Les 10 pères fondateurs du Web

le 12/10/2010 à 23:02
Les 10 pères fondateurs du Web
Le site mashable a publié une liste de 10 personnes, considérés comme les pères fondateurs du Web.

Ces 10 personnes ont permis de faire ce que nous connaissons actuellement du Web. Vous trouverez dans cette liste :

- Tim Berners-Lee (inventeur du World Wide Web)
- Marc Andreessen (création du premier navigateur Netscape)
- Brian Behlendorf (membre fondateur de Apache)
- Rasmus Lerdorf (créateur de langage PHP)
- Andi Gutmans (participe à la ré-écriture de PHP)
- Zeev Suraski (participe à la ré-écriture de PHP)
- Brad Fitzpatrick (créateur du live journal)
- Brendan Eich (créateur du javascript)
- John Resig (créateur de jQuery)
- Jonathan Gay (créateur de Flash)

Bien sur, il en existe d'autres, mais cette liste montre les premiers qui ont une idée importante et sans eux, nous n'aurions pas le Web que nous connaissons actuellement.

- The 10 Founding Fathers of the Web

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Après sa fusion avec la plateforme de blogs Overblog puis l'intégration de la régie publicitaire eBuzzing, le groupe Wikio file la métaphore du média social en ouvrant une place de marché dédiée à la création de contenus, Wikio Experts. Le principe ? Recruter des "experts" en leur domaine, qui répondront à des appels d'offre portant sur la rédaction de textes sur un sujet donné, en échange d'une rémunération à base fixe, à laquelle s'ajoutera à terme une part de variable en cas de succès d'audience.

Financée par la publicité, et tout particulièrement par le lien sponsorisé, la plateforme doit permettre à Wikio de proposer à Google - et donc, à l'ensemble du Web - une réponse à toutes les questions qu'est susceptible de se poser l'internaute. Le groupe annonce une levée de fonds de 4 millions d'euros auprès de son actionnariat actuel, somme exclusivement dévolue à l'achat de « quelques centaines de milliers d'articles » qui viendront alimenter les différentes déclinaisons européennes de Wikio Experts.Demain, tous rédacteurs ?

Si les contributions spontanées sont les bienvenues, Wikio a d'ores et déjà dressé une liste de sujets proposée au travers de sa place de marché. Partagés entre une quinzaine de rubriques, ils visent à répondre à des problématiques bien concrètes. Celles que l'internaute peut rencontrer dans la vie tous les jours, mais aussi et surtout celles pour lesquelles aucune réponse pertinente n'est à l'heure actuelle proposée dans les premières pages de résultat de Google.

« Si vous vous intéressez aux dispositifs anti-aboiement pour chiens, vous allez essentiellement trouver des sites marchand sur Google, mais peu ou pas de contenus pertinents », prend comme exemple Frédéric Montagnon, cofondateur d'Overblog, pour illustrer la démarche. Au travers de Wikio Experts, on cherchera donc à recruter un internaute compétent sur le sujet, qui produira un contenu à même d'adresser la curiosité du quidam victime d'un animal de compagnie trop expressif. « On s'intéresse à la longue traîne », confirme Pierre Chappaz (Kelkoo, Wikio). Autrement dit, à tous les sujets entre lesquels il existe un rapport favorable entre intérêt des lecteurs et absence de contenus pertinents.

Et ces sujets, Wikio compte bien les identifier de façon précise : à l'aide d'outils publics tels que ceux que fournit Google (Trends), mais aussi à partir des technologies développées pour le moteur Wikio ou des statistiques remontant de la plateforme Overblog (11,4 millions de visiteurs uniques / mois en France selon Nielsen). « Aujourd'hui, nous surveillons 16 millions de mots clé », indique Frédéric Montagnon.Une écriture SEO compliant : optimisée pour Google

Le rédacteur d'un jour devra respecter un certain nombre de contraintes : titre imposé, répétition d'un certain nombre de mots clé associés à la thématique et longueur minimale ; l'idée étant ici d'obtenir un texte à même d'être référencé le plus efficacement par l'inévitable Google. Afin de garantir un certain niveau de qualité, Wikio teste ses rédacteurs sur un premier sujet libre, avant de leur donner le statut confirmé qui leur permettra de postuler à la rédaction rémunérée. Les articles resteront toutefois soumis à modération, notamment pour vérifier qu'il s'agit bien de contenus uniques.

