Google Chrome pré-installé sur certains PC ?

le 24/11/2008 à 23:30
Google Chrome pré-installé sur certains PC ?
Afin creuser rapidement son trou sur le marché des navigateurs, Google envisagerait de signer plusieurs partenariats avec différents fabricants d'ordinateurs; Chrome serait alors pré-installé sur la machine aux côtés de Internet Explorer.

A ce jour, alors que Firefox frôle les 20% de part de marché, Internet Explorer détient 71,27% du trafic Internet global. En regroupant 6,57% des utilisateurs, Safari arrive en troisième position devant Opera (0,75%). Dévoilé en bêta au mois de septembre dernier, Google Chrome est cinquième sur la liste (0,74%) devant Netscape et Mozilla.

Au cours d'un entretien avec Times Online, Sundar Pichai, vice-président chez Google, explique que les ambitions de la firme de Mountain View sont belles et bien réelles : "nous allons probablement commencer des partenariats de distribution [...] il se pourrait que nous travaillions avec des fabricants OEM afin qu'ils vendent des ordinateurs sur lesquels Chrome serait pré-installé.".

Une fois ces partenariats mis en place, la donne pourrait rapidement changer pour Microsoft, d'autant que Richard Howlay, président du cabinet d'analyse Tech Market View, souligne qu'avec les lois antitrust actuelles, Microsoft aurait bien du mal à s'opposer à cette initiative. Cependant, face à cette annonce, Microsoft affiche une image plutôt détendue. John Curran, directeur du département Windows au Royaume-Uni, déclare : "la compétition est très présente sur le marché des navigateurs et au final, les utilisateurs choisissent l'outil qui leur convient le plus" avant d'ajouter "et pour une large majorité des utilisateurs au sein du Royaume-Uni, il s'agit d'Internet Explorer".

Sundar Pichai confirme par ailleurs que la version finale de Chrome sera dévoilée en janvier prochain et que les versions fonctionnant sous Mac OS X et Linux devraient être disponibles au premier semestre 2009.

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Après un début de semaine marqué par quelques alléchantes annonces dans le domaine de la mobilité - le Nexus S et Android 2.3, ainsi qu'un prototype de tablette motorisée par HoneyComb (Android 3.0), Google a réuni mardi la presse américaine à l'occasion d'un événement presse dédié à Chrome, son navigateur Web, ainsi qu'à deux des projets auquel il a donné naissance : Chrome Web Store, un magasin d'applications, et Chrome OS, le système d'exploitation cloud centric que doit prochainement lancer le numéro un mondial de la recherche en ligne.Chrome : plus rapide, plus simple, plus sûr

Récemment engagé dans la branche 8.0, le navigateur Chrome connait un succès croissant dont ne peut que se féliciter Google, qui revendique aujourd'hui 120 millions d'utilisateurs à travers le monde. Principal argument avancé par les amateurs : la vitesse du navigateur, aussi bien au lancement qu'à l'affichage des pages.

Cette vitesse fait donc partie des points sur lesquels Google compte continuer à mettre l'accent, en proposant par exemple une fonctionnalité de type Instant permettant de faire s'afficher un site fréquemment visité dès que les premières lettres de son adresse ou de son nom ont été entrées dans la barre d'adresse.

Qui dit vitesse dit également performances et donc exploitation des capacités des ordinateurs actuels, à commencer par une accélération matérielle déléguée à la carte graphique - un point sur lequel Microsoft a également mis un accent tout particulier avec le futur Internet Explorer 9. Pour ce faire, Google s'appuie sur WebGL, la spécification d'affichage 3D pour les navigateurs crée par le groupe qui gère également OpenGL. Le moteur propose d'ailleurs différentes démonstrations, dont un séduisant globe en trois dimensions, devant témoigner des capacités de Chrome 8 en la matière. La version 8.0 de Chrome profite d'ailleurs d'un nouveau moteur, surnommé Crankshaft, censé doubler les performances par rapport à la version précédente.

