Firefox 2.0, une autre vision du web

le 07/11/2006 à 11:18
Firefox 2.0, une autre vision du web
La version 2.0 du meilleur navigateur alternatif (ca n'engage que moi) est sorti recemment, si vous n'y êtes toujours pas passé, il est temps de l'essayer !

Je cite : "Le nouveau Firefox est encore plus rapide, plus sûr et totalement personnalisable pour s'adapter à vos besoins. Nous avons ajouté à Firefox 2 de nouvelles fonctionnalités pour améliorer votre navigation. Téléchargez Firefox 2 maintenant pour profiter au mieux du Web."

Foncez tête baissée et dites adieu à IE !

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Ce mois-ci, l'équipe chargée du développement de JoliCloud a annoncé le déploiement progressif de la version 1.0 de son système d'exploitation. Dévoilé en 2008, Jolicloud cible principalement les netbooks et a été développé sur une base Debian et Ubuntu. Le moteur de rendu, initialement propulsé par Firefox, a récemment été changé en faveur de Chromium. En mélangeant services web et logiciels natifs, le système tire parti du HTML 5 et embarque également Wine pour faire tourner les applications de Windows.

Clubic s'est entretenu avec Tariq Krim, fondateur de Jolicloud mais également de Netvibes. L'occasion de mieux cerner la stratégie de cet entrepreneur français qui parie sur l'ergonomie de son système et pour qui l'avenir réside incontestablement dans le service hébergé

Il existe déjà plusieurs systèmes spécialement conçus pour les netsbooks (UNR, Mandriva Mini, MeeGo). En quoi Jolicloud se différencie-t-il ?

Tariq Krim : Jolicloud a été le premier OS alternatif conçu pour netbooks avec l'idée que l'interface devait être simple et élégante et que le système devait utiliser au mieux les ressources de la machine.

Je pense que nous avons révolutionné la simplicité d'un OS alternatif. Nous avons développé des outils pour permettre à n'importe qui d'installer Jolicloud en 3 clics. Nous avons beaucoup travaillé pour que tout fonctionne du premier coup. Ubuntu par exemple ne fonctionne parfaitement bien qu'avec les machines pour lesquelles Canonical a des partenariats commerciaux comme Dell. Cette philosophie du confort de l'utilisateur d'abord nous a même obligés à faire des efforts supplémentaires pour que certains composants soient supportés, tels que les cartes graphiques GMA500 et Ion "out of the box". Nous avons été les seuls à le faire de manière systématique et avec l'envie que des non-habitués prennent du plaisir à l'utiliser.

Avec Jolicloud, notre première cible, c'est le netbook acheté sous Windows. Jolicloud permet de lui redonner une nouvelle vie sur le canapé, en vacances, dans les transports pour écouter de la musique et voir des films, mais nous observons que de plus en plus de professionnels l'utilisent pour travailler.

Nous avons investi beaucoup de temps pour produire une interface qui simplifie la vie des utilisateurs, un point qui m'est cher, en utilisant les technologies Web les plus modernes.

Nous avons voulu développer nos interfaces en JavaScript, HTML5, CSS3, et notamment utiliser des technologies très récentes comme les WebSockets. Grâce au mode hors-ligne, nous pouvons fonctionner même sans connexion Internet. De plus, comme nous maîtrisons le navigateur (Chromium), nous avons la possibilité de proposer des interfaces très élégantes et facilement mises à jour.

Les systèmes que vous évoquez sont basés sur une vision du passé, développés avec des technologies natives et des outils d'installation d'un autre âge.




Jolicloud mélange les applications locales et hébergées. Ne serait-il donc pas logique de coupler le système à un service de pages personnalisables accessible depuis n'importe quel navigateur, et pourquoi pas un rapprochement avec Netvibes ?

T.K : Les applications natives sont à terme appelées à être réinventées ou à disparaître. Des technologies comme Native Client et WebGL vont permettre de tout faire dans le browser. Pour l'instant ce n'est pas le cas, et pour utiliser Spotify, VLC ou encore Skype, il faut utiliser des programmes spécifiques. Pour offrir le meilleur des deux mondes, nous avons décidé d'intégrer le support des applications natives Linux et Windows (grâce à Wine).

Mais la prochaine étape c'est clairement les Web apps, des applications écrites en technologies Web mais dont l'interface se rapproche d'une véritable application. Le meilleur exemple qui me vient à l'esprit c'est 280 Slides qui remplace Keynote sur le Web.

