Chrome : un système de synchronisation de données

le 03/08/2009 à 13:45
Chrome : un système de synchronisation de données
Au travers de son projet open source Chromium, Google a dévoilé un système de synchronisation de données qui sera intégré directement au sein du navigateur Internet. Dans un premier temps, ce système sera destiné au transfert de favoris mais devrait prendre en charge d'autres types données du navigateur par la suite. Dans un message publié sur le groupe officiel de discussion, le développeur Tim Steele annonce que cette technologie sera intégrée au sein de Chromium dès la semaine prochaine et dans le courant du mois d'août pour une nouvelle mise à jour de Google Chrome.

Ce système de synchronisation immédiate (en push) nécessite la mise en place d'une architecture tant au niveau du logiciel que sur les serveurs de Google. Tim Steele explique que les données seront automatiquement synchronisées avec le compte utilisateur de Google et réfléchies sur les autres machines. Google devrait également mettre à disposition une page web à partir de laquelle l'internaute pourra retrouver tous ses favoris. Le transfert des données sera effectué via le protocole XMPP intégré au sein de GTalk, ce sont d'ailleurs les serveurs du client de messagerie instantanée qui prendront en charge la synchronisation. Pour l'heure, la technologie qui devrait être implémentée au sein du navigateur ne fonctionne qu'avec Windows et Linux. La période de test devrait aussi permettre d'évaluer les usages et les besoins du côté serveur.

Google propose déjà un bookmarlet permettant d'ajouter une page web au sein de ses favoris de Google Bookmarks ; les utilisateurs de Firefox peuvent d'ailleurs profiter de plusieurs extensions dédiées. Avec sa technologie Weave, Mozilla offre aussi une solution de synchronisation de favoris entre plusieurs machines mais aussi sur son navigateur mobile Fennec. Notons qu'il existe également d'autres services alternatifs telles que Delicious et Xmarks (anciennement Foxmarks). Reste à connaître plus précisément quelles autres données pourront être réfléchies sur plusieurs machines (cookies, identifiants, mots de passe...)

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La semaine dernière, la société Opera Software a publié la version 10.50 de son navigateur Internet pour Windows. Outre une nouvelle interface et une meilleure intégration à Windows 7, le logiciel embarque un nouveau moteur JavaScript, la nouvelle librairie graphique Vega et la version 2.5 du moteur de rendu Presto. De passage à Paris pour la promotion du navigateur, Charles McCathieNevile, chargé de la prise en charge des standards, revient avec nous sur les plaintes déposées auprès de la Commission Européenne et le modèle de développement suivi par la société norvégienne.

Quand et comment s'est passé le premier dépôt de plainte auprès de la Commission Européenne ?

Charles McCathieNevile : Je ne suis pas sûr mais je crois que c'était en 2008, il y a à peu près deux ans. Nous avons expliqué qu'il y avait un problème sur le marché et qu'il était plus facile pour tout le monde de se baser sur les standards du web.

Globalement cela n'a pas été difficile parce qu'il y avait déjà eu le cas similaire de Windows Media Player. Il y avait donc un précédent. Il suffisait juste que quelqu'un porte plainte.

Aujourd'hui l'écran d'installation (ballot screen) mis en place par Microsoft vous semble-t-il satisfaisant ?

CM : Oui c'était dans les réponses que l'on attendait. On avait pensé au ballot screen et cela faisait parti de nos propositions. On n'a pas fait ça pour l'argent !

Outre un choix élargi pour l'internaute, qu'apportera le ballot screen pour Opera ? Une meilleure part de marché ?

CM : Nous nous attendons à ce que plusieurs consommateurs fassent leur choix. Nous savons que la plupart se dirigera vers Internet Explorer. On ne s'attend pas à une croissance de 10% de part de marché même si l'on espère une légère hausse. Nous souhaitons surtout que la nature du marché change. Par exemple un ami pourrait recommander d'utiliser Opera et laisser faire le bouche-à-oreille. Pour nous c'est important. Aussi nous espérons que les développeurs se rendront compte de l'importance des standards et qu'ils ont une responsabilité à assumer.

Lors des actions auprès de la Commission Européenne vous avez été rejoints par Mozilla et Google. Pensez-vous qu'ils partageaient la même vision que la vôtre ?

CM : Chez Mozilla ils ont souvent les même objectifs que nous. C'est un fabricant de navigateur spécialisé. Depuis l'arrivée de Chrome, ce n'est plus le petit bébé de Google. Ils doivent faire leur propre vie. ils ont donc un réel intérêt avec ce ballot screen. Google, c'est une grande entreprise ; ils font plein de choses. Le navigateur Chrome est une toute petite partie de leurs activités. Je ne sais pas trop mais j'espère qu'ils avaient la même vision.

