Qui veut une application Web libre ?

le 28/01/2009 à 21:08
Qui veut une application Web libre ?
Le blog symfony a annoncé une nouvelle initiative pour les développeurs utilisant leur framework dans la création d'un site Internet.

Ce blog propose d'organiser sous la forme d'un concours une structure de base en 48 heures en utilisant un twist unique à Symphony

Pour connaitre exactement l'ensemble de la nouvelle initiative, il suffit de vous rendre sur le site et de prendre connaissance du communiqué.

- Who Wants a Free Web Application

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Jeremy Allaire, PDG de la plate-forme de vidéo en ligne Brightcove, nous propose cette tribune libre dans laquelle il évoque les enjeux de la multiplication des terminaux et des moyens d'accéder aux contenus vidéo, ainsi que les risques de fragmentation qui en découlent.

Chaque jour, ou presque, je m'assois en face d'un éditeur en ligne ou d'un responsable marketing, et je suis frappé par le poids des enjeux auxquels ils doivent faire face. Pour ces professionnels des contenus et du numérique, l'explosion de l'usage des Smartphones et tablettes connectées est à la fois la plus préoccupante, la plus excitante et la plus redoutable des aventures. Je me suis aperçu qu'au cours de ces discussions, je suis souvent amené à leur faire les mêmes recommandations, et j'ai pensé qu'il pourrait être utile de les mettre par écrit pour les partager avec d'autres qui sont confrontés aux mêmes questions.

La guerre des plateformes exige une stratégie

Le plus grand changement auquel nous sommes confrontés aujourd'hui, c'est l'adoption des Smartphones et la généralisation de l'accès aux contenus et aux applications via leurs plateformes mobiles. Mary Meeker prédit que d'ici 2014, plus de la moitié de l'utilisation d'Internet dans le monde se fera depuis un mobile. Pour ma part je pense que cela se produira même plus tôt.

Le plus gros problème que cette évolution pose aux éditeurs de contenus et aux développeurs, c'est celui de la fragmentation et de la complexité généré par la guerre entre ces plateformes. cette guerre des plateformes relève moins de désaccords technologiques que d'enjeux économiques portant sur le développement des applications. Et la véritable question est finalement simple : qui pourra contrôler l'accès aux utilisateurs et les opportunités de monétisation qui en dépendent ?

Ce genre de lutte prend du temps, et la bataille se poursuivra encore pendant des années. Pour les éditeurs de contenus et d'applications, il n'y a pas aujourd'hui de choix facile ou d'alternative binaire, et vous pouvez être sûrs qu'il ne s'en dégagera pas dans un futur proche. Il en résulte un niveau de complexité et de fragmentation dans l'exécution des applications de contenus média qui me semble très inquiétant.

Pour y faire face, toute organisation publiant du contenu doit adopter une stratégie pour :

Le Web sur PC.
Face à la rivalité entre Flash et HTML5, la meilleure chose à faire est d'adopter les deux. Flash reste en effet le format d'exécution vidéo le plus efficace en termes de compatibilité et de distribution sur PC.

Le Web mobile.
Il y a encore peu, Web mobile signifiait le Wap, ou ces affreux sites HTML légers auxquels vous pouviez accéder depuis un Blackberry. Aujourd'hui cela signifie un site tactile, optimisé pour les résolutions des Smartphones et tablettes et le comportement des utilisateurs mobiles. La croissance du web mobile repose sur le web tactile. Sur ces plateformes, HTML5 est en train d'émerger comme la seule plateforme unifiée pour les applications de contenus.

Les Applications iOS.
Si vous voulez avoir votre part du phénomène marketing et commercial hautement rémunérateur orchestré par Apple, il faut que vous intégriez l'écosystème iTunes. Donc vous avez besoin de développer des applications natives et créatrices de valeur, et de tabler sur une combinaison de publicité et de paiements à l'intérieur de vos applications et contenus. Idem pour les Applications Android.

L'avenir promet d'être complexe, et de nouvelles plateformes d'applications mobiles font leur apparition parallèlement à la prolifération des modes de consommation média (par exemple iPhone vs. iPad, ou télévision connectée vs. tablette vs. PC).

Adapter la monétisation au support

La prolifération des terminaux bouleverse également beaucoup d'idées sur la monétisation des contenus et des médias. De 2000 à 2009, le mantra a toujours été « l'information veut être libre ». Mais les applications de contenus disponibles sur les Smartphones et autres tablettes, en offrant une expérience personnelle, presque intime, semblent en mesure d'ouvrir le portefeuille des gens à une échelle bien supérieure à celle anticipée. Payer pour une application de contenus sur son mobile est instantané, intime et pratique. Et c'est de plus en plus banal.