« Le navigateur n'est là que pour vous permettre d'utiliser le Web. Il devrait donc être aussi minimaliste que possible », fait valoir Sundar Pichai. C'est dans cette logique que s'inscrit la mise à jour transparente du navigateur, laquelle présente également un intérêt en matière de sécurité.

Cette problématique cruciale fait par ailleurs l'objet de développements spécifiques, qui passent par l'intégration au sein de Chrome de composants logiciels tiers (Flash, PDF), lesquels sont exécutés dans un environnement dédié (sandbox). Afin d'accélérer cette tendance, censée limiter l'impact en termes de sécurité de ces plugins extérieurs, Google propose un nouveau kit de développement permettant de tirer parti de cette exécution sécurisée.Chrome Web Store

Pour la première fois, Google fait donc la présentation du très attendu Chrome Web Store, qui réunira tout un ensemble d'applications liées à des contenus en ligne. De nombreuses catégories sont proposées (News, Jeux, etc.), avec une interface qui ne sera sans doute pas sans rappeler l'iTunes Store à certains. Le Chrome Web Store est intrinsèquement lié au compte Google de l'utilisateur, qui n'aura donc aucun paramétrage spécifique à prévoir, à part peut-être renseigner ses coordonnées bancaires pour les applications payantes. Celles-ci pourront d'ailleurs faire l'objet d'abonnements mensuels.

Parmi les premières applications proposées figure en bonne place le fameux New York Times, dont le client Chrome est capable de fonctionner en mode déconnecté, et offre une interface de navigation "enrichie", parfaitement conforme à l'esprit "App", par opposition à la page Web standard.

Du côté des jeux, on reste pour l'instant cantonné à une dimension casual, incarnée par exemple par Poppit, illustrée ci-dessus. Electronic Arts a toutefois assuré Google de son soutien et envisagerait de porter les jeux qui peuvent l'être sur le Chrome Web Store. Les marchands ne sont pas en reste, puisque Amazon dispose déjà d'une application dédiée, Windowshop, qui reprend les contenus du site Amazon.com, mais les dispense par le biais d'une interface de type "App", tout particulièrement adaptée aux écrans tactiles.

Amazon inaugure par ailleurs Kindle for the Web. Entièrement réalisée en HTML5, l'application permet de retrouver les contenus associés à son compte Kindle, mais aussi de naviguer parmi ses ouvrages via une interface de type carrousel en 3D. A date, le Chrome Web Store, qui est dès à présent disponible, compterait environ 500 applications.

Qu'en retenir ? Il semble aller de soi que la plupart de ces applications ne sont pas foncièrement pensées pour une utilisation de type desktop, mais plutôt conçues pour de petits appareils : tablettes tactiles, netbooks, etc. Ce qui amène, sans trop de surprise, à Chrome OS.Chrome OS : repenser l'expérience PC

« Chrome OS n'est rien d'autre que le Web. Fondamentalement, c'est Chrome fonctionnant directement sur le hardware », attaque Sundar Pichai. Conçu pour un démarrage rapide et une extinction instantanée, Chrome OS ne requiert aucun paramétrage particulier, puisque toutes les données sont associées au compte Google de l'utilisateur.

L'avantage immédiat réside dans le fait que les données sont automatiquement synchronisées entre tous les appareils qu'est susceptible d'emprunter l'utilisateur. De son netbook à son ordinateur de bureau, qu'il soit Windows, Mac ou Linux, les applications installées seront répliquées, ou supprimées si besoin, sans action particulière de sa part.

Le système intègre logiquement un mode déconnecté (offline), qui permet par exemple de travailler sur Google Docs même si la liaison à Internet est perdue. Dans ce cas, Chrome OS effectuera automatiquement la synchronisation serveur à la prochaine connexion. Toutes les applications du Chrome Web Store seront d'ailleurs stockées en local, de façon à rester accessibles en permanence.

