Plus de 100 générateurs en ligne

le 09/10/2007 à 23:18
Plus de 100 générateurs en ligne
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Le Forum international sur la cybercriminalité, qui s'est tenu hier et avant-hier à Lille, présentait une conférence sur les jeux d'argent et de hasard en ligne. Actualité très chaude, puisqu'au même moment était discuté le projet de loi à l'Assemblée nationale. Voté conformément au texte du Sénat, il devrait être adopté dès le 6 avril par la chambre haute du Parlement.

Le projet de loi met en place une nouvelle institution indépendante : l'Arjel, Autorité de régulation des jeux en ligne. Pour François Trucy, le rapporteur UMP du projet au Sénat, c'est une réponse à « un marché illégal des jeux en ligne insupportable, qui s'est développé sous le nez des législateurs. » Il estime le marché total des jeux en ligne à 3 milliards d'euros en chiffre d'affaire. Un seul milliard revient au PMU et à la Française des Jeux désormais appelée FDJ, les milliards restant sont une estimation du marché noir.

Pour contrer cet état de fait, la future loi doit ouvrir le marché à la concurrence avec des règles strictes. L'Arjel, dont une mission de préfiguration travaille déjà, doit avoir « pour but de faire réussir les opérateurs qui auront choisi la légalité, et donc auront obtenu l'agrément de l'Arjel », tout en offrant un arsenal répressif contraignant contre les sites illégaux. L'Arjel, qui regroupe sous une autorité unique les prérogatives de 11 ministères et organismes concernés jusqu'à aujourd'hui, propose plusieurs armes de répression.

La saisine du Tribunal de grande instance de Paris est prévue pour demander aux fournisseurs d'accès à Internet de cesser la diffusion d'un site illégal hébergé. D'autre part, la publicité pour un tel site sera interdite pour « tous les médias », selon Frédéric Epaulard, secrétaire général de la mission de préfiguration de l'Arjel. Cette infraction sera punie de 100 000 euros d'amende, un chiffre que le juge pourra sur simple motivation multiplier par quatre. Cette mesure vise l'ensemble de la chaîne publicitaire. Dernière mesure inscrite dans le projet : « il sera possible de demander aux banques de bloquer les transferts des gains entre le compte de l'opérateur et celui de l'internaute. »

Une opération de récupération des numéros de comptes sera donc nécessaire. Aucun problème, selon François Trucy, qui annonce la mise en place de cyberpatrouilleurs. Ces agents pourront facilement effectuer les opérations faites normalement par des joueurs, et récupérer les informations bancaires des sites.Questions de droit

Frédéric Epaulard, qui rappelle que la loi n'est toujours pas promulguée, et que toutes les annonces sont donc à la condition qu'elle soit adoptée, soulève plusieurs questions de droit que l'Arjel devra régler. La première, c'est la définition d'un site illégal. Pour le secrétaire général, « la loi n'en donne pas de définition précise. Par déduction, nous considérant comme illégal tout site qui n'a pas obtenu l'agrément, et qui s'adresse à la population française. »

Or où situer la frontière entre un site Canadien par exemple, qui va viser une clientèle française en grande partie, et un site européen qui n'aurait qu'une petite partie dédiée aux paris sportifs français ? C'est un vrai problème pour Frédéric Epaulard, qui estime que « l'Arjel devra se construire sa jurisprudence. Certains événements importants en France, comme la finale du championnat de la Ligue 1 de football, vont faire l'objet de paris sur des sites étrangers, sans qu'il y ait une vraie stratégie en direction des joueurs français. » Si l'utilisation de la langue française sur un site peut être un indice, ce n'est pas suffisant. « Nous devrons trouver une définition. »

Pour l'avocat Thibault Verbiest, animateur de la conférence, le problème est intéressant sur le plan juridique : « Un arrêt de la cour de cassation de moins de trois semaines a déterminé à quelles conditions on pouvait considérer qu'un site étranger a une démarche active pour le public français. Dans le même temps, une question préjudicielle du Tribunal de grande instance de Paris à la cour de justice attend un arrêt. » Il pourrait fixer des normes uniformes en la matière.

