IFPI : + 40% pour la musique en ligne en 2007

le 25/01/2008 à 19:44
IFPI : + 40% pour la musique en ligne en 2007
Certes, le piratage est loin d'être enrayé et les ventes de disques ne cessent de s'effondrer, mais la musique numérique semble enfin prendre son envol. Les ventes de musique en ligne ont en effet progressé de 40% en 2007 pour s'établir à environ 2,9 milliards de dollars, selon les informations publiées cette semaine par la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI). L'IFPI profite de la publication de son rapport annuel sur la musique en ligne pour citer en exemple les accords résultant de la mission Olivennes, et appelle les gouvernements du monde entier à affronter le problème du téléchargement illégal.

Le numérique compte donc désormais pour quelque 15% du chiffre d'affaires global du secteur de la musique, avec 2,9 milliards de dollars en 2007. Avec 2,1 milliards de dollars, il ne comptait que pour 11% du marché en 2006. C'est à Avril Lavigne et son titre "Girlfriend" que reviennent la palme du morceau le plus fréquemment acheté, avec 7,3 millions de téléchargements légaux, indique l'IFPI, qui publie maintenant un classement des titres ayant rencontré le plus grand succès. Aujourd'hui, plus de 500 services en ligne légaux offriraient l'accès à un catalogue de six millions de titres.

Le modèle de la vente à la carte, utilisé par exemple par iTunes, reste la principale source de revenus, mais l'IFPI constate la progression des formules de type abonnement, auxquelles sont de plus en plus souvent associés opérateurs (Neuf Cegetel en France, par exemple) ou fabricants de téléphones mobiles (Nokia). Les modèle du « gratuit, financé par la publicité » et de la vente directe, de l'artiste au consommateur sans passer par une maison de disques, sont également envisagés comme des vecteurs de croissance potentiels.

La fédération internationale du disque rappelle que la croissance des ventes de musique numérique ne doit pas faire oublier le problème du piratage. "Le rapport entre le nombre de morceaux téléchargés illégalement et les titres achetés légalement est d'environ 20 pour 1", estime l'IFPI. Elle préconise que les fournisseurs d'accès à Internet soient directement intéressés à la lutte contre le piratage, via la "déconnexion systématique des contrevenants et l'utilisation de technologies de filtrage", qui sont de son point de vue les moyens les plus efficaces de juguler les infractions au droit d'auteur.

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Alors que s'ouvre aujourd'hui à Cannes la 43e édition du Midem, la Fédération internationale de l'industrie du disque (IFPI) a publié vendredi les conclusions de son rapport annuel sur le marché de la musique, dans lequel elle indique que les ventes de musique numérique (Internet et téléphones mobiles) ont progressé d'environ 25% en 2008 pour atteindre 3,7 milliards de dollars, soit environ 20% des ventes totales de musique dans le monde, contre 15% en 2007. A l'unité, il se serait téléchargé légalement quelque 1,4 milliard de morceaux en 2008, soit une hausse de 24% sur un an. Les ventes d'album numériques auraient quant à elle progressé de 36% sur un an.

En France, la branche locale de l'IFPI, le SNEP (Syndicat national des éditeurs phonographiques) fait état de ventes de musique numérique en hausse de 49% sur 2008, avec 14,5 millions de singles achetés en ligne par les internautes, auxquels s'ajoutent 1,4 million d'albums téléchargés légalement. Le marché de gros de la musique dématérialisée serait ainsi passé à 70 millions d'euros en 2008.

Le virage vers le numérique enfin acté ?

"L'industrie de la musique se réinvente et réinvente ses modèles économiques. Les maisons de disques ont repensé leur approche, réorganisé leurs activités et répondu aux transformations des méthodes de distribution et de consommation de la musique", commente John Kennedy, PDG de l'IFPI.

Dans son rapport, l'organisation se félicite de la mise en place de nouveaux modèles économiques liés à la musique numérique, et prend l'exemple d'initiatives telles que Comes With Music de Nokia, Playnow de Sony Ericsson ou les partenariats entre maisons de disques et opérateurs télécoms, illustrés par les offres illimitées lancées par des fournisseurs d'accès à Internet comme Neuf Cegetel (SFR) ou Orange. "Le marché de la musique est passé d'un modèle reposant uniquement sur les ventes à un schéma de "monétisation" d'accès à la musique", commente l'IFPI.

Le piratage reste le principal frein au développement

Dans le même temps, l'IFPI avance le chiffre de 40 milliards de fichiers musicaux récupérés illégalement sur Internet en 2008, disant se baser sur des études réalisées dans 16 pays. 95 % des téléchargements de musique étaient illégaux sur l'année, indique encore l'organisation, qui affirme toutefois plus loin dans son rapport que seuls 16% des internautes européens se livreraient à l'échange de musique sur les réseaux P2P d'après une étude conduite par Jupiter Research.

Quelle que soit l'interprétation que l'on choisisse de donner à ces chiffres, le salut ne peut selon l'IFPI venir que de l'action conjointe des pouvoirs publics et des fournisseurs d'accès à Internet, à l'image de ce que prévoit le projet de loi Création et Internet en France.NB : le SNEP publiera aujourd'hui l'intégralité des chiffres relatifs au marché français, sur lesquels nous ne manquerons pas de revenir.

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