Pour que l'expérience soit concluante, Google veut n'installer son système que sur des machines munies d'une connectivité mobile (3G). Pour ce faire, le moteur s'est associé aux Etats-Unis avec Verizon, qui proposera différentes formules dédiées : une journée de connexion pour 10 dollars, ou un forfait ouvrant droit à une certaine quantité de données transférées.

De la même façon que le navigateur se met maintenant à jour automatiquement, Chrome OS saura télécharger et installer les applications, mais aussi les correctifs de sécurité de façon transparente, même si l'utilisateur sera cette fois prévenu. Comme avec Chrome, Google entend bien fournir des mises à jour sur un rythme extrêmement rapide (quelques semaines) afin d'améliorer constamment l'expérience utilisateur. Les données stockées en local seront quant à elles systématiquement chiffrées, promet Google, dont le système profitera du même principe de sandbox que son navigateur.

Au delà de l'utilisateur lambda, reste à intéresser le monde de l'entreprise, bien plus difficile à convaincre. Pour ce faire, Google a choisi de s'associer à Citrix, qui proposera sur Chrome OS un Citrix Receiver permettant de faire s'afficher au travers d'une fenêtre Chrome des applications d'entreprise (Excel et consorts, mais aussi des progiciels tels que ceux de SAP) exécutées sur un serveur distant, de façon sécurisée. Du fait de ce modèle qui veut que l'OS soit mis à jour très régulièrement, Google ne peut en effet que s'appuyer sur des environnements distants pour garantir compatibilité logicielle et respect des problématiques de sécurité.

Reste à apporter Chrome OS au consommateur. Fort du soutien d'Intel, Google assure qu'il ne sera pas difficile de convaincre l'industrie. Acer et Samsung auraient déjà passé un accord de principe. Pour l'instant, le moteur lance un programme pilote, qui tourne autour d'une machine sans marque dotée d'un écran de 12,1 pouces, dédiée aux tests. Les caractéristiques matérielles ne sont pas précisées, mais la promesse est séduisante : 3G intégrée, WiFi double bande, 8 heures d'autonomie et 8 jours en veille.Chrome OS, un vrai game changer ?

Entièrement tourné vers le Web, mais tout de même capable de faire fonctionner des applications évoluées en local, sans recours à une connexion, Chrome OS se veut le parfait pont entre l'univers déconnecté et Internet. On ne peut manquer de rapprocher cette façon de voir les choses de ce qu'a fait Apple avec son iPad : téléchargement d'applications, système extrêmement léger s'effaçant totalement derrière les contenus, etc. Là où la société de Cupertino construit un environnement fermé, dépendant uniquement de son hardware, Google rejoue la carte déjà engagée avec Android : une base simple, gratuite ou presque, et proposée à l'ensemble de l'industrie. La grande force de Chrome OS sera sa modularité, résidant dans sa capacité à fonctionner aussi bien sur un ordinateur portable que sur une tablette, en attendant le pont qu'on sent inévitable avec Android. Le CES de Las Vegas, début janvier, permettra vraisemblablement de juger de l'attention portée par l'industrie à ces annonces.

La vidéo promotionnelle ci-dessous résume la proposition de valeur de Chrome OS selon Google.
Parce qu'il est parfois frustrant de commenter l'actualité tout en s'astreignant à une certaine réserve, la rédac' vous propose régulièrement des billets d'humeur qui nous permettent d'offrir un regard plus personnel sur l'actualité de l'univers high-tech, au travers d'articles parfaitement subjectifs qui ne reflètent finalement que l'avis de leur auteur. Cette semaine, nous revenons sur l'édition E de Windows 7, une version garantie 100% compatible avec la Commission Européenne, et avec 0% de navigateur web dedans...

