France.fr est (enfin ?) arrivé

le 16/08/2010 à 19:01
France.fr est (enfin ?) arrivé
Cela ne vaut pas un test ni une analyse précise de son contenu mais le site « vitrine » de la France (france.fr) vient d'ouvrir. Le feuilleton de l'été prend fin avec cette réouverture. Le site avait été lancé le 14 juillet pour quelques heures avant de fermer à cause d'un forte abondance de trafic selon le gouvernement ou d'une erreur de l'hébergeur...

Un été moyen et un changement de prestataire après, France.fr dévoile donc ses atours. Des sites d'informations partenaires, un annuaire des « sites incontournables », des focus sur certaines régions ou encore des liens vers les sites officiel et bien encore le bouton Facebook, tout y est.

Coté langage officiel et fausse langue de bois, le site admet : « Lancé officiellement le 14 juillet 2010, le site France.fr est le portail multilingue de référence de l'ensemble des ressources et services de l'Internet public français. Il vise également à promouvoir l'image, les valeurs et les spécificités de la France dans le monde ». Il propose alors des informations pratiques et des services selon six thématiques : « Connaître et approfondir ses connaissances sur la France, visiter pour préparer son séjour, s'informer et utiliser les services pratiques, étudier, travailler et entreprendre ».

Pour rappel, les équipes du site ont désigné fin juillet un nouvel hébergeur. A en croire le Service d'information du gouvernement (SIG) la société française Typhon a alors remplacé Cyberscope. Côté budget, le site est doté d'une enveloppe d'1,6 million d'euros sur 3 ans et avait prévu son redémarrage pour le 15 aout.

Il semble donc que ce second lancement soit le bon. Dommage que pour nombre de français et d'européens, cette date sonne plus comme le symbole de la fin des vacances et de la préparation de la rentrée...

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En matière de technologies web, le déploiement progressif du HTML 5 a donné naissance à d'innombrables débats et notamment en ce qui concerne la pertinence des technologies existantes telles que Flash d'Adobe ou Silverlight de Microsoft. C'est ainsi qu'en parlant du prochain Internet Explorer 9, qui prendra en charge les spécificités du HTML5, Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, expliquait au mois de mars : "Microsoft a tout intérêt à miser sur cette technologie et à abandonner complètement Silverlight ; je croise les doigts".

Il faut dire que le HTML 5, lorsqu'il sera véritablement implémenté par l'ensemble des navigateurs, présentera plusieurs nouvelles possibilités qui redonneront véritablement un coup de jeune au HTML. De leur côté les technologies d'Adobe et de Microsoft présentent plusieurs inconvénients. D'une part qu'il s'agisse de Flash Player, d'Adobe AIR ou de Silverlight, dans tous les cas, l'utilisateur devra installer un composant tiers. Certes, le plugin Flash player est très répandu à l'heure actuelle (près de 98% des machines) seulement les choses en vont autrement pour Adobe AIR et Silverlight (environ 500 millions d'installations).

Faut-il pour autant sacraliser le HTML 5 et dénigrer les plateformes Flash et Silverlight ? Les produits d'Adobe ou de Microsoft seront-ils vite obsolètes ? Clubic s'est penché sur la question et s'est entretenu avec Thibault Imbert et Frédéric Massy, respectivement consultant avant-vente Créa Pro Web et directeur marketing chez Adobe ainsi que Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft France.

L'état du marché

Pour l'heure, la part de marché des navigateurs compatibles avec le HTML5 reste relativement faible. Selon les dernières statistiques de StatsCounter, Firefox atteindrait 30% de part de marché, Chrome frôle les 8%, Safari dépasse les 4% et Opera stagne aux alentours de 1,8%. Il est bon d'ajouter que si le lecteur Flash est bien implémenté sur l'ensemble du marché, pour l'instant l'implémentation du HTML5 reste hétérogène au sein des différents moteurs de rendu de chacun des logiciels ; la chose étant d'autant plus vrai pour le CSS3. Lors d'une conférence organisée par le W3C le mercredi 7 avril 2010, Philippe Le Hégaret, chargé du groupe W3C Architecture Domain expliquait qu'il faudrait entre 5 et 7 ans pour que le HTML5 soit véritablement répandu et que les parts de marché d'Internet Explorer 6, 7 et 8 deviennent minimes.