Originalité du projet de loi : le seul tribunal référent est à Paris. Le choix d'une chambre dédiée du Tribunal de grande instance de la capitale doit « éviter de devoir courir d'un TGI à l'autre aux quatre coins de la France », explique François Trucy.L'impossible équation technique ?

Si la question de l'application technique des dispositions légales reste entière, Cyril Lévy, spécialiste des questions de sécurité liées au jeu en ligne au sein de l'agence Salamandre, y apporte quelques éléments concrets. « Il existe plusieurs outils d'anonymisation en ligne. » Et pour François Trucy, pas question de refaire l'erreur de la loi sur Hadopi, pour laquelle le Parlement « n'a pas le sentiment d'avoir produit l'arme ultime. »

Estimant qu'avec « plus de 25 000 sites de jeu en ligne, il est impossible d'effectuer un vrai filtrage », Cyril Lévy donne deux pistes. D'abord, la création d'une liste de sites illégaux, transmise aux fournisseurs d'accès à Internet (FAI). Cela implique une vraie participation des FAI, qui deviennent « des auxiliaires de police ». Une solution efficace pour « contrôler l'accès d'un public non expert, mais les ressources des sites sont énormes, et ils trouvent constamment des parades. Cette solution ne peut durer qu'un certain temps. » Autre solution : un reroutage des Français vers les versions françaises des sites internationaux qui auraient obtenu l'agrément. « Cela ne présente aucun challenge technique, la plupart des outils de géolocalisation sont déjà en place pour les opérations de contrôle et de paiement. »

Limites à ces solutions : le peer-to-peer a déjà montré leur inefficacité, et le manque de nuances dans le blocage des sites : « certains ont des pages qui seront proscrites, mais d'autres pages qui sont du play for fun, sans enjeu financier, ou des pages éducatives sur le jeu en ligne. Il est délicat d'interdire globalement un site s'il n'y a que quelques pages litigieuses. » Cyril Lévy estime que « le mieux, ce serait de taper sur des sites très actifs, comme certains opérateurs canadiens qui visent explicitement une audience française. Sauf que les audiences réelles sont difficiles à obtenir, et que personne ne connait vraiment les leaders du secteur. » Il évoque cependant « de nouvelles solutions intelligentes de contrôle à distance. » Des systèmes évolutifs qui pourraient enrichir les bases de données à proscrire, en prenant en compte les pages de play-for-fun et les audiences des sites.
Président de P&T Consulting, une société de services européenne, et membre du FTTH Council Europe, Pierre Pigaglio nous propose cette tribune libre par l'intermédiaire de laquelle il invite élus et régulateurs à s'interroger sur la place que peuvent et doivent occuper les collectivités locales au sein du lourd chantier qu'est la création d'un réseau national de fibre optique.

Les Collectivités locales sont de plus en plus impliquées dans l'aménagement numérique du territoire, mais elles attendent encore des mesures structurantes, d'après l'AVICCA (Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l'Audiovisuel). Aujourd'hui, les Collectivités ont un rôle essentiel à jouer dans le déploiement de la fibre optique pour plusieurs raisons.

Le déploiement de la fibre optique, une opportunité remarquable pour les Collectivités locales

Généralement les collectivités locales sont propriétaires d'un patrimoine d'infrastructure notamment dans les télécoms, qui correspond au génie civil.
Ainsi elles peuvent valoriser ce patrimoine en le mettant à disposition des opérateurs, moyennant une rétribution qui est définie par la loi. Il s'agit là d'une source de revenus non négligeable.

De plus, l'implication d'une Collectivité dans le déploiement de la fibre participe au désenclavement numérique local. Aussi bien au niveau des citoyens que des entreprises, cela permet de maintenir et de créer de l'emploi, mais aussi de proposer une véritable égalité dans l'accès à l'information.

