Internet à 40 ans

le 31/10/2009 à 22:31
Internet à 40 ans
Le réseau nternet est né à la fin des années 60 et plus précisément en octobre 1969, autour d'un projet militaire. Internet a été démocratisé avec l'arrivée du Web dans les années 1990.

Les grandes dates à retenir sont :
- En 1974 apparition du protocole TCP/IP par l'équipe de Vinton G. Cerf
- Dans les années 1980, un millier de machines sont reliées entre elles, c'est le début du www (World Wide Web) avec une interface basée sur le lien hypertexte
- En 1991, Le Web est mis au point par Tim Berners-Lee et ses équipes du CERN de Genève
- En 1995, l'apparition du premier navigateur web Netscape navigator

De nos jours, la micro-informatique se démocratise dans les foyers et de nombreux acteurs animent internet : Yahoo, Google, Facebook, Twitter, Wikipedia, les blogs... Ce qui laisse d'énorme possibilité pour l'avenir.

Selon les propos de son créateur Leonard Kleinrock recueilli par l'AFP, «la prochaine étape, c'est de faire entrer [Internet] dans la vraie vie».

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Le vendredi 13 mars dernier, l'organisation européenne pour la physique nucléaire, plus connue sous le nom de CERN, fêtait les 20 ans du web. C'est en effet en mars 1989 que Tim Berners-Lee proposa le premier schéma de ce qui s'appellera plus tard le World Wide Web. Cependant, quelque vingt ans auparavant le 2 septembre 1969, dans un laboratoire de l'université de Californie à Los Angeles, deux ordinateurs séparés par un câble de 4m 50 échangèrent des paquets de données.

Bientôt d'autres universités viendront se joindre au projet baptisé Arpanet, et le premier noeud fut créé avec l'institut de recherche de Standford, suivi par l'université de l'Utah et l'université de Santa Barbara. Développé en pleine guerre froide Arpanet devait être un réseau de communication capable de résister à une attaque nucléaire. En 1971, 23 noeuds furent créés et 111 noeuds en 1977. Le protocole de communication NCP (poste-à-poste) fut mis au point en décembre 1970 par Steve Crocker et adopté sur le réseau Arpanet deux ans plus tard. En 1972 Robert E. Kahn, ayant travaillé sur l'architecture d'Arpanet, en fit la première démonstration publique. Par la suite, il remplaça le protocole de communication NCP par ce qui deviendra le TCP/IP permettant de vérifier le transfert des fichiers d'une machine à l'autre.

D'autres initiatives similaires furent établies autour du monde : l'infrastructure militaire américaine RAND, le système de transaction financières anglais NPL et le réseau scientifique français CYCLADES. Le transfert de paquets fut optimisé en Angleterre pour les transactions financières opérées sur NPL. Enfin le modèle d'interconnexion entre plusieurs machines fut mis en place sur CYCLADES afin de décentraliser l'information. Toutes ces technologies fusionnèrent le 28 février 1990.

L'actuel directeur du consortium W3C, Tim Berners-Lee, inventa de son côté le lien hypertexte et le langage HTML, un système permettant de structurer les projets des différents chercheurs du CERN. Le premier navigateur fut mis au point en 1990, il s'appelait alors WorldWideWeb et fut basé sur l'architecture des ordinateurs NeXT, une firme créée par un certain Steve Jobs en 1985 après son premier départ d'Apple.

Crédits : Wikipedia
Parce que notre devoir de réserve ne nous permet pas toujours de traiter l'actualité sous un regard plus subjectif, nous vous proposons depuis quelques semaines un billet d'humeur régulier, sur un sujet d'actualité ou sur tout ce qui peut nous surprendre, amuser ou révolter, en précisant bien que les propos n'engagent que leur auteur ! Cette semaine, nous sortons ballons, chapeaux pointus et bougies pour fêter les 15 ans du navigateur Opera...

