Les news
Vendredi 24 août 2007
Les bonnes idées ne meurent jamais. Lancé à la fin des années 90, le concept du "bureau virtuel" avait intéressé de nombreuses jeunes pousses dont la plus célèbre, Desktop.com, n'avait toutefois pas vraiment survécu à l'éclatement de la bulle internet.Mais cette idée, consistant à placer sur un serveur les principales applications et contenus d'un ordinateur commence néanmoins à renaitre parmi les jeunes pousses du web 2.0 avec les initiatives de Goowy, YouOS, EyeOS ou encore g.ho.st.
En France, ce segment du bureau virtuel est à l'étude pour Wixi.com, la nouvelle jeune pousse d'Arthur Madrid, mais également pour Jooce.com, dont le bureau virtuel, conçu entièrement en flash, vise spécifiquement les 500 millions d'internautes fréquentant les cybercafés et préférant stocker leurs fichiers sur un serveur.
Délaissant les applications bureautiques, Jooce mise essentiellement sur des applications grand public comme la messagerie instantanée, le courrier électronique et surtout le multimédia avec la possibilité de publier puis de lire des fichiers tels que des photos, des fichiers audios et mêmes des vidéos.
"Je ne pense pas qu'on puisse parler de Web OS car nous n'avons pas l'intention de développer un tableur ou un traitement de texte en ligne. Jooce est plutôt une plate-forme pour consommer et partager des médias" explique Bryce Corbett, Co-fondateur du service. Encore en version béta, Jooce devrait ainsi offrir un espace de stockage illimité pour les fichiers multimédia. «Les seules limites devraient venir de la bande passante» précise Bryce Corbett, qui entend assurer un service gratuit.
Complémentaire des pages de démarrage comme Netvibes ou des services bureautiques en ligne de type Google Docs, Jooce consacre en tout cas le concept du "Saas" (software as a service) même si d'autres sociétés, à commencer par Microsoft, continuent de lui opposer l'idée du Software + Service. Une piste également adoptée pas de grands noms du Web 2.0 comme Facebook, qui s'est récemment offert Parakey, afin justement de pouvoir offrir un accès "offline" à sa propre plate-forme de services.
Vendredi 24 août 2007
La semaine dernière, les utilisateurs du logiciel de VoIP Skype ont été victime d'un véritable "blackout" qui a duré 2 jours. Selon les explications officielles fournies par Skype, ce problème était lié à une surcharge créée par le redémarrage de nombreuses machines suite à l'installation des derniers correctifs Microsoft. Le réseau Skype qui doit normalement être capable de se restaurer de façon autonome aurait déraillé et un bug dans l'algorithme de gestion des ressources réseau du logiciel aurait été mis en évidence causant un hors service de 48 heures pour de nombreux utilisateurs.Aujourd'hui, pour se faire pardonner de ce problème, Skype fait un geste. Le service annonce avoir envoyé un email à ses clients disposant d'un compte Skype Pro, Skype Unlimited, SkypeIn ou Skype Voicemail afin de leur offrir une extension gratuite de 7 jours de ces services payants. A noter que les utilisateurs qui n'ont pas été victime du "crash" pourront également profiter de ce geste commercial.
Vendredi 24 août 2007
Le site précédemment connu sous le nom de Get the facts se voit cette semaine mis à jour par Microsoft : désormais baptisé "Windows Server - Compare", il ne présente plus le caractère ô combien polémique de la précédente version.Rappel des faits : dans sa campagne visant à promouvoir Windows Server, Microsoft met en place début 2004 un site baptisé "Get the Facts On Windows and Linux" (prenez connaissance des faits à propos de Windows et de Linux). Le site présente les résultats d'une étude, commissionnée par l'éditeur de Redmond, censée prouver que Windows Server se révèle un système économiquement plus intéressant que les solutions concurrentes.
Problème : six mois plus tard, l'Advertising Standards Authority britannique révèle que les résultats de l'étude sont biaisés, dans la mesure où les tests comparatifs ont été conduits sur deux machines différentes, celle ayant servi à Linux étant moins performante que celle allouée à Windows Server.
Bien que l'affaire ait été portée à la connaissance du public, Microsoft n'avait pas jugé bon de modifier son site jusqu'à cette semaine. Aujourd'hui, l'ex "Get the Facts" vante les mérites de Windows Server de façon nettement plus policée.
Pourquoi un tel revirement, après près de trois ans ? D'aucuns supputent que les nouveaux partenaires de Microsoft issus de l'univers de l'open source auraient pu faire pression sur l'éditeur pour qu'il adoucisse sa politique de communication. La page qui compare Windows Server à Linux tendrait à confirmer cette position : Microsoft a justement choisi comme cible Red Hat Enterprise Linux, dont l'éditeur a refusé les avances de Redmond.
Vendredi 24 août 2007
Fin mai, Google a lancé un nouveau service pour épauler Google Maps et Google Earth : Google Street View. Le service en question permettait et permet toujours de naviguer dans des rues comme si vous y étiez. Présenté sous la forme d'une petite fenêtre, Google Street View, offre ainsi possibilité de visionner, dans les moindres détails, certaines rues (américaines seulement pour l'instant).Mais ce soucis du détail semble aujourd'hui poser quelques problèmes à Google. De nombreux utilisateurs et associations soucieuses du respect de la vie privée n'ont pas trop apprécié certaines photos offertes par Google Street View, notamment celles dans lesquelles on peut reconnaître / identifier certaines personnes.
Pour régler ce problème, Google a fait savoir que dès aujourd'hui n'importe quel utilisateur pouvait signaler la présence d'un visage reconnaissable et/ou d'une plaque d'immatriculation afin que les photos contenant ces éléments soient purement et simplement effacées du service.
Vendredi 24 août 2007
Le site d'emploi Monster.com aurait attendu cinq jours avant de signaler à ses utilisateurs l'existence d'une faille de sécurité à l'origine d'un vol massif de données confidentielles, a indiqué un dirigeant de la société jeudi à Reuters. Monster aurait eu vent du forfait le 17 août 2007 par le biais du spécialiste de la sécurité Symantec, ce dernier ayant rendu publique l'affaire le 21. L'attaque aurait été lancée depuis des serveurs hébergés en Ukraine complétés d'un réseau de PC zombies. 1,3 million d'utilisateurs du portail (sur un total de 73 millions), dont moins de 5.000 hors des Etats-Unis, seraient concernés.Interrogé par Reuters, Patrick Manzo, VP en charge de la prévention des fraudes chez Monster, a confirmé que des noms, identifiants, adresses électroniques et postales ont été subtilisés, mais pas de numéros de comptes bancaires, contrairement à ce que Symantec a laissé entendre. Les utilisateurs de Monster sont invités à la prudence. Certains d'entre eux auraient déjà reçu des messages électroniques frauduleux contenant des liens vers des sites miroirs reprenant la charte graphique de Monster ou d'autres sociétés pour mieux les escroquer.
Cette affaire tombe au plus mauvais moment pour le spécialiste américain du recrutement en ligne. Fin juillet, à la suite de la présentation de résultats financiers médiocres, Monster a annoncé la suppression de 800 postes, soit 15% de ses effectifs, dans le but de réduire ses coûts et de rester compétitif sur un marché où les réseaux sociaux montent en puissance.
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