Pourquoi PHP est si bon

le 15/01/2008 à 20:17
Pourquoi PHP est si bon
OdinJobs publie une entrevue croisée avec 8 experts PHP, sur les raisons de leur passion pour cette plate-forme. Jeff Moore, fondateur du projet WACT; Hasin Hayder, responsable du groupe PHPExperts au Bangladesh; Vidyut Luther, auteur de PHPCult; Ed Finkler, du PHP Security Consortium. Matthew Turland; Richard Heyes, de PHPGuru et Martynas Jusevicius.

La question la plus intéressante du lot est celle consacrée à la meilleure fonctionnalité de PHP : les réponses sont toutes différentes. En vrac : la communauté, la simplicité, la facilité de déploiement, le coté couteau suisse; l'utilité ou le multi-plate-forme.

C'est une véritable saison des louanges à PHP.

- PHP Experts: Why PHP Rocks
- OdinJobs

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L'un des « parrains » du cinéma français vient de donner sa position sur la loi Hadopi et les droits d'auteurs. Le réalisateur Jean-Luc Godard, connu pour ses films de « Nouvelle Vague » et désormais âgé de 80 ans n'en garde pas moins un sens critique acéré. Dans une entrevue accordée au magazine les Inrocks, il donne sa position, bien éloignée de celle de certains artistes ayant signé la pétition pro-Hadopi (Luc Besson, Alain Corneau, Elie Semoun ou Jean-Claude Carrière).

Même s'il n'est pas seul à avoir cet avis (Catherine Deneuve, Christophe Honoré, Victoria Abril, Chiara Mastroianni, Louis Garrel…), Jean-Luc Godard dévoile sa vision des droits d'auteurs : « Le droit d'auteur, vraiment c'est pas possible. Un auteur n'a aucun droit. Je n'ai aucun droit. Je n'ai que des devoirs. Je suis contre Hadopi, bien sûr. Il n'y a pas de propriété intellectuelle. Je suis contre l'héritage, par exemple. Que les enfants d'un artiste puissent bénéficier des droits de l'œuvre de leurs parents, pourquoi pas jusqu'à leur majorité… Mais après, je ne trouve pas ça évident que les enfants de Ravel touchent des droits sur le Boléro… ». Et paf.

Souvent à contre-courant, le réalisateur donne encore de la voix pour critiquer les positions favorables aux droits d'auteur. Il en dénonce d'ailleurs les abus : « Ce sentiment de propriété des œuvres est venu plus tard. Aujourd'hui, un type pose des éclairages sur la tour Eiffel, il a été payé pour ça, mais si on filme la tour Eiffel on doit encore lui payer quelque chose. »

A propos d'Internet, celui qui, pour d'obscures raisons à refusé de se rendre au festival de Cannes où pourtant son film « Socialisme » est projeté, donne son avis. Sur le droit à l'image, il estime que « D'ailleurs, des gens le font, mettent ça sur internet et en général c'est pas très bon… Mais je n'ai pas le sentiment qu'ils me prennent quelque chose ». Une position à l'encontre de celle du producteur allemand du film La Chute, Constantin films, qui estime que toute inspiration de scènes de son film est un abus d'utilisation…

En guise de scène finale, Jean-Luc Godard lance : « C'est par rapport au droit d'auteur. Tous les DVD commencent par un carton du FBI qui criminalise la copie ». Il est donc étonnant qu'un avis aussi original émanant d'un « créateur » n'ait pas été entendu par ceux qui ont mis en place le dispositif Hadopi.
Kaj Arnö - photo Arnaud LimbourgSi les questions autour du futur de MySQL peuvent parfois paraître absconses, le forum PHP, qui s'est tenu la semaine dernière à la Cité des Sciences de la Vilette à Paris, nous a permis d'approcher la question d'une manière toute concrète. Les représentants de SkySQL et Monty Program, Kaj Arnö et Rasmus Johansson, ont fait pour nous le tour de la question.Séparation de l'Eglise et de l'Etat

Vues les attaques récentes d'Oracle sur les anciens produits de Sun, de Java à OpenSolaris, faut-il abandonner tout espoir de voir l'éditeur soutenir MySQL ? La récente augmentation du prix des services d'assistance liée peut faire craindre le pire, et nos deux interlocuteurs n'ont rien fait pour nous rassurer. « En fait, à l'origine, nous travaillions tous pour MySQL, » explique Kaj Arnö. « Il y avait à l'époque une sorte de dichotomie entre l'équipe business et l'équipe communauté. Les premiers voulaient faire de l'argent, les autres s'en fichaient, et voulaient aider les utilisateurs à adopter la solution. Avec SkySQL et Monty Program, il y a eu une sorte de séparation de l'Eglise et de l'Etat, qui a résolu le problème, mais chez Oracle, la question a été traitée autrement : c'est le business qui a gagné. »