A l'heure où la guerre des navigateurs est relancée par la sortie d'Internet Explorer 8 et l'arrivée de nouveaux concurrents (Chrome), sans compter les prochaines versions de Safari et Firefox, Opera fête ses 15 ans d'existence. Et bizarrement, le grand public continue à ignorer l'existence de ce navigateur pourtant précurseur dans de nombreux domaines. Comme se plait à le rappeler Opera Software dans sa chronologie, le nombre d'innovations apportées par Opera est impressionnant. Les onglets ? C'est lui ! Le zoom qui respecte la mise en page ? Encore lui ! Les gestes de souris ? Toujours Opera ! Pourtant, le navigateur norvégien semble toujours passer à côté des lauriers qui lui reviennent de droit, notamment au profit de Firefox, et se voit désormais concurrencé par Apple et Google pour la troisième place. Evidemment, Safari pour Windows laisse franchement à désirer et Google Chrome sans doute un peu léger au niveau des fonctionnalités pour les utilisateurs exigeants. Néanmoins, les deux entreprises semblent déterminées à imposer leur navigateur avec une certaine agressivité : Apple via son module de mise à jour automatiques d'iTunes et Google à travers de nombreuses incitations sur ses sites. Récemment les utilisateurs d'Internet Explorer ont eu droit à une publicité pour Chrome sur la page d'accueil de Google, rien que ça !

Alors, pourquoi Opera, ce navigateur précurseur dans de nombreux domaines, peine-t-il à s'imposer ? On pourrait sans doute répondre en rappelant que pendant longtemps, Opera a été payant (ou associé à un bandeau publicitaire). Quand la popularité d'Internet Explorer a commencé à prendre du plomb dans l'aile en raison de son manque d'innovation et ses problèmes de sécurité, Opera a peut être loupé le coche de peu, face à une Fondation Mozilla qui a su pousser Firefox afin d'en faire, dans l'esprit des utilisateurs, l'alternative « officielle ». Mais aujourd'hui, Opera est gratuit, la marque dispose d'une certaine notoriété, notamment grâce à son partenariat avec des constructeurs tels que Nintendo. Rien n'empêche, à priori, d'utiliser Opera, et le navigateur n'a rien à envier à Firefox, que ce soit au niveau de ses fonctionnlités ou de sa sécurité. Pourtant, ça coince toujours. Pas complètement, certes, il y a actuellement 40 millions d'utilisateurs d'Opera à travers le monde (versions Windows, Linux et Mac confondues). Mais on reste très loin de la percée de Mozilla Firefox...

D'où une deuxième question : pourquoi est ce que je n'utilise pas, personnellement, Opera, alors que je suis moi même convaincu de ses qualités ? Je suis souvent amené à me poser ce genre de question, à peu près à chaque fois que j'essaie un nouveau navigateur pour remplacer mon Firefox qui plante, qui est trop lent, trop lourd, qui m'énerve... jusqu'à ce que j'y revienne irrémédiablement. Je n'ai pas de réponse claire sur le pourquoi du comment. Je pense qu'on passe le plus clair de notre temps informatique sur le web, et que par conséquent, un navigateur web est une application dans laquelle on vit, dans laquelle on a envie de se sentir chez soi. Malgré toutes les qualités d'Opera, que je reconnais objectivement (nous lui avions attribué un Très Bon lors de notre comparatif de navigateurs, à l'époque de la version 9), je ne me suis jamais senti « chez moi » en utilisant ce navigateur, pas plus qu'en utilisant Chrome ou Safari. Il y a toujours quelque chose qui me fait revenir vers Firefox : la nécessité d'ouvrir Google Notebook ou Scribefire, les marque pages RSS déroulants, une multitude de petits détails auxquels, j'en suis sur, on me répondra « qu'Opera fait la même chose en standard depuis longtemps ». Et le pire, c'est que ça sera sans doute vrai ! Que voulez vous, on manque par nature de curiosité et on se réfugie rapidement dans nos petites habitudes : Mozilla a su sortir le navigateur qu'il fallait, au bon moment, et une fois chez soi, il est difficile de déménager, même si la maison d'à côté est plus aboutie technologiquement. Malgré tout, je trouve Opera formidable et je suis tout à fait admiratif devant les multiples innovations qu'il a apportées. En attendant un Opera 10 qui nous fera peut être à nouveau rêver, voire même « déménager », souhaitons donc un joyeux anniversaire au navigateur norvégien et à tous ses utilisateurs ! Et pour ceux qui ne le connaîtraient pas, nous vous recommandons chaudement de le découvrir en le téléchargeant sur notre logithèque, d'autant plus qu'il est disponible pour Windows, Mac OS X et Linux. Pour les curieux, les fiches incluent aussi la dernière version Alpha d'Opera 10 (à utiliser uniquement à des fins de test).

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