Les news web
Lundi 27 décembre 2010
Les « spécifications fonctionnelles », véritable feuille de route pour qui souhaite développer un logiciel labellisé Hadopi, sont encore en cours de rédaction. Mais ce dimanche 26 décembre, la procédure de labellisation par l'Hadopi a été publiée au Journal Officiel. La haute autorité aura les pleins pouvoirs pour accorder ou retirer un agrément.Petit rappel, l'installation de ces logiciels de sécurisation n'est pas exonératoire de toute responsabilité selon l'Hadopi. Pour autant, si un internaute décide d'autoriser un tel contrôle du téléchargement, la Commission de protection des droits lui portera une « attention bienveillante ». En effet, la loi condamne le défaut de sécurisation d'une ligne, garantir la sécurité va donc, selon la rue du Texel, dans le bon sens
Le texte publié au J.O explique donc la procédure que doit suivre un éditeur s'il souhaite être labellisé. Il devra soumettre son logiciel à un centre d'évaluation puis un dossier d'évaluation sera soumis à l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information). L'Hadopi aura alors toute discrétion pour labéliser un logiciel ou non sous quatre mois après la remise du rapport.
Reste à savoir à quoi ressembleront ces logiciels. Selon Michel Riguidel, le « père fondateur » des spécifications fonctionnelles, ces logiciels devraient arriver en mars ou juin 2011. Ils pourraient fortement ressembler à des contrôles parentaux. Une étude approfondie de logiciels proches de ces spécifications nous ont permis de voir quels pourraient être leurs objectifs :Blocage de lancements d'applications : Ex Bitcomet, Azureus ou Emule
Blocage d'URL
Liste blanches et noires
Par contre, tout logiciel labélisé Hadopi devra être interopérable
Lundi 27 décembre 2010
Suite à la hausse de l'assiette de la TVA sur les forfaits Triple-Play et mobiles, les FAI accordent, en vertu du Code de la Consommation, un délai large pour résilier un contrat. En effet, il est possible d'invoquer une modification du contrat Triple-Play pour résilier son abonnement. Explications.Dans une note à l'AFP, l'ensemble des fournisseurs d'accès à Internet fixe et mobile explique que les changements d'opérateurs vont être facilités. Orange affirme : « Comme il y a une modification substantielle du contrat, il y a une possibilité pour le client de quitter son opérateur, et ce pendant quatre mois, à partir du moment où le tarif augmente, c'est-à-dire le 1er février ».Les opérateurs ont indiqué que cette disposition s'appliquera à tous sans aucune réserve. Mieux, dans le cadre d'un abonnement mobile, ils pourront également conserver le téléphone portable fourni par l'opérateur.
Le délai court donc pendant quatre mois après l'entrée en vigueur de la modification tarifaire soit dès le 1er février. L'ensemble des opérateurs collaborent car ils souhaitent que cette mesure puisse faire jouer la concurrence.
Vendredi 24 décembre 2010
Connaissez-vous le Comic Sans ? Cette police d'écriture censée imiter de loin l'écriture manuscrite constitue pour la plupart des professionnels du Web la faute de goût ultime, à tel point que dans la communauté geek, de nombreux sites militent pour son éradication.Et pourtant, l'abominable Comic Sans revêt une qualité cachée : comme toutes les polices d'écriture tarabiscotées, il forcerait l'attention de celui qui le lit, conduisant de fait à une meilleure assimilation des contenus. C'est pour cette raison qu'au mépris des plus élémentaires règles de savoir vivre du Web, le corps de cet article sera rédigé en Comic Sans (visible si votre système la prend en charge).Connor Diemand-Yauman, chercheur à l'université de Princeton, s'est récemment penché sur l'impact que pouvait avoir la police de caractère d'un texte sur la mémorisation de ce dernier par ses lecteurs. Pour ce faire, il a organisé de brèves séances de lecture d'un même contenu avec deux groupes de cobayes. Le premier a été exposé à une innocente Arial 16 points, police sans serif particulièrement lisible, tandis que le second a dû affronter des échantillons de texte imprimés en Comic Sans 12 points.
