Facebook a dévoilé Places, son service de géolocalisation

le 19/08/2010 à 20:35
Facebook a dévoilé Places, son service de géolocalisation
La rumeur courrait depuis des semaines et s'était intensifiée à l'annonce d'une conférence de presse qui s'est tenue hier au siège de Facebook : comme tout le monde le supposait, le réseau social a dévoilé son service de géolocalisation, baptisé sobrement Facebook Places (Lieux pour la version française).

C'est Mark Zuckerberg lui-même qui a dévoilé cette nouvelle fonctionnalité, qui permet aux utilisateurs du site pour le moment, seuls les habitants du territoire américain sont concernés de "check-in" ("pointer") dans un lieu avec son smartphone pour se localiser sur son profil Facebook. Une manoeuvre réalisable via le site mobile du réseau, touch.facebook.com, ou via une mise à jour de l'application iPhone du service, publiée jeudi matin sur l'App Store.

Selon Mark Zuckerberg, Facebook Places a un triple intérêt social : il permet de favoriser le partage d'informations localisées sur le réseau, permet également de voir si des amis se trouvent à proximité de l'utilisateur, et, enfin, offre la possibilité de découvrir de nouveaux lieux si des amis ont tagué des endroits.

Michael Sharon, le chef produit de Places, a également pris la parole pour expliquer le fonctionnement du service qui fonctionne exactement comme FourSquare, et pour cause : le célèbre site de géolocalisation est partenaire de Facebook Place. « Je pense que c'est une bonne chose pour l'industrie. Cela confirme que nous sommes sur quelque chose, et cela devrait prendre encore plus d'importance à l'avenir » a déclaré à propos du service Holger Luedorf, responsable des partenariats chez FourSquare. D'autres partenaires, tous acteurs de la gélocalisation sur Internet, ont été dévoilé : Yelp, Gowalla ou encore Booyah devraient prochainement proposer leurs services dans Facebook Places grâce aux API disponibles dès aujourd'hui.

Enfin, Mark Zuckerberg a entrepris d'anticiper les éventuelles critiques en assurant que Facebook Places respecterait la vie privée de ses utilisateurs. A condition que ces derniers prennent le temps d'effectuer les réglages nécessaires de leur profil. Par défaut, le service n'est visible que par les amis du membre, mais il est possible de restreindre davantage la fonction, ou au contraire de l'étendre.

C'est donc un nouveau domaine dans lequel se lance le site aux 500 millions de membres : pour le moment localisé aux Etats-Unis, Facebook Places est d'ores et déjà envisagé dans le reste du monde, même si le PDG du site n'a pour le moment donné aucune date de déploiement.

A lire également

Le blog Engineering Twitter a dévoilé ce week-end la nouvelle stratégie de stockage des tweets par le service de micro-blogging. Et Cassandra n'est pas l'option retenue. Cette base de données NoSQL (pour Not only SQL) a été rendue publique en 2008 par Facebook, et a depuis été soutenue par des services importants du web, comme Digg. Cassandra sera toutefois utilisée pour le système d'analyses - ce qui confirme que ce produit sera bientôt lancé, même s'il n'est toujours pas officiellement annoncé.

Au départ, Twitter envisageait d'utiliser Cassandra, au détriment de MySQL, pour stocker ses tweets. Mais ce ne sera pas le cas, finalement, au moins pour l'instant.«  C'est un changement de stratégie, » explique Ryan King, l'auteur du billet sur le blog de Twitter. « A la place, nous allons continuer à maintenir notre stockage existant, basé sur MySQL. Nous pensons que ce n'est pas le bon moment pour réaliser une migration de grande ampleur vers une technologie nouvelle. » Pas le bon moment, peut-être en raison des récentes difficultés connues par Twitter pour assurer un service pérenne, en période de grande activité micro-bloggistique sur fonds de Coupe du Monde de football.

Pour autant, Cassandra n'est pas jeté à la poubelle sans autre forme de procès, puisque ce projet Apache « de base de données distribuée de seconde génération », très flexible, continuera d'être une solution clé pour les projets à grande échelle de Twitter, comme la géolocalisation des tweets avec Twitter Places, l'organisation des tweets pour les classements types Top Tweets et Trends, ou le très attendu système d'analyses. « Nous investissons dans Cassandra chaque jour. Elle restera avec nous pour très longtemps, et notre usage ne fera que croître, » précise King.

A l'état d'idée potentielle parmi d'autres selon Twitter, l'outil d'analyses pourrait bientôt faire partie de la stratégie de monétisation du site. Selon ReadWriteWeb (en anglais), plusieurs indices montrent qu'il sera lancé bientôt, et Ryan King l'a clairement dévoilé dans son billet : « Nos équipes analyses, opérations et infrastructures travaillent sur un système utilisant Cassandra pour un outil d'analyses en temps réel de grande ampleur, destiné à la fois à une utilisation interne et externe. »

Commentaires

Ecrire

Ecrire un message

Votre message vient d'être créé avec succès.
LoadingChargement en cours