Alors finalement, étant donné l'état actuel des choses, le débat a-t-il véritablement lieu d'être ?

Frédéric Massy : On voit fleurir régulièrement des débats comme ça où on veut opposer Flash à un killer. Il y a 2 ans c'était Ajax. Aujourd'hui la question que l'on doit se poser c'est quel est le niveau de maturité de HTML5 ? Nous pensons qu'il y a énormément de possibilités d'évolution à venir sur le web. D'ailleurs nous prenons part aux groupes de réflexion du W3C. Pour le HTML5, le gros défi qui reste c'est la fragmentation. On le voit déjà avec les codecs vidéo. De notre côté nous offrons une technologie cross platform qui a de beaux jours devant elle.

Thibault Imbert : On ne peut pas comparer ce qui n'est pas comparable ; Flash et HTML5 sont complémentaires. Il faut savoir que les standards évoluent très lentement. La réalité du marché c'est que l'on nous demande encore aujourd'hui des sites Internet pour IE6. Les gens qui pensent au HTML5 se rendent vite compte qu'il va falloir complètement changer leur manière de travailler tout en faisant face à des problèmes que nous avons déjà résolus il y a longtemps. Aujoud'hui la solution du plugin reste la meilleure.

Bernard Ourghanlian : HTML5 n'est pas fini. On peut considérer qu'il y encore beaucoup de travail. Il va falloir du temps avant la finalisation de la normalisation.

Quelques aspects techniques

Parmi les nouveautés du HTML5 les balises et permettront par exemple de s'affranchir du lecteur Flash d'Adobe ou du plugin Silverlight pour les clips vidéos compatibles. Par ailleurs, les technologies Web Storage et Indexed Database autoriseront la mise en cache de certaines données. A l'heure actuelle, l'application la plus populaire tirant parti de cette technologie reste véritablement le site mobile de Gmail. De leurs côtés les interfaces de programmation pour le protocole Web Sockets seront utilisées par les développeurs afin de délivrer un système de notification. L'on imagine par exemple, une application de messagerie instantanée qui enverra des alertes via HTTP au navigateur afin de prévenir l'utilisateur de la réception d'un nouveau message.

Toujours au sein du HTML5, la balise permet de représenter sur une page web des éléments en 3D à partir d'images vectorielles (SVG) et de JavaScript et ce, toujours sans intégrer des applets Flash. Les nouveautés offerts par le CSS3 sont également très nombreuses. En dehors des fameux border-radius chers aux web designers qui se voient obligés de jongler entre des images de fond pour Internet Explorer et des préfixes -moz et -webkit chez Firefox, Safari et Chrome, certaines propriétés devraient faciliter la mise en page pour obtenir un agencement dynamique de cette dernière en fonction de la taille de l'écran de l'internaute. Certaines animations et transitions qui jusqu'alors nécessitaient un plugin ou du JavaScript seront également possibles simplement grâce à quelques lignes au sein de la feuille de style. Enfin entre le format Web Open Font (WOFF) qui regroupe des polices de caractères spécialement optimisées pour un usage sur le web et la propriété CSS @font-face, le développeur devrait bénéficier de nouvelles possibilités en matière de typographie. Même si certaines fonctions du CSS3 devraient pouvoir supplanter l'utilisation du JavaScript, ce dernier continuera donc d'occuper une place essentielle dans les possibilités du HTML5.

Bernard Ourghanlian : Si on compare le HTML5 à Silverlight dans le domaine de l'audio et de la vidéo, la balise vidéo du HTML5 est limitée. Alors que sur Silverlight on peut avoir du streaming an HD, on a une fonction magnétoscope, un déplacement par image, Smooth streaming... Par ailleurs, en ce qui concerne les DRM, je ne sais pas si tout le monde sera ravi de publier son contenu en HTML5 sans sécurité.

Thibault Imbert : Pour en revenir au codec vidéo. Aujourd'hui Chrome et Safari ont choisi le H264, mais qu'en est-il des autres ? Firefox et IE9 ? Il y a déjà une fragmentation alors que nous offrons une solution unifée depuis Flash 6.

