Les news
Lundi 2 mars 2009
Aux Etats-Unis, à la fin du mois dernier, Google a sauté le pas et décidé de placer des liens publicitaires au sein de son moteur de recherche Google News. Le portail d'actualité collecte automatiquement les titres et les extraits d'articles émanant de plus de 4.500 publications anglaises et 500 françaises. Jusqu'à présent Google avait évité de placer des liens AdWords afin de ne pas créer de nouvelles tensions avec les éditeurs. En effet, en 2005, l'AFP accusait la firme de Mountain View de contrefaçon pour afficher l'intégralité de ses dépêches ainsi que ses images. Cette nouvelle pratique ne passera donc pas inaperçue.Selon le magazine les Echos, même si le portail ne présentait aucune publicité, il générait tout de même du trafic vers le moteur de recherche principal et 100 millions de dollars ou 0,5 % du chiffre d'affaires total de la firme de Mountain View. En contre-partie, Google News apporte entre 10% et 20% du trafic Internet de la majorité des sites d'information français.
Philippe Jannet, président du Groupement des éditeurs en ligne (Geste) explique ainsi : "nous ne sommes pas opposés à ce que le moteur de recherche intègre de la publicité sur Google News. Mais à condition qu'il y ait une répartition du chiffre d'affaires généré avec les journaux. Car ce service n'existerait pas si nos articles n'y étaient pas présents".
Eric Schmidt, PDG de Google, a expliqué à plusieurs reprises que la société soutenait les éditeurs et Pascal Pouquet, directeur adjoint des nouveaux médias du groupe Figaro, s'étonne de cette initiative. "Nous avions eu des discussions avec Josh Cohen de Google lors de sa visite récente en France et il nous avait pourtant dit qu'il ne souhaitait pas tirer de chiffre d'affaires directement de Google News", rapporte-t-il aux Echos.
Sur son blog officiel Google précise simplement : "nous continuerons de déterminer les manières d'afficher des publicités qui soient pertinentes pour l'utilisateur ainsi que pour l'éditeur".
Lundi 2 mars 2009
Sept nouvelles langues - turc, thaïlandais, hongrois, estonien, albanais, maltais et galicien - ont fait leur apparition sur Google Traduction, le service de traduction en ligne du numéro un mondial des moteurs de recherche, ce qui porte à 41 le nombre total de langages pris en compte.Accessible depuis le navigateur Web, ou éventuellement intégré à ce dernier par l'intermédiaire d'un plugin, Google Traduction propose depuis plusieurs années la traduction automatique de tout ou partie d'une page Web. Ce moteur automatique, fonctionnant à l'aide d'algorithmes et de modèles statistiques, offre sans surprise des résultats inférieurs à une vraie traduction, mais permet de saisir la teneur d'un texte ou d'une page Web rédigée dans une langue qu'on ne connait pas.
Conscient que ce type de service est une bonne façon de fidéliser les internautes, Google a récemment entrepris d'adapter son outil de traduction à d'autres pans de son activité. Le lecteur de flux RSS Google Reader propose ainsi depuis la fin d'année 2008 une traduction des contenus à la volée.
En août dernier, Google a également ouvert un centre de traduction en ligne, sorte de place de marché destinée à réunir internautes en quête d'informations et traducteurs professionnels.
Lundi 2 mars 2009
Le fan sub, nouvelle bête noire des studios ? Plusieurs sites spécialisés dans la conception, l'hébergement et la diffusion de fichiers de sous-titres destinés aux séries américaines rapportent avoir reçu ces derniers jours un courrier d'avertissement émanant de Warner Bros. Producteur de séries telles que The Big Bang Theory, Terminator : The Sarah Connor Chronicles, Chuck ou Smallville, le studio en appelle au droit d'auteur, et met en demeure les sites concernés de cesser séance tenante la diffusion des fameux ".sub" et ".srt".« En mettant à la disposition du public sans autorisation des contenus protégés par la propriété intellectuelle, tels que des traductions des dialogues des oeuvres Warner Bros., vous portez atteinte à nos droits. Ceci engage votre responsabilité civile et vous expose à d'éventuelles poursuites judiciaires civiles. En outre, la violation de ces droits est constitutive d'infractions pénales », indique l'émetteur du courrier, qui se présente comme le département anti-piraterie de Warner Bros.