Quinze minutes après la lecture, les deux groupes ont été interrogés sur le mode du QCM à propos du texte qu'ils venaient de lire. Le premier groupe, exposé à l'Arial, a alors obtenu 72,8% de bonnes réponses, contre 86,5% pour le second.
L'étude a alors été prolongée auprès d'étudiants issus de l'Ohio, à qui il a été distribué des cours imprimés tantôt en police claire, tantôt en police alambiquée de type Comic Sans. Là encore, les cobayes exposés à la police la plus lisible ont montré des résultats d'assimilation et de mémorisation inférieurs à ceux de l'autre groupe.
Explication ? Pour Diemand-Yauman, une personne qui lit sans difficulté un texte aura plus naturellement tendance à se dire qu'elle l'a compris. A l'inverse, si un obstacle visuel comme une police de type Comic Sans intervient, la lecture sera plus lente, plus contrainte, mais au final nettement plus productive.Die, Comic Sans, Die !
Faut-il pour autant préconiser aux webmasters, professeurs et autres personnes amenées à communiquer des textes par voie écrite ou numérique l'utilisation du Comic Sans ? Nous ne saurions que trop le leur déconseiller.
Intégrée à Windows depuis les années 90, le Comic Sans (MS) est à l'origine une police de caractère pensée pour les programmes et contenus destinés aux enfants. Mais si ses lettres arrondies collent effectivement bien à un logiciel jeunesse, l'usage s'est rapidement étendu, jusqu'à ce que le Comic Sans se retrouve sur des sites Web d'entreprise, des panneaux de signalisation ou des communications sérieuses. Le phénomène a provoqué l'agacement de nombreux graphistes, qui s'insurgent régulièrement contre l'absence d'adéquation entre la typographie employée et la nature du message.
Se prêtant particulièrement bien au détournement et à la dérision, la lutte contre le Comic Sans relève maintenant du mème, comme l'illustrent les très nombreux images le mettant en scène de façon parodique. Pour mieux comprendre pourquoi l'usage du Comic Sans est à proscrire selon leurs auteurs, on pourra consulter le tout juste lancé mais néanmoins excellent comicsanscriminal.com qui, en quelques diapositives, résumera bien mieux la situation que nous le faisons ici. Que la faute de goût commise en début d'article nous soit pardonnée, au nom du LOL et de la féérie de Noël... ;-)Merci de tenir la porte fermée !!!
Merci de ne pas utiliser de Comic Sans - nous sommes une entreprise du Fortune 500, pas un stand de limonade.
Vendredi 24 décembre 2010
La très opaque société Megaupload est sortie de son silence cette semaine pour condamner les actions conduites à son encontre par l'association qui défend les maisons de disque américaines. L'hébergeur de fichier accuse la RIAA d'avoir tenté de faire pression sur Mastercard, utilisé comme prestataire de paiement sur son site, pour que ce dernier mette un terme à leur collaboration.Tout part d'une déclaration de Mitch Glazier, vice président de la RIAA, qui se serait récemment félicité des discussions conduites avec Mastercard et d'autres spécialistes du paiement en ligne en vue d'étudier la façon dont ces derniers pourraient cesser de collaborer avec des sites manifestement vecteurs de contrefaçon tels que Megaupload de façon à leur couper les vivres - un peu à la façon des actions mandatées aux Etats-Unis contre les partenaires de Wikileaks.