Bernard Ourghanlian : La sémantique et la syntaxe du JavaScript ne permet pas de faire du vrai parallélisme et de tirer parti des ordinateurs multicoeurs. De son côté Silverlight se base sur le .Net framwork. Concernant l'accélération graphique et le support de la 3D, Firefox 3.7 utilise WebGL. Seulement WebGL nécessite JavaScript. Pour un rendu dynamique en Canvas 3D la tâche est donc compliquée puisque le calcul vectoriel est opéré par le JavaScript, cela nous montre donc les limites de WebGL. Enfin en JavaScript si on veut écrire du code compliqué, c'est difficile à faire, par exemple pour une application telle que Google Wave. En réalité elles sont écrites en Java ou en Go puis compilées en JavaScript par la suite. Nous avons donc une faible productivité.

Technologies libres ou propriétaires

Récemment Steve Jobs s'est exprimé au sujet de l'absence du Flash au sein des iPhone, des iPod Touch et des iPad. Le PDG d'Apple expliquait ainsi que tous les standards relatifs au Web devaient être ouverts et non propriétaires comme Flash ou Silverlight, d'où l'adoption de HTML5, CSS et JavaScript. L'usage de plugins venant se greffer au navigateur reste également problématique en matière de sécurité. A plusieurs reprises, Adobe Flash Player fut le vecteur d'attaques rendues possibles par certaines failles, et notamment le cross-scripting.

Frédéric Massy : Il ne faut pas systématiquement opposer propriétaire et standard. Quand une société essaie d'innover, la technologie n'est pas forcément fermée. Si vous prenez PDF, la technologie est restée propriétaire pendant longtemps. Ensuite, lorsque nous l'avons jugé arrivée à maturité nous en avons fait un standard. Aujourd'hui la technologie évolue moins vite. Ici nous sommes dans la même logique.

Thibault Imbert : Vous savez n'importe quel navigateur peut avoir des failles. Nous on prend ça très au sérieux. C'est vrai qu'avec JavaScript il y a moins de risques mais qu'en est il de la sécurité de Chrome ou Firefox ? En 13 ou 14 ans d'existence nous n'avons pas eu énormément de failles.

Frédéric Massy : A partir du moment ou l'on exécute du code on est plus facilement la cible d'attaques. Aujourd'hui on lit plus d'attaques opérées sur PDF que via le lecteur Flash. Et comme je le rappelais plus haut PDF est désormais un standard et évolue moins vite.

Bref nous l'aurons compris, pour Adobe et Microsoft le HTML5 ne se montre pas encore assez convaincant du moins pas pour supplanter leurs technologies respectives. Par ailleurs, le décalage du niveau maturité et du déploiement des fonctionnalités risque également de perdurer à mesure que Microsoft et Adobe renforcent leurs efforts. Le débat serait-il alors sans fin ? Finalement peut-être faudrait-il percevoir ces technologies complémentaires les unes avec les autres et s'interroger sur le devenir du JavaScript notamment au regard des progrès du CSS.
Cofondateur de CommentCaMarche, Jean-François Pillou décrypte pour Clubic cette annonce qui a fait l'effet d'une petite bombe dans l'univers des médias français : l'acquisition programmée de Benchmark Group, éditeur de sites tels que Journal du Net, L'Internaute, Copains d'Avant ou Emploi Center. Elle permettra en effet au nouvel ensemble ainsi formé de revendiquer une audience de près de 20 millions de visiteurs uniques en France. Il deviendra donc de fait le premier groupe média en ligne français. Entretien.

Clubic.com - A l'heure de la croissance externe, pourquoi sélectionner un acteur tel que Benchmark Group ?

Jean-François Pillou - Pourquoi Benchmark ? Premièrement, parce qu'on s'est rendu compte que le groupe était parmi les plus complémentaires avec l'offre de CommentCaMarche. Il y a assez peu de duplication entre les deux, que ce soit au niveau du contenu ou au niveau de l'audience. Le deuxième point, c'est qu'il s'agit d'un groupe qui possède de nombreuses compétences que nous n'avions pas en interne : savoir-faire éditorial, newsletters efficaces, infrastructure, etc. A tous les niveaux, on s'est dit que c'était une belle opération à faire. D'autant que des opérations possibles, il n'y en avait pas tant que ça !