Nous sommes très attentifs à l'évolution des services Internet qui remplacent les applications natives et nous avons mis en place un App Center qui répertorie déjà plus de 700 applications. Naturellement Netvibes en fait partie.




La sortie prochaine de Chrome OS et les partenariats OEM de Google sont-ils une menace pour vous ?

T.K : Nous ne le pensons pas.

Nos relations avec Google sont excellentes. Pour nous Chromium c'est le nouveau middleware de l'Internet.

Je pense que Jolicloud et Chrome OS ont deux stratégies de marché différentes. Avec sa taille, Google va privilégier la vente denetbooks avec Chrome OS préinstallé, quand Jolicloud propose aux utilisateurs qui ont une machine Windows d'installer un double boot Windows / Jolicloud. Techniquement, il devrait être possible d'acheter un netbook Windows, d'installer uniquement Jolicloud et de demander le remboursement de Windows, qui représente une part significative du prix de la machine. Je serais intéressé de savoir si certains de vos lecteurs ont tenté l'expérience.

Côté fonctionnalités, je pense que nous sommes vraiment allés plus loin au niveau de l'expérience HTML5 mais aussi au niveau de l'intégration de l'aspect social. Ce n'est que le début car nous avons beaucoup de choses qui vont encore améliorer la symbiose entre le Web et l'ordinateur.

Dans tous les cas, il est important que des acteurs comme Google soient présents pour faire évoluer les mentalités et notamment convaincre le monde de l'entreprise que Windows peut être remplacé par une solution Web.




Quelle fut la réaction des utilisateurs lorsque vous avez changé le moteur de rendu en utilisant celui de Chrome plutôt que celui de Firefox ?

T.K : Les gens ont bien compris notre démarche. Au delà de la vitesse de développement et la rapidité du moteur de rendu de Chromium, c'est la vision de Google pour faire avancer HTML5 et un meilleur support de Linux qui nous a poussé à faire la transition. Je pense que Mozilla a réussi son pari de fournir une alternative crédible à IE, mais n'a pas su encore s'adapter au monde “post-browser”. Je suis un supporter de Mozilla depuis ses premiers jours, mais pour en avoir parlé longuement avec John Lilly, ex-CEO de Mozilla, le navigateur en tant qu'application va disparaître et la seule chose importante sera le moteur de rendu que l'on pourra installer partout en tant que composant. Sur ce point WebKit a une bonne longueur d'avance sur Mozilla.

Avez-vous songé à signer quelques partenariats de distribution afin de déployer Jolicloud en tant qu'Instant OS ou comme système principal sur une tablette ?

T.K : Oui.

Combien de personnes travaillent sur Jolicloud ? (employés et communauté de dév compris)

T.K : Nous sommes une petite structure.

Quel est le modèle économique de Jolicloud. Pensez-vous faire de l'argent avec ce dernier ?

T.K : Jolicloud est gratuit et le restera. Nous réfléchissons à des services premium pour nos utilisateurs avancés, mais pour l'instant notre objectif est de convaincre des millions de personnes dans le monde qu'ils n'ont pas besoin de changer d'ordinateur pour avoir une machine plus rapide et simple à utiliser mais juste d'installer Jolicloud.

Une logithèque d'applications payantes pourrait-elle voir le jour ?

T.K : Vendre des applications marche bien dans les environnements fermés comme celui d'Apple. Vendre des applications Web me semble beaucoup plus compliqué. Notre vision c'est que comme pour le monde de la musique, le Web a ses majors et ses acteurs indépendants. Nous allons promouvoir les acteurs indépendants du Web et promouvoir leur services premium. Je crois plus à des logiques d'abonnements que du paiement à l'acte.

Que nous réservent les prochaines versions de Jolicloud ?

T.K : Beaucoup de bonnes surprises.




Vous êtes déjà connu pour avoir créé Netvibes, y a t-il d'autres projets qui vous intéresseraient à l'avenir, par exemple sur le marché du smartphone ?

T.K : Avec Netvibes nous avons démocratisé l'usage des widgets et notre Ecosystem préfigurait déjà le modèle de l'App Store. Je pense que le concept de widgets a évolué pour devenir des apps sur smartphones. Le marché actuel est fragmenté par la lutte entre Android et iOS pour devenir la plateforme dominante. Elles obligent les développeurs à produire différentes versions.

