Présentation en ligne chez Google pour l'été

le 18/04/2007 à 20:27
Présentation en ligne chez Google pour l'été
La collection d'outils bureautiques en ligne de Google devrait s'enrichir d'un service de présentation d'ici l'été. La firme californienne annonce en effet cette semaine l'acquisition de la société Tonic Systems, spécialisée dans la réalisation d'outils de présentation de documents en Java et précise que les équipes de cette dernière rejoindront les ingénieurs en charge du développement de Google Docs & Spreadsheets. Aujourd'hui, ce service propose un traitement de texte et un tableur accessibles gratuitement à tout détenteur d'un compte Google.

L'acquisition de Tonic Systems, pour un montant non communiqué, permet à Google de ne pas partir de zéro pour le développement de son application. "Ils disposent de bonnes technologies dédiées à la création de présentations ainsi qu'à la conversion de documents, ce qui constitue pour nous un apport de qualité, au moment où nous ajoutons des fonctionnalités de partage de présentations et de fonctionnalités collaboratives à Google Docs & Spreadsheets", explique Google sur son blog officiel.

Avec un équivalent en ligne de l'outil de présentation Powerpoint, intégré dans la suite bureautique Office de Microsoft, Google sera en mesure de proposer une alternative en ligne aux versions logicielles des logiciels bureautiques les plus courants. L'objectif est-il pour autant de concurrencer Microsoft ? Bien qu'Eric Schmidt, PDG de Google, s'en défende, la firme de Mountain View est en train de se constituer un portefeuille d'applications en ligne visant tout particulièrement les entreprises (Google Apps For Your Domain) dont la finalité pourrait bien être de s'imposer comme un remplaçant d'Office.

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La semaine dernière, alors que Microsoft sortait officiellement sa suite bureautique Office 2010, Google a publié un billet de contre-attaque sur son blog officiel intitulé Upgrade here. Chez Microsoft la provocation a bien été entendue, notamment par Alex Payne, directeur des services en ligne de la firme de Redmond.

Matthew Glozbach, directeur des produits pour entreprises de Google, proposait ainsi : "Si vous envisagez de mettre à jour Office avec Office, nous vous encourageons à penser à une alternative : mettre à niveau Office avec Google Docs". Ce dernier soulignait alors le moindre coût de la suite hébergée ainsi que ses diverses fonctionnalités de collaboration. Dave Girouard, président des produits professionnels de Google ajoutait de son côté que Google Docs fonctionne très bien avec Office et même l'enrichit.Cependant, Microsoft n'entend pas en rester là. Sur son blog, Alex Payne déclare qu'à chaque fois qu'un document initialement créé au sein d'Office est ouvert sur Google Docs, une conversion du fichier est effectuée vers un nouveau type de fichier pour la lecture et l'édition. Le problème : "dans ce nouveau document converti il manque des éléments. Certains de ces composants peuvent être très importants. Graphiques, mises en forme, filigranes, polices... ". M. Payne ajoute qu'une seconde conversion depuis Google Documents vers Microsoft Office ne rectifie pas pour autant le tir puisque les éléments ont été supprimés lors de la première importation vers la suite de Google.

Afin d'illustrer ce problème, M. Payne a mis au point une vidéo de présentation (en anglais) dans laquelle il souligne également que les services hébergés de Microsoft (Office Web Apps) conservent la mise en page originale d'un document crée sur Office. Chez Google, il semblerait que cet argument soit peu valable. En effet, Rajen Sheth, responsable des produits Google Apps affirme : "nous estimons que 90% des utilisateurs utilisent réellement 10% des fonctionnalités (de Microsoft Office). Nous nous efforçons de déterminer quels sont ces 10% utilisés pour les implémenter au sein de Google Docs".
Au sein du code HTLM d'une page web, il existe certains éléments qui, à l'heure actuelle, ne sont pas visibles pour l'internaute car non interprétés graphiquement. Le microformat permet d'identifier des données selon leur nature pour que celles-ci puissent être traitées par la suite sur un logiciel local. Ainsi, une carte de visite au format VCard sera automatiquement ajoutée au carnet d'adresses. Certains services web, tels que Gmail ou Yahoo! Mail, font usage de ces tags afin d'apporter une meilleure ergonomie à leurs services pour par exemple ajouter à son calendrier en ligne un événement reçu par email.

Le magazine ReadWriteWeb rapporte que lors de la conférence FOOcamp, Alex Faaborg, en charge du design chez Firefox, a présenté quelques démonstrations visant à conceptualiser l'interprétation des microformats par le navigateur.

M. Faaborg estime que Firefox pourrait agréger l'ensemble des données identifiées en tant qu'événements ou lieux géographiques. Dans le premier exemple ci-dessous, l'utilisateur procède à une recherche sur plusieurs sites Internet. De son côté, le navigateur organise les données au sein du panneau latéral. Par la suite ces données sont utilisées localement au travers den certaines applications comme Google Earth pour pouvoir être visualisées simultanément.

Le second exemple résulte d'une analyse de l'historique de navigation avec un filtre spécifique sur les microformats utilisés pour identifier les événements. Il en résulte alors un calendrier auto-généré organisant ces rendez-vous. L'interprétation des microformat sera-t-elle le nouveau champ de bataille de Mozilla ? Quoiqu'il en soit, cela contribuera certainement à lever certaines frontières entre le web et les applications locales.

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