Votre choix s'est-il porté directement sur Benchmark, ou la rencontre s'est-elle faite au hasard des dossiers qui circulent ?

On était à l'écoute depuis un petit bout de temps. Quand on a su que le dossier circulait, on a tout fait pour rentrer dans le dispositif. Au départ, on pressentait plutôt des acteurs de type Lagardère ou Orange, mais en discutant avec les fondateurs de Benchmark, on s'est rendu compte que notre proposition était vraiment différente de celle des autres groupes. Comme nous sommes une petite équipe, on reprendra la structure sans avoir à faire de licenciement par exemple. Les effectifs sont principalement composés de profils éditoriaux ou techniques que l'on n'a pas aujourd'hui, et de commerciaux. Des commerciaux, nous en avons depuis qu'on a internalisé notre régie l'an dernier, mais nous allons maintenant constituer un groupe de toute autre envergure.

En pratique, une réorganisation, est-elle prévue, géographique par exemple ?

A ce stade, tout n'est pas encore écrit, mais c'est plutôt nous qui nous allons nous adapter. Nous sommes moins d'une vingtaine, donc ce sera nettement plus facile pour nous que pour les 150 personnes de Benchmark.

Et au niveau managérial ? Qu'adviendra-t-il par exemple des Delaporte (fondateurs de Benchmark) dans la nouvelle structure ?

Les fondateurs restent en partie au capital, ils réinvestissent dans le nouveau groupe. Au niveau opérationnel, c'est nous - Benoit Sillard, Isabelle Weill et moi qui dirigeons. Eux sont au conseil d'administration et nous aident. D'une part pour nous conseiller, assurer la continuité avec ce qui est fait aujourd'hui chez Benchmark, puis dans nos choix pour l'avenir.

A la fois média avec JDN, site collaboratif avec CCM, réseau social avec Copains d'Avant, guide pratique avec l'Internaute, il parait bien difficile de définir simplement le nouveau CommentCaMarche. Quelle en sera la ligne directrice ?

Nous avons deux types d'ensemble. D'un côté, des sites qui produisent des contenus, typiquement ceux du groupe Benchmark, et de l'autre des sites qui reposent plus sur des contenus de nature sociale, qu'ils soient produits par les utilisateurs ou qu'il s'agisse d'avis, de recommandations ou de conseils. Ce qu'on se dit, c'est qu'une bonne info doit reposer sur une base éditoriale forte, sur laquelle on va greffer ce qu'apporte l'expérience de l'utilisateur pour la compléter ou l'enrichir.

Benchmark édite par exemple un Guide des Restaurants sur iPhone, sous la forme d'une application, qui propose la liste de 40 000 restaurants en France. A côté, on a aussi les avis d'internautes, des commentaires, qui l'enrichissent. Avoir la base de données, c'est bien, mais avec les avis d'internautes, c'est mieux. On va donc vers quelque chose qui serait une sorte de mashup entre des bases de données de contenus très pertinents et l'enrichissement que peuvent apporter les contenus utilisateurs.

Autre point : Benchmark dispose aujourd'hui d'une masse de contenus assez phénoménale qui n'existe qu'en français aujourd'hui. Chez CMM, on a amorcé le virage à l'international et on a bien vu qu'il y avait un vrai potentiel. La cuisine, les chaînes féminines et les autres méritent d'exister dans d'autres langues.

Difficile, lorsqu'on voit l'audience que parvient à fédérer CCM avec une si petite équipe, de ne pas penser au modèle des fermes de contenu. Est-ce un modèle vers lequel vous pourriez tendre, dans cette logique d'être présent dans tous les univers ?

Les modèles de type Demand Media ? Aujourd'hui, ils existent surtout aux Etats-Unis, ça n'est pas encore trop arrivé en France. Le jour où cela se produira, il est clair que les médias français en souffriront. Il ne faut donc pas les attendre sans rien faire et regarder venir. A notre niveau, on pense qu'il est possible d'avoir l'équivalent de leur production de contenus, mais dans une approche un peu plus pratique. Si on prend l'exemple de Copains d'Avant, qui a beaucoup souffert de l'arrivée de Facebook, il va de soi qu'on ne va pas tenter de regagner le terrain perdu. Par contre, on peut aller construire des réseaux sociaux d'experts, sur la base de contenus pointus susceptibles de fédérer. Dans cette optique, on a donc une réponse beaucoup plus qualitative que ce que produisent les fermes de contenu. Leur logique sera de prendre le tout venant, de mettre au point des algorithmes capables de détecter les sujets les plus recherchés du moment, et de payer au plus bas prix un contenu de qualité souvent médiocre. Nous voulons au contraire aller vers l'hyperspécialisation et la création de communautés d'expert.