La tendance du "Web as the OS Interface", c'est-à-dire la possibilité d'avoir une machine qui démarre directement dans une interface HTML5 va bouleverser les équilibres dans le monde des smartphones. Android et iOS ont déjà une date d'expiration, peut-être 2 ou 3 ans encore, dans leur forme actuelle. Avec Safari, l'iPhone 4 a déjà des capacités de navigation aussi puissantes que l'iPad. Combien de temps avant que les performances ne soient plus question de la taille de la machine ?

Aujourd'hui, la plus petite résolution que nous supportons est le 7 pouces de l'Eee PC originel. Rien ne nous empêche dans le futur d'adapter Jolicloud à des écrans plus petits.

Je vous remercie
C'était en août 1995, peu de temps après la commercialisation mondiale de Windows 95, Microsoft lançait, sans trop y croire, MSIE ou Microsoft Internet Explorer. Pour concevoir ce logiciel, Microsoft prend une licence auprès de Spyglass lui permettant de disposer du code source de Mosaic. Et alors même que Microsoft lançait Internet Explorer 1.0, sous la forme d'un logiciel payant intégré au Microsoft Plus Pack pour Windows 95, Bill Gates croyait fermement en un réseau des réseaux fermé et contrôlé par... sa société. La vision d'alors était en effet de créer une sorte de réseau parallèle à l'Internet : le Microsoft Network qui devint rapidement MSN. Si bien d'ailleurs que la première version du logiciel d'accès au Microsoft Network ne permettait en aucune manière la consultation de sites en HTML. Une particularité que la version 1.3 du client MSN corrigera bien vite histoire de séduire d'éventuels abonnés.

Rudimentaire, Internet Explorer 1.0 faisait sourire : le navigateur ne faisait rien d'autre que d'afficher du texte. A l'époque Netscape tenait le haut du pavé avec son Navigator tandis qu'AOL et CompuServe se taillaient tous deux la part du lion dans un marché des fournisseurs d'accès Internet encore très américain. Rapidement l'équipe initiale de développement constituée pour Internet Explorer se met au travail et enrichit le navigateur. Quelques semaines seulement après la sortie d'Internet Explorer 1.0, Microsoft propose Internet Explorer 2.0 : nous sommes en novembre 1995. Et à l'époque cette version est déjà assez importante puisqu'elle ajoute la prise en charge des cookies, le protocole SSL et la gestion des groupes de discussion. De plus, Microsoft la décline pour Windows 3.1 et pour le Macintosh ! Mais pour en profiter il faut l'acheter... avec le Microsoft Internet Starter Kit.

Malgré ces efforts, Internet Explorer 2.0 ne convainc guère et Netscape demeure la référence. Il faut attendre la version 3.0 d'Internet Explorer pour profiter d'un navigateur enfin au niveau de ses concurrents de l'époque. Lancé en 1996, au mois d'août, Internet Explorer 3.0 profite pour la première fois du logo bleu en forme de e, ajoute la gestion des CSS, inaugure les contrôles ActiveX, se dote de VBScript en plus de supporter les applets Java (entre autres) et peut même afficher images JPG et GIF ! La version 3.0 marque un tournant dans l'histoire du navigateur puisqu'avec elle nombre d'utilisateurs commencent à se détourner de Netscape. C'est aussi avec Internet Explorer 3.0, disponible gratuitement au téléchargement ou sur CD, que Microsoft s'engage sur une pente... dangereuse. Internet Explorer 3.0 est rapidement intégré à Windows 95 via la célèbre mise à jour OSR2 ou OEM Service Release 2, une version à l'époque destinée aux seuls fabricants d'ordinateurs. Précisons qu'avec Internet Explorer 3.0, Microsoft inaugure également deux logiciels Internet Mail et Internet News, l'un pour lire ses mails, l'autre pour consulter les groupes de discussion.

L'irréparable est commis avec Internet Explorer 4.0 : un véritable bond en avant pour Microsoft, qui relègue Netscape au rang de dinosaure alors que le navigateur se dote du DHTML et est imbriqué dans Windows... 98. Une pratique qui fera bondir la part de marché du navigateur de moins de 20% en 1997 à... 60% en 1999 et qui vaudra à Microsoft ses démélés avec le département de la justice américain pour abus de position dominante. L'affaire trouvera son épilogue en 2001 avec un accord... pour le moins favorable à Microsoft.