Et à écouter le PDG de SkySQL, le but d'Oracle ne serait pas de développer l'utilisation de MySQL. En cause : Oracle DB, le gestionnaire de bases de données maison. Plutôt que de tenter de gagner des parts de marché sur la solution SQL de Microsoft, au risque de vampiriser le marché d'Oracle au passage, l'éditeur aurait, selon Kaj Arnö, une position défensive. MySQL ne serait donc plus qu'une barrière pour ne pas laisser trop de parts de marché à Microsoft. « En tous cas, si j'étais du côté d'Oracle, c'est ce que je ferais. »

Garder le statu quo, au risque de tuer MySQL ? « Ils ne diront jamais ouvertement qu'ils veulent tuer MySQL, » explique Kaj Arnö. « Mais il y a d'autres façons de faire : Oracle peut embrasser MySQL jusqu'à l'étouffer. Mais ils ne s'en débarrasseront pas ouvertement, car ils craignent trop que l'Union européenne, par exemple, puisse enquêter sur la question. » En clair, MySQL serait le dernier bastion de l'open-source chez Oracle. « C'est fondamental ! Il n'y a qu'à voir ce qu'ils font à Java ou OpenOffice. »

Du coup, Kaj Arnö et Rasmus Johansson accréditent la thèse du responsable de l'open-source d'Adobe, David McAllister, selon laquelle Oracle aurait remplacé Microsoft à la tête de la coalition anti-open-source. Sans aller jusqu'à accepter le terme de « Super-Villain » (super-méchant, qui correspond en anglais à l'ennemi fondamental du super-héros dans les comics), Kaj Arnö ne s'empêche pas une petite pique au géant de Redmond : « Je suis d'accord, mais surtout parce que désormais, Microsoft n'est plus vraiment significatif. Ils ne sont plus au centre, donc ce n'est plus important, ce qu'ils font, ce qu'ils pensent... Oracle, de son côté, détient tellement de technologies open-source, et les attaque à tel point, que c'est bien plus grave. »Nouvelles opportunités

Pour autant, les deux entrepreneurs ne voient pas d'un mauvais oeil l'augmentation des prix de l'assistance sur MySQL. Ça ne peut qu'être bon pour leurs activités, résument-ils. Pour Kaj Arnö, « nous pouvons le faire à des prix très compétitifs par rapport à ce que fait Oracle, car nous avons les ressources pour fournir des services moins chers. »

Autant de nouvelles opportunités qui pourraient profiter à d'autres entreprises de services. Mais là encore, les deux entrepreneurs ne craignent pas la concurrence. Le monde de MySQL serait petit et assez solidaire pour compliquer la tâche des candidats à une entrée. Rasmus Johannson - Photo Arnaud LimbourgPour autant, toutes ces considérations n'empêchent pas SkySQL et MariaDB de poursuivre leurs activités avec MySQL. Même s'ils craignent l'attitude d'Oracle, ils continuent de voir MySQL comme une solution pertinente. « De toute façon, » pour Rasmus Johansson, « MySQL est encore très utilisé dans le monde. Donc il faut bien que quelqu'un prête assistance à ces utilisateurs, et ces entreprises. Même si on ne travaille plus pour MySQL AB, l'entreprise à l'origine de MySQL, il y a une sorte de conscience que, puisqu'on l'a créé, on doit aider à l'utiliser. C'est pour cela que nous maintenons des interopérabilités entre MySQL et MariaDB. »Barrières de protection

Pourquoi ne pas tout simplement amener les gens vers MariaDB, alors ? Selon Kaj Arnö, ce n'est pas si simple. « Il faut du temps pour que les choses changent, il faut commencer par créer des compatibilités avec vos nouveaux produits. Si vous voulez battre MacDonald's, il ne suffit pas de faire un fork à côté et de dire "Ok, venez". C'est un beaucoup trop grand pas. » Même si, évidemment, pour Rasmus Johannson, le but est d'amener au final les utilisateurs vers MariaDB.

Mais voilà, l'exemple de MySQL est suffisamment parlant pour qu'on se pose la question suivante : et si, demain, MariaDB était rachetée par un Oracle ? Quelles barrières, quelles préventions contre une attaque en règle de sa partie open-source ? Rasmus Johannson explique le principe : « Nous avons un business model baptisé le "hacking business model". Tous les employés ont des parts dans l'entreprise, donc si une grosse société voulait l'acheter, ils devraient être acceptés par n'importe qui. Et ce n'est pas facile de convaincre tous ces développeurs très attachés à l'open-source... »

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