Basée à Hong Kong, la société « Mega » opère dans le monde entier un service d'hébergement de fichiers permettant à un internaute d'y déposer un contenu, quel qu'il soit, puis de proposer à d'autres de le télécharger via un simple lien hypertexte. Megaupload dispose d'un pendant dédié à la vidéo, MegaVideo, qui permet de visualiser directement les contenus stockés depuis son navigateur. Si ces sites affichent de la publicité, une part non négligeables des revenus dégagés par la société provient de formules d'abonnement payant visant à lever certaines restrictions (bande passante, nombre de téléchargements, etc.).
Officiellement, Megaupload respecte ses obligations d'hébergeur et procède régulièrement au retrait de contenus soumis au droit d'auteur lorsque ces derniers lui sont signalés. Ce faisant, la société répond aux obligations des lois française (LCEN) et américaine (DMCA). De très nombreux contenus, films, séries, jeux ou disques, restent toutefois accessibles, propagés auprès des internautes par de nombreux sites et forums spécialisés.
Faute de véritables arguments législatifs, les ayants-droit auraient donc pris le parti d'attaquer le système Megaupload par la bande, en tentant de compromettre les accords commerciaux qui lui permettent d'encaisser les paiements des internautes. Pour se faire, ils s'appuient sur les dispositions d'une nouvelle loi, votée en septembre, le Combating Online Infringement and Counterfeits Act (COICA), qui doit permettre à la Justice américaine de se doter de moyens lui permettant de circonvenir l'action de sites illégaux via, notamment, la collaboration d'acteurs tiers comme les fournisseurs d'accès, les services en ligne ou... les intermédiaires de paiement.« C'est eux qui auront un problème, pas nous »
La démarche de lobbying engagée par la RIAA n'a pas eu l'heur de plaire à la société de Hong Kong. Elle qui habituellement cultive l'anonymat s'est fendue d'une déclaration adressée au site Zeropaid.com, dénonçant cette façon de faire.
« Mega compte plus de 100 millions d'utilisateurs enregistrés, plus de 45 millions de visiteurs uniques par jours, et les employés de plus de 70% des sociétés du Fortune 500 font appels à nos services. Nous hébergeons plus d'un milliard de fichiers légitimes. Documents, sauvegardes, photos, tout. Si Mastercard se tourne contre Megaupload, c'est eux qui auront un problème, pas nous », déclare Bonnie Lam, présentée comme une employée du siège de Megaupload.
« Les intermédiaires de paiement essaient-ils de devenir le légat de la prochaine décennie ? Serait-ce eux, et non les gouvernements élus, qui décident de ce qui est bien ou mal ? », s'insurge-t-elle encore. « D'abord, Wikileaks, puis les sites de stockage et après ? ».
Jeudi 23 décembre 2010
A en croire certaines analyses, le site de micro-blogging Twitter serait parvenu à maturité. Il se serait stabilisé à hauteur de 2 millions de visiteurs uniques par mois en France. Après avoir connu une forte hausse l'an dernier, l'audience augmenterait désormais peu.Rétrospectivement, les gazouillis du petit oiseau se sont fortement propagés en 2009. Comme l'explique le blog technotes, le nombre de visiteurs est passé de 78 000 en octobre 2008 à 1,5 million en octobre 2009. Une hausse alors qualifiée d'importante. Malgré ces bons chiffres, la courbe d'audience ²de Twitter s'est ensuite arrondie.Pour preuve, le site est depuis passé d'1,5 million à 2 millions de visiteurs uniques. L'audience semble même stagner à en croire les dernières données recueillies par ComScore. Ces chiffres, même s'ils ne prennent en compte que les connexions depuis le site et non via des applications externes mobiles et PC, restent tout de même révélateurs.
D'un côté, ces données montrent que Twitter a trouvé son rythme de croisière. De l'autre, elles sont la preuve que la société doit encore trouver les moyens de s'assurer une croissance régulière. Avec l'ouverture de nouveaux bureaux à Londres, Twitter a décidé de trouver des relais de croissance à l'international. Il faudra pour cela batailler ferme contre des géants comme Facebook, solidement installé dans les habitudes de certains internautes.
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