Microsoft propose le dossier médical en ligne

le 09/10/2007 à 23:12
Microsoft propose le dossier médical en ligne
Le géant de Redmond se lance à la conquête d'un nouveau domaine, celui de la santé. C'est en tous cas ce que laisse penser un nouveau site mis en ligne depuis le 4 octobre et nommé HealthVault, que l'on pourrait traduire par "coffre-fort de la santé".

Le principe de ce site est le stockage et la gestion de données médicales que l'utilisateur (américain pour l'instant) est libre de mettre lui-même en ligne. Ces données peuvent ensuite être consultées par le patient en question, qui peut décider (ou non) de donner un droit d'accès au praticien de son choix, afin que ce dernier puisse rapidement retrouver les informations sur les traitements en cours ou les différentes opérations subies par le patient.

Conscient que ces données sensibles doivent rester confidentielles, Microsoft assure que la sécurisation et la protection de ces informations est une de ses préoccupations principales. Si ce service est gratuit, sachez aussi que c'est la publicité (ciblée, bien entendu) qui financera le fonctionnement du site, Microsoft précisant à l'AFP que "le transfert de données vers l'extérieur ne sera possible qu'avec le consentement explicite de l'intéressé, et les annonceurs publicitaires s'engageront à protéger toute information".

Ce type de marché semble a priori assez prometteur outre-atlantique, puisque Google aurait dans l'idée de suivre un chemin similaire avec Google Health, proposant des services tels que des messages d'alerte pour le renouvellement d'ordonnance ou les rendez-vous médicaux, des conseils personnalisés... Autant de choses qui pourront sembler intéressantes à certains et accréditer la thèse du "Big Brother is watching you" pour d'autres.

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Après un an et demi de test, Google vient d'ouvrir les portes d'un ambitieux - et controversé - projet : Google Health, un dossier médical personnel en ligne destiné à centraliser l'ensemble des informations relatives à la santé de l'internaute. Dans cet espace protégé par mot de passe, ce dernier est invité à détailler son profil médical, réunir les prescriptions émises par des médecins ou rassembler les résultats de ses analyses, de façon à pouvoir y accéder en tout temps, et à pouvoir les transmettre aisément aux professionnels de la santé de son choix. Google Health intègre par ailleurs une base de données de documents relatifs aux maladies les plus courantes, et propose un service d'annuaire spécialisé, permettant de localiser rapidement médecins, cliniques ou pharmacies.

Dans un premier temps, l'utilisateur est invité à remplir son profil : poids, taille, groupe sanguin, etc., puis à saisir l'historique de ses maladies ou traitements ; l'objectif étant que ces informations puissent, à sa demande, être transmises à un médecin. Google indique avoir déjà développé des accords avec certains centres médicaux, pharmacies ou laboratoires aux Etats-Unis. Dans ce dernier cas, l'utilisateur pourra par exemple importer directement les résultats de ses analyses à son profil Google Health. Quelques fonctionnalités, comme la possibilité de planifier des alertes pour la prise de ses médicaments, ou la détection de conflits entre différentes prescriptions, enrichissent le service.

"Par la présente, j'autorise Google à partager les informations médicales contenues dans mon profil Google Health (...) avec les entités ou individus que j'aurais désigné, afin de leur permettre de me fournir des soins médicaux et dans le but de partager ces informations avec les autres personnes que j'aurais choisies", expliquent les conditions d'utilisation du service. En dépit d'un ton rassurant, et de la mention récurrente du choix laissé à l'utilisateur, le service soulève un problème immédiat : l'internaute lambda aura-t-il envie d'héberger ces données, parmi les plus confidentielles dont il dispose à son propre sujet, sur les serveurs d'une grande société comme Google ?

Outre la confidentialité des données, que Google est censé garantir contractuellement, se pose en effet la question de la protection de ces dernières, et de leur utilisation commerciale même si pour l'instant, aucune publicité n'est intégrée au service. Que se passerait-il si un hacker s'introduisait sur les serveurs de Google, ou si un employeur peu scrupuleux essayait de vérifier les antécédents médicaux de ses employés ? Le domaine semble toutefois suffisamment prometteur pour que les grands acteurs du Web se penchent sérieusement sur la question : en octobre dernier, Microsoft annonçait le lancement de HealthVault, un dispositif similaire.

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