Versées de façon automatique, via Paypal par exemple, les rémunérations s'échelonnent de 5 à 10 euros pour la plupart des articles. Pour certains, c'est un niveau de rétribution variable qui est proposé, avec par exemple 2,5 euros à la livraison, puis un maximum de 12,5 euros supplémentaires à venir au fil du temps, en fonction de l'audience générée et, bien sûr, des recettes publicitaires associées. Les participants seront réglés en droit d'auteur, comme le sont aujourd'hui les utilisateurs de la plateforme Overblog qui font appel à son programme de monétisation.Un Demand Media « à la française »

Cette idée d'une place de marché dédiée à la création de contenus éditoriaux n'est effectivement pas nouvelle. Le principal promoteur en est l'américain Demand Media (créé en 2006), dont la prochaine introduction en bourse pourrait porter la valorisation à une somme comprise entre 1,4 et 1,7 milliard de dollars selon certains analystes. Le modèle a depuis fait des émules, avec des initiatives telles que Associated Content (racheté par Yahoo en mai dernier pour 100 millions de dollars), Seed.com ou Suite101, qui s'est récemment lancé en France.

« Deux spécificités nous permettent de nous démarquer d'eux », commente Frédéric Montagnon. « La première, ce sont des technos très fortes que n'a pas Demand Media, au niveau de l'analyse sémantique par exemple. La seconde, c'est un parc de contributeurs extrêmement étendu. Nous avons par exemple 1,5 million de blogueurs sur Overblog, auxquels s'ajoutent 1,5 million de blogs indexés sur Wikio ». Ce riche panel produit déjà bien des contenus susceptibles d'être référencés et monétisés, qu'il suffirait de correctement agréger et mettre en forme.

Reste une question à même de faire frémir tout journaliste : peut-on vraiment acheter des contenus de qualité, à même de satisfaire la curiosité des internautes, à quelques euros la pièce, alors qu'existent déjà des millions de contenus encyclopédiques (Wikipedia) ou produits par des médias et supports spécialisés ? Difficile à croire à première vue, et l'on aura d'ailleurs vite fait de déceler des écrits un peu légers parmi les quelque 10 000 articles que propose déjà le site support, les-experts.com.Acheter le contenu au juste prix

Pour l'instant, aucun sujet n'est rémunéré plus de 15 euros, mais Wikio ambitionne à terme de fédérer de véritables experts - médecins, avocats, etc. - susceptibles de fournir des contenus à forte valeur ajoutée. « Un article comme "Comment renégocier son prêt immobilier" doit être écrit par quelqu'un qui connait le secteur, sinon ça n'est pas intéressant », explique Frédéric Montagnon. Et comme la thématique « prêt immobilier » est, sur la plateforme publicitaire de Google, associée à des mots clé particulièrement lucratifs, il devient envisageable d'acheter ce contenu quelques dizaines, voire centaines d'euros.

Derrière cette mécanique un brin complexe au premier abord réside une logique on ne peut plus simple : payer un article au juste prix, celui-ci n'étant pas déterminé par le postulant mais régi par les revenus potentiels. A partir du moment où la mécanique s'enclenche, il devient donc possible de payer plus cher un contenu prometteur. Ainsi, la qualité viendrait avec la rentabilité, quelques centaines de contributeurs suffisant alors à produire le haut du panier en matière d'articles à forte valeur ajoutée.

Reste à amorcer la pompe. Pour ce faire, Wikio vient de procéder à un nouvel investissement via ses actionnaires actuels - parmi lesquels les fondateurs, Lightspeed Ventures, Gemini ou TF1 - portant sur un montant de 4 millions d'euros. « Si la rentabilité du modèle est confirmée, nous lèverons à nouveau des fonds en 2011 pour assurer le développement européen », confie Pierre Chappaz. Montant avancé : entre 20 et 30 millions, histoire de vraiment « devenir le Demand Media européen ».

Pour l'instant, Wikio n'ambitionne toutefois pas de faire de son portail une marque, au sens média du terme. Plutôt que de développer des sites verticaux (spécialistes d'une thématique donnée), la base a donc vocation à rester horizontale et donc à embrasser le plus de sujets possibles. La dimension média n'est cependant pas laissée de côté. Au lieu d'être développée en propre, elle sera assumée par des partenaires, qui exploiteront les contenus Wikio sous leur propre marque. Le premier bénéficiaire en sera TF1, qui alimentera de textes made in Wikio des sites tels que Plurielles.fr (féminin) ou Excessif.com (actu ciné), puis rétrocédera une partie des recettes publicitaires ainsi générées. D'autres partenariats du même type sont d'ailleurs déjà en cours de négociation, histoire de « créer une nouvelle économie de fabrication du contenu » qui, si elle s'impose, ne sera pas sans conséquences sur les modèles actuellement en vigueur.

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