La Collectivité locale soutient le développement d'un tissu entrepreneurial dans sa région en facilitant le déploiement de la fibre. Quelques exemples concrets notamment dans le Massif Central avec des centres de télé appel. Aujourd'hui il existe des entreprises qui font de la délégation de paye, celle-ci étant suivie par un(e) intervenant(e) situé quelque part au fin fond de la Bretagne ou de la région Centre. Quand vous trouvez un numéro d'appel sur un produit, il s'agit en fait de personnes en télétravail depuis chez eux. Tout cela grâce au haut débit.

Le déploiement de la fibre permet également une maîtrise de la politique d'équipement à l'échelle de la collectivité, par exemple les cinémas. Avec la fibre très haut débit, il existe maintenant des réseaux de distribution de films en numérique permettant la création de petites salles de projection et de petits cinémas à moindre coût.

D'autre part, les collectivités locales sont aujourd'hui confrontées à un problème tout à fait matérialiste : le haut débit et Internet sont aujourd'hui devenus indispensables au confort de vie de chacun. Personne n'achète ou ne loue un appartement sans s'assurer au préalable qu'il y ait bien l'eau, l'électricité, le téléphone et un accès à Internet…

Enfin, le haut débit permet à la Collectivité de proposer des services administratifs en ligne et ainsi de se rapprocher de ses concitoyens par la communication et le service.

La place des Collectivités locales parmi les différents acteurs du déploiement de la fibre

Selon la topologie, la taille, la densité de la collectivité, sa population et sa position géographique, la Collectivité locale aura un rôle différent dans le déploiement de la fibre.

A minima, elle représente un acteur clé par rapport à la maîtrise de l'infrastructure de base, à savoir le génie civil. En effet, la Collectivité est capable d'être l'arbitre entre des concurrents sur un domaine particulier comme les télécoms, mais aussi entre tous les intervenants des différents réseaux. En effet, on peut très bien bénéficier du réseau d'eau ou du réseau d'électricité pour faire du télécom et déployer de la fibre. L'objectif premier de la Collectivité est alors de faciliter une situation concurrentielle pour assurer une desserte minimale, et bien coordonner le chantier entre les différents acteurs du génie civil.

Ensuite, selon sa capacité, son envie ou son désir politique, la Collectivité peut à maxima se convertir en un acteur dans la commercialisation des services d'accès avec pour objectif de se substituer aux opérateurs en cas de carence locale.

Entre ces 2 extrêmes, le véritable rôle des Collectivités locales est de conduire les projets initiés autour des schémas directeurs numériques. Un « schéma directeur territorial d'aménagement numérique » recouvre un ou plusieurs départements ou régions, et est établi à l'initiative des collectivités territoriales concernées. Il a une valeur indicative, et vise à favoriser la cohérence des initiatives publiques et leur bonne articulation avec l'investissement privé. Il recense les infrastructures et réseaux numériques et présente une stratégie de développement permettant d'assurer la couverture du territoire concerné. Les Collectivités doivent impérativement participer aux choix et aux orientations stratégiques via ces schémas directeurs numériques afin de garantir à leurs résidants et entrepreneurs une desserte minimale.

Elles peuvent également participer au financement, sous différentes formes, par différentes approches. Les Collectivités peuvent tout à fait inciter au financement, se porter garantes, accompagner… Souvent elles sont parties prenantes puisqu'elles financent ou cofinancent le déploiement de la fibre optique via des associations de communes, ou d'autres structures comme des sociétés économiques ou des régies qui leurs appartiennent, en totalité ou en partie. Par exemple Vialis, la régie de gaz et d'électricité de Colmar qui est un des acteurs majeurs dans la diffusion de services télécoms dans cette zone. Manche Numérique est également un cas d'école. Nous pouvons citer aussi un syndicat intercommunal d'électrification de l'Ain, en abrégé le SIEA, créé à l'époque pour le financement et le développement, puis la maintenance du réseau électrique dans l'Ain, qui est devenu un véritable moteur à l'impulsion des collectivités locales pour le déploiement de la fibre optique dans cette région.