Mais revenons en au navigateur. Avec Internet Explorer 4.0, Microsoft fait le choix de coupler ses technologies et d'utiliser le tout nouveau moteur de rendu d'Internet Explorer, Trident, pour le fonctionnement quotidien de Windows : l'explorateur Windows affiche des liens hypertexte et devient une fenêtre Internet. Lancé en septembre 1997, Internet Explorer 4.0 inaugure également le funeste concept de l'Active Desktop. Non seulement l'explorateur Windows est un navigateur Internet, mais le bureau aussi. A la place du fond d'écran on peut afficher tout un tas d'informations : cours de la bourse, flux d'informations, etc. Seulement voilà, l'Active Desktop, encore présent des années plus tard dans Windows 2000... n'est pas stable et a la fâcheuse habitude de faire planter le système. A tel point qu'en cas de plantage, Microsoft implémente une page type avec un lien... pour redémarrer Active Desktop. Internet Explorer 4.0 c'est aussi l'apparition des chaînes de contenu car à l'époque la mode est au "push" : on ne va plus chercher l'information, elle vient à vous. Le concept fera long feu et dès la version suivante, les chaînes de contenu disparaissent. Internet Explorer 4.0 est également accompagné d'Outlook Express, qui remplace avantageusement les logiciels Internet Mail et Internet News, alors que l'on voit apparaître Microsoft Chat, un logiciel mémorable permettant de clavarder avec en option des avatars animés. A noter que le moteur de rendu Trident inauguré avec Internet Explorer 4.0 est aujourd'hui... encore utilisé par Microsoft, y compris dans Internet Explorer 8.0 et le prochain Internet Explorer 9.0.

En mars 1999, Microsoft propose Internet Explorer 5.0, une version améliorée, plus stable, avec le support de nouvelles technologies comme le XML. Cette version sera intégrée à Windows 98 Deuxième Edition et accompagnera la suite Office 2000. Car à l'époque, Microsoft nous explique qu'Internet Explorer est le complément idéal de sa suite bureautique. A l'époque, la plus grande nouveauté utilisateur d'Internet Explorer 5.0 est sans doute à chercher du côté de son client de messagerie, Outlook Express qui est singulièrement novateur, pour l'époque. Il n'évoluera d'ailleurs quasiment plus jusqu'au lancement de Windows 7 ! Le client de messagerie inclus dans Windows Vista, Windows Mail n'est qu'un simple Outlook Express très légèrement amélioré par rapport à la version 5.0. Puis vient Internet Explorer 5.01 alors que le monde découvre les failles de sécurité dans les navigateurs Internet. Et Microsoft de mettre en place des mises à jour, initialement diffusées au besoin et sans fanfare ni documentation détaillée. S'en suit Internet Explorer 5.5, une version mineure qui apportera quelques toutes petites nouveautés pour les développeurs et pour l'utilisateur l'aperçu avant impression. Internet Explorer 5.5 sera inclus dans Windows Me, et distribué sous forme de téléchargement pour les autres versions de Windows. Internet Explorer 5.5 se distinguera également par sa prise en charge du SSL 128 bits. Ca tombe bien, la France vient de légaliser la chose ! En effet jusqu'alors le gouvernement français interdisait tout algorithme de cryptage supérieur à 40 bits, de peur que cela permette à des organisations criminelles de communiquer entre elles sans aucun moyen pour les autorités de déchiffrer leurs conversations. Enfin, c'est aussi la première version d'Internet Explorer qui ne sera plus proposé pour le Macintosh. Internet Explorer dans sa version 5.0 sera donc l'ultime version du navigateur de Microsoft sur la plate-forme de la firme à la pomme.

2001 : l'année de Windows XP et de la sortie d'Internet Explorer 6.0 au mois d'août. Disponible pour Windows XP et Windows 2000 notamment, Internet Explorer 6.0 a vu son cahier des charges largement revisités pendant son développement. Sous le coup d'une enquête du département de la justice américain pour abus de position de dominante, Microsoft doit faire une croix sur l'une des fonctionnalités utilisateur les plus prometteuses d'Internet Explorer 6.0 : les smart tags. Il s'agissait de proposer des liens intelligents se greffant sur certains mots du contenu Web pour par exemple renvoyer l'utilisateur vers un plan lorsqu'une adresse s'affiche. Sous la pression, Microsoft retire cette fonctionnalité, les concurrents de l'éditeur étant particulièrement irrités par l'usage que pourrait faire l'éditeur d'une telle fonction. En revanche, pas question de pouvoir désinstaller Internet Explorer 6.0 : il est toujours au coeur de Windows. Reste à Internet Explorer 6.0 la barre de média permettant la lecture de ses radios et MP3 depuis le navigateur, l'intégration de Windows Messenger, pour voir ses contacts connectés sans quitter le navigateur et Outlook Express 6. Quelques technologies de rendu font leur apparition pour les développeurs, alors que Microsoft propose le standard P3P permettant une gestion plus fine des cookies : il est pour la première fois possible de supprimer les cookies depuis Internet Explorer. Internet Explorer 6.0 sera la dernière version du navigateur de Microsoft a prendre en charge Windows 98, Windows 98 SE et Windows Me.