La Télévision Connectée n'est pas de la télé

Les terminaux mobiles sont aujourd'hui au cœur des ces transformations. Mais la guerre des plateformes se porte déjà sur un nouveau front, celui de la Télévision Connectée. Dans cette confrontation, l'enjeu central n'est pas la diffusion de programmes TV, mais bien les applications connectées.

En réalité, la Télévision Connectée est juste un nouveau contexte d'accès à l'information, aux communications et à l'interactivité. Maintenant que des centaines de millions de consommateurs sont équipés de Smartphones et autres ordinateurs de poche, il est inévitable de vouloir transposer ce type d'expériences à de grands écrans. Qui nierait qu'il est bien plus confortable d'utiliser toutes ces fonctionnalités bien assis dans son fauteuil, devant son écran plat ?

Bien sûr, nous consommerons des programmes vidéos sur des chaînes linéaires, mais je prédis que nous passerons au moins autant de temps connectés à Facebook, à passer un appel vidéo, jouer en ligne ou encore à faire notre shopping. C'est pour cette raison que la guerre des applications se livre déjà dans le salon, et elle y préside non pas au futur de la télévision, mais bien au futur des usages d'internet, des communications et du commerce.
La Télévision Connectée est le nouveau round de la guerre des plateformes : HTML5 contre Flash, Applications contre TV sur internet, Apple contre Google contre les fabricants de consoles et de télévisions.

Bonne chance, et essayez de ne pas faire partie des victimes collatérales.
Note de l'auteur :

Voici ce que j'attend de cette année PHP et MysQL 2008 :

PHP 6 sort en 2008
Première prédiction assez facile à première vue, mais peut-être plus délicate qu'il n'y parait. PHP 5.3 met beaucoup de temps à sortir, même s'il est prévu pour maintenant ou presque. Entre les espaces de noms, les jeux de caractères et le nettoyage des directives, PHP 6 aura fort à faire pour sortir des cartons. Mais gageons qu'il le fera.

PDO prend le devant de la scène
Peaufinée et moderne, PDO apporte une solution d'abstraction de base de données bien étudiée. Elle n'empêche personne d'utiliser les spécificités de chaque serveur de BD, mais évite de changer les scripts PHP quand on change l'extension d'interface. Un gain précieux, que tout ceux qui font le saut en PHP 5 vont réaliser bien vite.

les outils de surveillance du code PHP sortent de l'ombre
Que ce soit pour suivre le code source ou surveiller l'exécution des grandes applications en production, des outils de suivi semi-automatiques vont sortir durant l'année. L'offre existe déjà, mais l'Open Source va enfin réaliser qu'il faut une solution libre à la communauté.

Hardware on demand va gagner en crédibilité
Personne ne veut courir après des serveurs pour faire face à un surplus de trafic; personne ne veut plus gérer la consommation électriques des serveurs, et planter des arbres pour chaque ampère consommé; les hébergeurs vont intégrer ces problèmes dans leurs offres, et remplacer ce problème par un simple contrat.

Les moteurs de production de code PHP montent en puissance
On les voit déjà à l'oeuvre pour les ORM, mais pourquoi ne prendraient-ils pas la place qui leur revient pour les gabarits (smarty le fait plus ou moins), le workflow, les caches, les diagrammes UML? Avoir une technique de programmation qui fait le pont entre le fonctionnel et le code PHP final fait définitivement partie des impératifs de l'industrialisation de PHP.

Partitionner une application n'est plus un art
Savoir passer de deux à trois ou quatre serveurs va devenir une opération courante, avec ses bonnes pratiques. On saura appliquer quelques critères techniques raisonnables pour répartir une charge sur plusieurs machines, sans dépendre des circonstances ni des besoins d'affaires (mais en y répondant).

Les fusions en 2008 ?
Dans le monde PHP, Zend me parait le plus susceptible d'un rapprochement durant cette année. Un très gros éditeur lui apporter sa puissance de frappe, tandis que Zend sera un fer de lance pour le développement des affaires sur le Web. Ils sont sûrement plusieurs à s'y intéresser.

Coté français, les mouvements se feront selon un stratégie de diversification : les entreprises établies et assez importantes, iront diversifier leurs activités avec les autres technologies libres, comme l'a déjà fait nexen services en entrant dans le groupe Alter Way. PHP, Perl et Python vont cohabiter avec MySQL et PostGreSQL. Les clients seront ravis d'avoir enfin le choix.

Coté MySQL, l'IPO va se concrétiser, dans un contexte d'affaires de plus en plus difficile pour l'éditeur libre. L'année va être rock and roll!

Une nouvelle production d'elephpant pour 2008
Oui, surement en fait. Ce n'est pas vraiment une prédiction...

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