Le fansub, ou sous-titrage par les fans, n'a rien d'un phénomène nouveau. Initialement, les fansubbers se chargeaient d'assurer eux-mêmes le sous-titrage de vidéos, souvent japonaises, pour lesquelles il arrivait qu'aucune traduction officielle ne soit proposée. Le modèle a depuis été transposé, avec un succès toujours grandissant, aux séries américaines. L'avènement des Lost et autres Heroes a fait qu'une bonne partie des internautes n'a pas la patience d'attendre la diffusion en France de la nouvelle saison de sa série préférée.
Pendant que certains enregistrent et redistribuent les séries américaines dès leur diffusion outre-Atlantique, d'autres se chargent de réaliser les sous-titres correspondants, et les diffusent sur des sites spécialisés. Jusqu'ici, la communauté française du fansub n'avait jamais été directement inquiétée, notamment parce que les principaux sites qui la composent se contentent de distribuer les sous-titres, laissant à d'autres le soin de recenser les liens permettant de télécharger les vidéos.
Certains prennent au sérieux les menaces formulées par Warner, à l'image de Frigorifix.com, dont le site est toujours en ligne, mais ne propose plus aucun fichier au téléchargement. Chez SeriesSub, on refuse pour l'instant de commenter la question. U-Sub, qui n'a pas reçu le courrier de Warner, dit continuer, "pour l'instant", comme par le passé. Forom.com a quant à lui supprimé les sous-titres des séries produites par Warner.
« Il n'y a aucun doute sur le copyright de toute traduction et adaptation d'un dialogue protégé par la loi sur les droits d'auteur. C'est exactement la même législation que pour toutes paroles ou texte de chanson », rappelle TheLovers sur les forums de u-sub. Si les principaux concernés, équipes de traduction ou éditeurs de sites, s'accordent à reconnaitre prendre quelques libertés avec le droit d'auteur, tous défendent toutefois l'intérêt de sous-titres qui contribuent grandement au succès des séries concernées.
Les chaines de télévision ont d'ailleurs compris qu'il était dans leur intérêt de proposer le plus rapidement possible les contenus dont elles achètent les droits. Ainsi TF1 propose-t-elle en vidéo à la demande des épisodes sous-titrés de Heroes moins de 24 heures après la diffusion aux Etats-Unis.
Lundi 2 mars 2009
Six mois après le dépôt d'une première plainte contre France Telecom au sujet de sa stratégie dans les contenus, le groupe Vivendi a annoncé lundi qu'il aller déposer une plainte auprès de la commission européenne contre France Telecom (Orange) pour abus de position dominante dans la boucle locale (ADSL)."Nous estimons qu'il y a abus de position dominante de France Télécom, avec les tarifs pratiqués en matière d'abonnement et d'accès à la boucle locale, ce que l'on appelle aussi le dégroupage" a expliqué Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi, lors d'une conférence téléphonique rapportée par l'AFP.
Facturé 9,29 euros hors taxe aux opérateurs alternatifs, cet accès à la paire de cuivre est dans le collimateur d'opérateurs alternatifs comme Iliad depuis déjà quelques années et pourrait encore baisser sous l'action de l'ARCEP, qui souhaite relancer la concurrence sur un segment encore contrôlé à plus de 50% par l'opérateur historique.
Lundi 2 mars 2009
Dans l'un des billets du blog officiel de F-Secure, une firme spécialisée dans la sécurité informatique, l'expert Mikko Hypponen explique que deux vulnérabilités ont récemment été observées au sein des logiciels Microsoft Excel et Adobe Reader. Ces failles permettraient à un intrus d'injecter un code malicieux sur l'ordinateur de la victime.Mardi dernier, au travers d'un bulletin de sécurité, la firme de Redmond, conseillait de contourner la faille en utilisant Microsoft Office Isolated Conversion Environment disponible si l'on utilise Office 2003 ou 2007 et après avoir téléchargé et installé le pack de compatibilité depuis les serveurs de Microsoft. Pour l'heure, aucun patch n'a été fourni.
En ce qui concerne le lecteur de fichiers PDF d'Adobe, l'expert se montre plus ferme. En effet, M. Hypponen explique que la société ne mettra pas de correctif à disposition avant le 11 mars prochain et que le problème peut actuellement être minimisé en désactivant l'exécution de JavaScript au sein d'Adobe Reader.
L'expert ajoute : "je trouve cela surprenant de constater le taux de pénétration d'Adobe Reader. Il semblerait que tout le monde l'utilise pour lire des fichiers PDF, même s'il existe des alternatives gratuites. Et ces logiciels, plus légers et plus rapides, démarrent en moins d'une minute. Pour ma part, j'estime qu'Adobe Reader est devenu le nouvel IE. En termes de sécurité, je vous conseille de l'éviter".
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