De 2001 à 2006 c'est la traversée du désert. Internet Explorer 6.0 n'évolue pas et Microsoft illustre avec son seul navigateur Internet ce qu'est le risque d'un acteur en situation de monopole : pourquoi faire évoluer un navigateur alors qu'il n'y a aucun concurrent ? Et non, nous ne considérons toujours pas les Service Pack 1 et Service Pack 2 d'Internet Explorer 6.0 comme des évolutions. Tout au plus s'agit-il pour le premier d'une collection de correctifs de sécurité alors que le second tente de remédier aux lacunes en matière de sécurité du navigateur sans revoir le coeur du problème : la conception du navigateur ! Cinq années d'immobilisme.... une éternité dans un monde en perpétuelle ébullition comme celui du web. Mais c'est aussi l'occasion pour des initiatives tierces de voir le jour : on pense bien sûr à celui que l'on connaît désormais sous le nom de Firefox de la fondation Mozilla.

Octobre 2006 : après de trop longues années, Microsoft s'est remis au travail parallèlement au développement de Windows Vista et propose Internet Explorer 7.0, une version dépoussiérée du navigateur et disponible pour Windows XP et intégrée à Windows Vista. Techniquement, le moteur d'Internet Explorer 7.0 évolue doucement pour mieux respecter les standards du Web, des standards piétinés par Internet Explorer 6.0 et son DHTML. Mais la tâche est tellement grande, que dès le début les équipes de Microsoft font savoir qu'Internet Explorer 7.0 sera au mieux une étape vers un navigateur plus ouvert sur des standards non définis par Microsoft. Pour l'utilisateur, Internet Explorer 7.0 est la première version à offrir la navigation par onglets alors que le navigateur se dote d'un lecteur de flux RSS ! Deux nouveautés que l'on n'espérait plus. S'il fallait pour installer Internet Explorer 7.0 sur son PC que la version de Windows soit validée comme authentique, et donc non piratée, Microsoft changera son fusil d'épaule quelques mois après la sortie du navigateur pour faire en sorte que tout le monde puisse l'installer.

Mars 2009 : trois ans après, Microsoft nous propose Internet Explorer 8.0, une version dont le moteur de rendu subit un nombre assez important de changements. A tel point qu'un nouveau mode d'affichage des pages web apparaît le monde d'affichage compatible qui rebascule sur le moteur d'Internet Explorer 7.0 pour des sites qui s'afficheraient mal car conçus et optimisés pour les versions antérieures d'Internet Explorer ! Quel aveu ! Disponible pour Windows XP, Windows Vista et Windows 7 notamment, Internet Explorer 8.0 propose comme nouveauté fonctionnelle majeure les accélérateurs, sorte de remise au goût du jour des smart tags avortés d'Internet Explorer 6.0. On retrouve également un mode de navigation privé, qui ne garde aucune trace des actions de l'utilisateur tandis que le logiciel passe pour la première fois le fameux test Acid2... mais pas le 3 !

2011 : Microsoft devrait publier la version finale d'Internet Explorer 9.0 au premier trimestre 2011... si tout va bien. En développement à l'heure où nous écrivons ces lignes, Internet Explorer 9.0 suit la trajectoire entamée avec l'ère post Internet Explorer 6.0 : un moteur de rendu respectueux des standards avec prise en charge CSS3, HTML5, intégration d'un nouveau moteur Javascript et pour la première fois une accélération matérielle par la puce graphique du rendu des éléments d'une page Web.

Reste que dans un domaine où la réactivité prime, et quand Google annonce vouloir accélérer encore le rythme de développement de son navigateur Chrome les cycles de développement des nouvelles versions d'Internet Explorer sont bien trop lents. L'éditeur a perdu un temps considérable entre 2001 et 2006 alors qu'aujourd'hui encore la présence d'Internet Explorer 6.0 sur un grand nombre de postes dans des entreprises l'empêche d'avancer sereinement et de tourner la page. La firme de Bill Gates risque de payer encore très longtemps ses errements ou son entêtement en la matière.

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