Pensez-vous que Microsoft ait changé ces dernières années, notamment lorsque l'on entend parler de la prise en charge du HTML5 au sein d'Internet Explorer 9 ?

CM : Moi j'ai vu un changement. Ils n'ont rien fait pendant 5 ou 6 ans et ils se sont remis à travailler. Déjà c'est bien! J'ai aussi vu un changement d'attitude. Ils se sont remis à participer à la standardisation. Je crois que c'est nécessaire pour eux parce que Microsoft n'est plus aussi puissant sur le web. D'ailleurs ils ont eux-mêmes reconnu les problèmes du navigateur IE6.

Nous savons qu'Opera a un modèle de développement fermé mais avez-vous déposé des brevets ?

CM : Oui nous en avons quelques uns, par exemple en ce qui concerne les protocoles de communication entre les applications. Pour les brevets, nous suivons la politique du W3C. On prend les brevets en mode défense. Nous estimons que le brevet n'aide pas l'industrie en général et nous n'attendons pas d'argent.

Lorsque l'on évoque les similitudes entre les différents navigateurs, vous répétez à tue-tête que l'imitation est flatteuse. On a quand même du mal à y croire...

CM : J'avoue que de temps en temps ca m'énerve d'entendre les autres dire que Firefox a tout inventé. Mais finalement l'important c'est de faire le meilleur navigateur. Nous aussi nous avons copié quelques trucs. En fait je dirais même que parfois c'est énervant de ne pas être copié.

Dans quel cas par exemple ?

CM : Par exemple au sein du CSS2 lors de la déclaration de la feuille de style il existe le type "projection" qui fonctionne super bien pour les présentations. C'est un truc de base et personne d'autre ne le fait.

Un modèle de développement hybride de type Chrome/Chromium cela ne vous intéresse pas ?

CM : C'est un peu ce que l'on fait. On protège le code parce que c'est plus efficace mais on laisse ouvert le niveau supérieur. Il y a Safari qui utilise Webkit mais dessus ils ont mis des codes fermés. Chez nous les utilisateurs peuvent installer des widgets, ajouter des boutons ou des menus. On fait aussi des outils de personnalisation permettant de repackager Opera et de le redistribuer. Aussi il y a Dragonfly, notre outil de debugging qui est actuellement sous licence BSD mais on devrait ensuite passer à une licence Apache.

Comment expliquez-vous votre part de marché en Russie (25%) ?

CM : A l'époque où Opera était payant, on a vu que cela ne marchait pas très bien en Europe de l'Ouest mais en Russie ca allait plutôt bien. Il n'y avait pas beaucoup d'argent mais beaucoup d'utilisateurs ! Aussi il y a quelques années l'infrastructure n'était pas aussi développée qu'en Europe et cela correspondait très bien à Opera. Enfin il y a une très forte communauté. Un administrateur réseau va par exemple recommander Opera à l'un de ses amis....

Si vous deviez faire un reproche pour chacun des navigateurs Firefox, Chrome, Safari et IE, quel serait-il ?

CM : Je trouve que Firefox manque de fonctionnalités. Il faut sans arrêt aller chercher des extensions. Je n'utilise presque jamais Internet Explorer parce que je ne suis pas sous Windows. Je n'ai joué qu'un tout petit peu avec Chrome. En ce qui concerne Safari, je ne peux tout simplement pas trouver de fonctionnalités, tout est fermé !

L'année dernière, si Opera n'existait pas, vous auriez surfé sur Omniweb, est-ce toujours le cas ?

CM : Probablement. Je regarderais aussi du côté d'iCab. Sur Linux j'utiliserais sans doute Konqueror.

Avec Opera 10.5 vous avez introduit la librairie graphique Vega. Pouvons-nous espérer la prise en charge de l'accélération matérielle ?

CM : Tout à fait, c'est l'un des grands buts de Vega. C'est un processus sur lequel nous travaillons peu à peu.

Dans la thématique du Web 3D, prenez-vous part aux travaux du groupe Khronos ?

CM : Oui nous y sommes. L'un de nos développeurs sur Vega travaille sur WebGL. En revanche nous ne connaissons pas vraiment la feuille de route.

Quand les versions Mac OS X et Linux d'opera 10.5 seront-eles disponibles ?

CM : Nous avons dû décaler les projets pour la sortie du ballot screen et donc retarder ces versions. Nous avons effectué divers changements. Par exemple la version Mac OS X est basée sur Cocoa. Nous avons fait quelque chose de similaire pour Linux en coupant les dépendances à QT pour que le logiciel soit mieux intégré au système. Je dirais que c'est une question de semaines.

Enfin quels sont les projets à venir pour Opera ?