Si tout se passe bien, à l'heure où nous écrivons ces lignes, la version 3.5 de Mozilla Firefox devrait voir le jour en fin d'après midi. Petit conseil de la rédac : téléchargez cette version, et mettez la de côté sur une clé USB ou sur un CD vierge. Car, si vous faites partie des 76 000 chanceux qui parviendront à décrocher une version de Windows 7 à un prix préférentiel, vous n'aurez même pas le plaisir d'utiliser Internet Explorer une seule et unique fois pour télécharger Firefox, Opera ou Google Chrome. Comme vous le savez peut être, histoire de ne pas s'attirer les foudres de la Commission Européenne, Microsoft a en effet décidé de commercialiser Windows 7 dans une version spécifique pour l'Europe, la version E, dénuée de tout navigateur web. Et il ne s'agit pas d'une version supplémentaire que personne n'osera mettre en rayon, comme la tristement célèbre version N, non non ! Cette fois, vous n'aurez pas le choix ! Ou plutôt, vous aurez le choix de votre navigateur web, puisque vous pourrez installer celui que vous préférez. Encore faut-il pouvoir le télécharger, car si les constructeurs auront le choix d'inclure n'importe quel navigateur sur leurs machines équipées de Windows 7, les détenteurs des versions boite devront télécharger Internet Explorer ou tout autre navigateur par leurs propres moyens !

Alors on pourrait se dire que Microsoft favorise l'ouverture, qu'ils vont faciliter la tâche à leurs clients, que l'on va avoir droit à un menu incluant des liens vers le navigateur de son choix au premier démarrage de notre super édition collector. Pensez, déjà que vous avez eu le privilège de précommander votre version, il ne faudrait pas en plus qu'on vous mâche le travail. Non, la réalité est beaucoup plus drôle. Voici en toutes lettres ce que l'on peut lire sur le site français de Microsoft au sujet de la précommande de Windows 7 : "Les éditions Windows 7 E ne comprennent pas de navigateur Internet. Nous vous recommandons de vous procurer un navigateur Internet auprès de Microsoft ou d'un autre fournisseur et de l'avoir à disposition sur un CD / DVD ou autre périphérique, prêt à être installé après l'installation complète de Windows 7". Vous avez bien lu, nous voilà de retour en 1995, on se demande même si on va pouvoir obtenir des CD d'Internet Explorer 8 par la poste comme au bon vieux temps !

Oh, oui, bien entendu, on pourrait me répondre que ça n'est qu'un détail, et que l'on n'est pas bête au point de ne pas savoir comment utiliser une clé USB. Et de toute façon, ça n'est pas la faute de Microsoft, pas vrai ? Si Opera, Mozilla et Google n'étaient pas des gros méchants jaloux, on n'en serait pas là, diront les mauvaises langues. Plus sérieusement, il y aurait matière à dire sur la Commission Européenne... Alors oui, certes, c'est un détail, mais qui conduit à quelque chose que l'on ne pensait plus voir depuis Windows 95 : un système d'exploitation vendu sans navigateur, à l'heure du web 2.0 ! La situation est tout aussi absurde que celle qui entourait l'inclusion de Windows Media Player et qui a débouché sur la sortie de la version N. Le cas de WMP est très intéressant car on a pu voir que malgré tous les efforts de Microsoft pour imposer son lecteur multimédia, ça n'a nullement empêché des millions d'utilisateurs d'installer la version Windows d'iTunes. On pourrait dire la même chose d'Internet Explorer : il est toujours inclus à toutes les versions actuelles de Windows, pourtant Mozilla Firefox arrive à lui faire de l'ombre et même beaucoup plus dans certains pays comme l'Allemagne où il fait jeu égal avec IE !

Que prouvent ces deux exemples ? Qu'au final, les utilisateurs ne sont pas si asservis à Microsoft qu'on le dit, et qu'ils peuvent très bien lui préférer d'autres logiciels si un concurrent arrive à sortir un meilleur produit et à le faire savoir. Permettre la désinstallation totale d'Internet Explorer 8 sous Windows 7 est une preuve d'ouverture. Ne pas l'inclure dans les versions européennes pousse davantage vers une situation plus risible qu'autre chose. Si Apple cherche un scénario pour leur prochaine publicité Mac/PC, entre les prix en trois temps, les multiples éditions et ce fiasco européen, la firme de Cupertino a l'embarras du choix !

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