domaine du logiciel avec l'annonce, dans la nuit de mardi à mercredi, d'un système d'exploitation conçu par ses soins : Google Chrome OS. Destiné dans un premier temps aux netbooks mais compatible avec tout ordinateur personnel, ce système d'exploitation open source se veut particulièrement léger, centré autour du navigateur Web et des services en ligne. Le code source sera publié d'ici la fin de l'année, pour une mise à disposition générale dans le courant du second semestre 2010.

Une annonce surprenante ? Peut-être pas. Depuis 2006, la rumeur prête à Google l'intention de concevoir un système d'exploitation minimaliste, entièrement tourné vers le Web et les services en ligne : Gmail pour la messagerie, Google Talk pour les communications, Google Docs pour la bureautique et le travail collaboratif, etc. Seule manquait à Google la pierre angulaire permettant de porter ces applicatifs hébergés sur le poste client, une case aujourd'hui comblée par le navigateur Web maison, Chrome.

Si le futur OS de Google tire son nom de ce navigateur, c'est qu'il occupera une place centrale au coeur du système, composé d'un simple noyau Linux auquel la firme de Mountain View greffera une interface utilisateur fenêtrée, et minimaliste. "Rapidité, simplicité et sécurité sont les aspects clé de Google Chrome OS", promettent Sundar Pichai, vice président produit et Linus Upson, responsable de l'ingénierie, sur le blog officiel de Google. "Comme nous l'avons fait avec notre navigateur Google Chrome, nous revenons aux fondamentaux et repensons complètement l'architecture qui sous-tend l'ensemble du système, de façon à ce que les utilisateurs n'aient pas à se préoccuper des virus, des malwares ou de mises à jour de sécurité. Ca doit simplement fonctionner".

"Pour les développeurs d'applications, le Web sera la plateforme. Toutes les applications en ligne fonctionneront automatiquement, et de nouvelles pourront être écrites à l'aide de vos technologies Web favorites", ajoutent les représentants de Google, selon qui la grande force de ce modèle viendra de ce que les applications écrites avec Chrome OS en ligne de mire pourront également fonctionner avec tous les autres systèmes du marché, dans la mesure où elles seront accessibles au travers du navigateur.

Compatible aussi bien avec les processeurs x86 (ordinateurs ) qu'avec l'architecture ARM (smartphones), Google Chrome OS est présenté comme un projet distinct d'Android, le système d'exploitation mobile de la firme. "Bien qu'il y ait certaines zones sur lesquelles Google Chrome OS et Android se chevauchent, nous pensons que la possibilité de choisir motivera l'innovation, pour le bénéfice de tous, y compris de Google", explique la firme.

Alors que les premiers netbooks ont fait leur entrée sur le marché équipés de distributions Linux, l'industrie est progressivement repassée à Windows. XP tout d'abord, puis bientôt 7, puisqu'une version du futur système d'exploitation de Windows sera tout spécialement réservée aux netbooks. Le secteur pourrait toutefois faire machine arrière, surtout s'il se voit offrir la possibilité d'intégrer un système d'exploitation gratuit, léger, et porté par une marque forte comme celle du numéro un mondial de la recherche en ligne, dont le navigateur est déjà utilisé par trente millions d'internautes dans le monde.

Le fait que ce système d'exploitation soit dévoilé cette semaine, plus d'un an avant la date prévue pour sa sortie, n'est peut-être pas un hasard : Microsoft tient à partir du 13 juillet prochain sa Worldwide Partners Conference, lors de laquelle les responsables de la firme devraient procéder à d'importantes annonces relatives à Windows 7 (mise à disposition de la RTM) ainsi qu'à la stratégie de l'éditeur en matière de services hébergés et accessibles au travers du navigateur. "Dans la mesure où nous sommes déjà en discussion avec nos partenaires à propos de ce sujet, et travaillerons bientôt avec la communauté open source, nous voulions partager notre vision des choses dès maintenant de façon à ce que tout le monde sache ce que nous essayons de réaliser", se contente d'affirmer Google.

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