CM : Dans un futur proche nous sortirons les nouvelles versions d'Opera Mini et Opera Mobile. Après en ce qui concerne la 3D, je ne sais pas trop je dirais peut-être que ca viendra dans un an. Nous allons travailler davantage sur Vega et Carakan (NDLR : nouveau moteur JavaScript). Nous allons aussi nous concentrer sur Opera Link qui permet la synchronisation des favoris, de l'historique ou encore des notes. Aussi nous ajouterons un mode sécurisé sur Unite pour le transfert des données plus sensibles ; aujourd'hui nous sommes juste en HTTP. Nous pensons publier une API de Link pour que la technologie puisse être intégrée sur d'autres navigateurs. Enfin nous continuerons à densifier la prise en charge des standards du HTML5 et du CSS3.

Je vous remercie
Après un début de semaine marqué par quelques alléchantes annonces dans le domaine de la mobilité - le Nexus S et Android 2.3, ainsi qu'un prototype de tablette motorisée par HoneyComb (Android 3.0), Google a réuni mardi la presse américaine à l'occasion d'un événement presse dédié à Chrome, son navigateur Web, ainsi qu'à deux des projets auquel il a donné naissance : Chrome Web Store, un magasin d'applications, et Chrome OS, le système d'exploitation cloud centric que doit prochainement lancer le numéro un mondial de la recherche en ligne.Chrome : plus rapide, plus simple, plus sûr

Récemment engagé dans la branche 8.0, le navigateur Chrome connait un succès croissant dont ne peut que se féliciter Google, qui revendique aujourd'hui 120 millions d'utilisateurs à travers le monde. Principal argument avancé par les amateurs : la vitesse du navigateur, aussi bien au lancement qu'à l'affichage des pages.

Cette vitesse fait donc partie des points sur lesquels Google compte continuer à mettre l'accent, en proposant par exemple une fonctionnalité de type Instant permettant de faire s'afficher un site fréquemment visité dès que les premières lettres de son adresse ou de son nom ont été entrées dans la barre d'adresse.

Qui dit vitesse dit également performances et donc exploitation des capacités des ordinateurs actuels, à commencer par une accélération matérielle déléguée à la carte graphique - un point sur lequel Microsoft a également mis un accent tout particulier avec le futur Internet Explorer 9. Pour ce faire, Google s'appuie sur WebGL, la spécification d'affichage 3D pour les navigateurs crée par le groupe qui gère également OpenGL. Le moteur propose d'ailleurs différentes démonstrations, dont un séduisant globe en trois dimensions, devant témoigner des capacités de Chrome 8 en la matière. La version 8.0 de Chrome profite d'ailleurs d'un nouveau moteur, surnommé Crankshaft, censé doubler les performances par rapport à la version précédente.

« Le navigateur n'est là que pour vous permettre d'utiliser le Web. Il devrait donc être aussi minimaliste que possible », fait valoir Sundar Pichai. C'est dans cette logique que s'inscrit la mise à jour transparente du navigateur, laquelle présente également un intérêt en matière de sécurité.

Cette problématique cruciale fait par ailleurs l'objet de développements spécifiques, qui passent par l'intégration au sein de Chrome de composants logiciels tiers (Flash, PDF), lesquels sont exécutés dans un environnement dédié (sandbox). Afin d'accélérer cette tendance, censée limiter l'impact en termes de sécurité de ces plugins extérieurs, Google propose un nouveau kit de développement permettant de tirer parti de cette exécution sécurisée.Chrome Web Store

Pour la première fois, Google fait donc la présentation du très attendu Chrome Web Store, qui réunira tout un ensemble d'applications liées à des contenus en ligne. De nombreuses catégories sont proposées (News, Jeux, etc.), avec une interface qui ne sera sans doute pas sans rappeler l'iTunes Store à certains. Le Chrome Web Store est intrinsèquement lié au compte Google de l'utilisateur, qui n'aura donc aucun paramétrage spécifique à prévoir, à part peut-être renseigner ses coordonnées bancaires pour les applications payantes. Celles-ci pourront d'ailleurs faire l'objet d'abonnements mensuels.

Parmi les premières applications proposées figure en bonne place le fameux New York Times, dont le client Chrome est capable de fonctionner en mode déconnecté, et offre une interface de navigation "enrichie", parfaitement conforme à l'esprit "App", par opposition à la page Web standard.

Du côté des jeux, on reste pour l'instant cantonné à une dimension casual, incarnée par exemple par Poppit, illustrée ci-dessus. Electronic Arts a toutefois assuré Google de son soutien et envisagerait de porter les jeux qui peuvent l'être sur le Chrome Web Store. Les marchands ne sont pas en reste, puisque Amazon dispose déjà d'une application dédiée, Windowshop, qui reprend les contenus du site Amazon.com, mais les dispense par le biais d'une interface de type "App", tout particulièrement adaptée aux écrans tactiles.

