Google Music : stockage et streaming pour 25 dollars par an ?

le 15/09/2010 à 10:56
Google Music : stockage et streaming pour 25 dollars par an ?
Nous rapportions dernièrement que Google était en discussion avec plusieurs maisons de disques afin de concocter un service de musique. Le magazine BillBoard.biz rapporte de son côté quelques détails des négociations en cours avec un service permettant d'héberger sa musique directement sur les serveurs de Google couplé à une plateforme de téléchargement classique.

Google souhaiterait proposer aux maisons de disques un service permettant aux internautes de stocker des chansons de manière protégée et d'y accéder depuis n'importe quel terminal connecté en streaming ou en téléchargement. A cet effet, Google développerait un lecteur de musique hébergé ainsi qu'une application mobile. Selon les informations recueillies par BillBoard.biz, le service d'hébergement pourrait scanner l'ordinateur de l'internaute afin de reconnaître tous les albums disposant d'une licence. Tous les artistes reconnus seront ainsi listés et accessibles depuis le compte utilisateur. Que l'album ait été acheté sur iTunes, Amazon ou sur le service de Google, ce dernier pourra être ajouté à la liste. Les chansons téléchargées via les clients peer-to-peer pourraient également être acceptées par les majors à partir du moment où Google met en place des mesures strictes contre le piratage par exemple en filtrant quelques sites Internet au sein de son moteur de recherche. Plusieurs fonctionnalités communautaires seraient également implementées comme la possibilité de partager des listes de lecture ou de proposer pour chacun de ses contacts l'écoute d'un morceau en entier une seule fois. Selon plusieurs sources proches de cette affaire, Google négocierait le tarif de ce service à 25 dollars par an.

A cela s'ajoute une plateforme de téléchargement traditionnelle à partir de laquelle il serait possible d'acheter des chansons et des albums. Pour l'heure aucun tarif précis n'est mentionné mais, toujours selon cette mystérieuse source, les labels conserveraient des prix de vente habituels pour Google à savoir 7 dollars par album, 70 centimes pour la plupart des chansons (généralement revendues pour 99 centimes), avec les titres à succès vendus pour 91 centimes et les moins populaires pour 49 centimes.

Les accords en cours de négociation seraient établis sur une durée de trois ans dans l'ensemble des pays concernés.

A lire également

La semaine dernière, le magazine BillBoard.biz rapportait plusieurs détails sur le service Google Music qui serait actuellement en cours de finalisation mais qui n'a toujours pas été officiellement annoncé par la firme de Mountain View. Nous apprenions alors que Google souhaitait offrir un espace de stockage permettant aux internautes d'y placer l'ensemble de leur musique accessible depuis n'importe quel terminal connecté moyennant 25 dollars par an. Certaines informations pointaient également vers un service de téléchargement classique similaire à l'iTunes Store d'Apple ou Amazon MP3.

Dans l'une de ses dernières dépêches l'agence Reuters affirme que le modèle proposé par Google n'aurait pas réellement emballé les maisons de disques. Larry Kenswill, anciennement vice-président de la stratégie commerciale chez Universal Music, aurait ainsi déclaré : "je ne comprends pas pourquoi les gens auraient besoin d'un espace personnel en ligne ni pourquoi il y aurait une large demande pour cela".

Finalement le modèle du streaming peinerait encore à convaincre. Les tentatives du site MP3.com ou encore mSpot resteraient mitigées, les sociétés refusant de communiquer la part de leurs utilisateurs ayant souscris à une offre payante. Par ailleurs, et malgré sa force de frappe, par le passé Google ne se serait pas révélé très efficace dans le domaine du commerce direct. En août 2007, la firme californienne avait fermé son service permettant de louer ou d'acheter des films sur YouTube. Toutes les vidéos achetées par les consommateurs avaient d'ailleurs été tout bonnement effacées, ces dernières étant protégées par DRM. En compensation Google n'avait versé que 5 maigres dollars sur les comptes Google Checkout des clients. Plus récemment, c'est le site commercialisant le Nexus One qui a fermé boutique.

Reste un atout majeur : Android et sa croissance fulgurante. Peut-être alors les maisons de disque souhaiteront tenter l'expérience d'un service de musique en streaming mobile.

Commentaires

Ecrire

Ecrire un message

Votre message vient d'être créé avec succès.
LoadingChargement en cours