Le retour sur investissement (ROI) pour une Collectivité qui s'engage

L'engagement d'une Collectivité dans le déploiement de la fibre génère tout d'abord un ROI tangible. Quand il existe une démarche financière, le retour est naturellement financier avec une véritable valorisation du patrimoine, via la location de fourreaux par exemple.
Après il faut considérer le ROI intangible qui consiste principalement en l'amélioration de la qualité de vie des résidants. Sans oublier le développement du tissu industriel ou entrepreneurial qui engendre des retombées économiques à plus long terme.

Le problème des zones d'ombres peut être résolu via les « schémas directeurs numériques »

Différentes technologies existent et différentes ingénieries sur chacune peuvent présenter des options de réalisation intéressantes. Pour résoudre les problématiques de zones d'ombres, il faut tout d'abord étudier les différentes options et définir la priorité : quels sont les moyens dont nous disposons ? quelle est notre cible ? et donc qu'est-ce que nous souhaitons mettre en oeuvre ? Le schéma directeur numérique permet d'avoir un premier inventaire des différentes solutions envisageables dans la région. Ainsi les Collectivités peuvent mener un arbitrage efficace et réaliste.

Très concrètement, si la collectivité souhaite faire du résidentiel pour que tout le monde ait accès a Internet avec, par exemple, une bande passante de l'ordre d'environ 20 mégas, cela engendrera un type d'investissement différent que si elle décide de privilégier une partie de la population, que ce soit les particuliers ou les entrepreneurs, à coup de 100 mégas. Si la collectivité souhaite permettre uniquement à ces citoyens d'avoir à minima un programme TV correct, c'est-à-dire une bande passante d'environ 10 mégas, l'investissement sera bien moindre.

Il faut aussi considérer la différence de ROI à court terme ou à long terme selon les options choisies. La construction d'un réseau exceptionnel de très bonne qualité, qui nécessite un gros investissement, génèrera un retour sur investissement sur le long terme. Au contraire, si la collectivité locale décide d'avoir le plus rapidement possible une solution à proposer, et développe donc un réseau de moindre ampleur mais qui permet de satisfaire la demande à très court terme, le ROI sera plus rapide.

De cet investissement, il faudra rapprocher la perspective de revenu. S'il s'agit de 100 mégas, on peut compter sur 40 à 60 euros par mois par point livré. S'il ne s'agit que de TV, ce sera entre 30 et 40 euros par mois par point livré. Pour résoudre les zones d'ombres, tout est une question d'équilibrage, une notion d'arbitrage à pratiquer entre ces deux questions : « de combien disposons-nous ? » et « qu'est-ce que nous souhaitons faire ? ».

La stratégie économique à adopter par les Collectivités locales dans cette course au haut-débit

Les Collectivités locales doivent d'abord définir un objectif en adéquation avec leurs populations, leurs attentes, la situation du haut débit dans les différents points critiques et les perspectives d'évolutions à moyen terme (3 à 5 ans).

Ensuite, il faut apprécier la capacité de financement et les perspectives d'abonnements dans les zones considérées, afin de mettre en regard la demande et la capacité financière. Fortes de ces constats et appréciations, les Collectivités doivent prendre connaissance de la position de chacun des opérateurs nationaux et locaux sur les perspectives de satisfaction des demandes ainsi appréciées.

Il importe dans cette démarche d'intégrer les avantages à termes apportés par le déploiement du haut débit, en soutien économique, social et plus généralement en qualité de vie. Ainsi, seule une démarche d'étude poussée des perspectives d'optimisation et de maximisation des dessertes, associant aussi bien le niveau général (par exemple le département puis le canton) que local (la commune, le quartier puis la rue), permettra de trouver la solution appropriée pour sa collectivité.

Un schéma directeur numérique, avec l'appui de compétences externes en soutien, peut faciliter les études et permettre d'énoncer différents scenarii, qui feront alors l'objet de choix sur la base de critères spécifiques et localisés. Et c'est bien dans cette étude et dans la constitution de ces schémas directeurs numériques que le rôle de la Collectivité locale est essentiel pour réussir un déploiement du haut débit optimal sur l'ensemble du territoire français.

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