Amazon inaugure par ailleurs Kindle for the Web. Entièrement réalisée en HTML5, l'application permet de retrouver les contenus associés à son compte Kindle, mais aussi de naviguer parmi ses ouvrages via une interface de type carrousel en 3D. A date, le Chrome Web Store, qui est dès à présent disponible, compterait environ 500 applications.

Qu'en retenir ? Il semble aller de soi que la plupart de ces applications ne sont pas foncièrement pensées pour une utilisation de type desktop, mais plutôt conçues pour de petits appareils : tablettes tactiles, netbooks, etc. Ce qui amène, sans trop de surprise, à Chrome OS.Chrome OS : repenser l'expérience PC

« Chrome OS n'est rien d'autre que le Web. Fondamentalement, c'est Chrome fonctionnant directement sur le hardware », attaque Sundar Pichai. Conçu pour un démarrage rapide et une extinction instantanée, Chrome OS ne requiert aucun paramétrage particulier, puisque toutes les données sont associées au compte Google de l'utilisateur.

L'avantage immédiat réside dans le fait que les données sont automatiquement synchronisées entre tous les appareils qu'est susceptible d'emprunter l'utilisateur. De son netbook à son ordinateur de bureau, qu'il soit Windows, Mac ou Linux, les applications installées seront répliquées, ou supprimées si besoin, sans action particulière de sa part.

Le système intègre logiquement un mode déconnecté (offline), qui permet par exemple de travailler sur Google Docs même si la liaison à Internet est perdue. Dans ce cas, Chrome OS effectuera automatiquement la synchronisation serveur à la prochaine connexion. Toutes les applications du Chrome Web Store seront d'ailleurs stockées en local, de façon à rester accessibles en permanence.

Pour que l'expérience soit concluante, Google veut n'installer son système que sur des machines munies d'une connectivité mobile (3G). Pour ce faire, le moteur s'est associé aux Etats-Unis avec Verizon, qui proposera différentes formules dédiées : une journée de connexion pour 10 dollars, ou un forfait ouvrant droit à une certaine quantité de données transférées.

De la même façon que le navigateur se met maintenant à jour automatiquement, Chrome OS saura télécharger et installer les applications, mais aussi les correctifs de sécurité de façon transparente, même si l'utilisateur sera cette fois prévenu. Comme avec Chrome, Google entend bien fournir des mises à jour sur un rythme extrêmement rapide (quelques semaines) afin d'améliorer constamment l'expérience utilisateur. Les données stockées en local seront quant à elles systématiquement chiffrées, promet Google, dont le système profitera du même principe de sandbox que son navigateur.

Au delà de l'utilisateur lambda, reste à intéresser le monde de l'entreprise, bien plus difficile à convaincre. Pour ce faire, Google a choisi de s'associer à Citrix, qui proposera sur Chrome OS un Citrix Receiver permettant de faire s'afficher au travers d'une fenêtre Chrome des applications d'entreprise (Excel et consorts, mais aussi des progiciels tels que ceux de SAP) exécutées sur un serveur distant, de façon sécurisée. Du fait de ce modèle qui veut que l'OS soit mis à jour très régulièrement, Google ne peut en effet que s'appuyer sur des environnements distants pour garantir compatibilité logicielle et respect des problématiques de sécurité.

Reste à apporter Chrome OS au consommateur. Fort du soutien d'Intel, Google assure qu'il ne sera pas difficile de convaincre l'industrie. Acer et Samsung auraient déjà passé un accord de principe. Pour l'instant, le moteur lance un programme pilote, qui tourne autour d'une machine sans marque dotée d'un écran de 12,1 pouces, dédiée aux tests. Les caractéristiques matérielles ne sont pas précisées, mais la promesse est séduisante : 3G intégrée, WiFi double bande, 8 heures d'autonomie et 8 jours en veille.Chrome OS, un vrai game changer ?

Entièrement tourné vers le Web, mais tout de même capable de faire fonctionner des applications évoluées en local, sans recours à une connexion, Chrome OS se veut le parfait pont entre l'univers déconnecté et Internet. On ne peut manquer de rapprocher cette façon de voir les choses de ce qu'a fait Apple avec son iPad : téléchargement d'applications, système extrêmement léger s'effaçant totalement derrière les contenus, etc. Là où la société de Cupertino construit un environnement fermé, dépendant uniquement de son hardware, Google rejoue la carte déjà engagée avec Android : une base simple, gratuite ou presque, et proposée à l'ensemble de l'industrie. La grande force de Chrome OS sera sa modularité, résidant dans sa capacité à fonctionner aussi bien sur un ordinateur portable que sur une tablette, en attendant le pont qu'on sent inévitable avec Android. Le CES de Las Vegas, début janvier, permettra vraisemblablement de juger de l'attention portée par l'industrie à ces annonces.

La vidéo promotionnelle ci-dessous résume la proposition de valeur de Chrome OS selon Google.

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