Frédéric Montagnon m'a tenu un propos très proche du vôtre lorsque je l'ai interrogé suite au rapprochement engagé entre Wikio et Overblog, centré sur cette idée de qualité, mais aussi sur cette notion de détection des sujets porteurs. A ce petit jeu, Wikio est plutôt bien placé, puisque le site joue à la fois le moteur de recherche et l'outil de recommandation ?

Il faut bien voir que nous partons avec une base de contenus très importants. Sur Copains d'avant par exemple, on a encore 12 millions d'utilisateurs actifs, c'est à dire qui ont effectué une action sur le site au cours des deux derniers mois. Or Benchmark les connait très bien, grâce à ses newsletters notamment, qui sont reconnues pour être très pointue dans leur domaine et affichent de très bons taux d'ouverture. On sait donc pousser des contenus spécifiques vers les gens qui les demandent. Chez Wikio, je suppose que l'idée sous-jacente est à peu près la même, oui. Leur fusion comme notre rapprochement avec Benchmark, c'est de proposer une alternative à ce qui se fait ailleurs, avec dans les deux cas une volonté de passer à l'international. Vous avez vu ce matin que Voyages-SNCF allait racheter Liligo, qui est présent dans toute l'Europe. On voit bien qu'il y a un mouvement du Web français, avec une vraie volonté de ne pas rester passif face à des réseaux qui sont à 99% américains !

Toujours dans cette optique de mieux cerner la direction prise, quels seraient les principaux concurrents du nouveau CCM / Benchmark ?

On a essayé d'en identifier, et il n'y a pas vraiment d'équivalent en termes d'offre de contenus. On peut penser à Wikipedia bien sûr, mais Wikipedia, c'est bien pour un exposé. Si vous vous intéressez au parquet, vous y trouverez le nom de l'inventeur ou d'autres informations du même genre. Chez nous, vous trouverez comment le poser, comment profiter d'une réduction d'impôts en en achetant. On tentera d'avoir réponse à toutes les questions imaginables, en étant sur de l'information pratique, alors que Wikipedia est plus encyclopédique. Après, on a des concurrents sur la thématique questions réponses, à la Yahoo Answers, mais on n'est pas sur les mêmes niveaux de contenus. De l'autre côté, on a les Demand Media, avec des contenus énormes mais une qualité minimale. Pas forcément mauvaise, mais minimale.

A la différence de nombreux médias, CCM a longtemps prôné l'ouverture des contenus, avec l'utilisation de licences libres. Est-ce encore le cas aujourd'hui, et qu'en sera-t-il demain ?

Aujourd'hui, nos contenus sont en Creative Commons. Il y a quelques années, chacun avait son contenu il et ne fallait surtout pas que d'autres le reprennent. Aujourd'hui, on voit bien que l'info qu'on publie n'a aucune chance d'être lue si elle n'est pas sur Facebook, Twitter les autres, donc on a tout intérêt à laisser le contenu se diffuser le plus largement possible, c'est un peu ça les médias sociaux. On voit des sociétés comme Google en souffrir d'ailleurs, puisque les gens se partagent l'information au lieu d'aller la chercher.

Quelques chiffres pour finir : les rumeurs ont fait état d'un montant de 60 millions d'euros pour cette transaction. Le confirmez-vous ? Enfin, comment se répartissent, en termes de chiffre d'affaires et d'audience, les 50 millions de visiteurs uniques dans le monde revendiqués par le nouvel ensemble ?

60 millions d'euros, ça n'est pas le bon chiffre, mais je ne peux pas donner le bon, nous sommes tenus à des accords de confidentialité. Pour ce qui est de l'audience, les 50 millions de visiteurs uniques prennent en compte l'apport des 12 millions de visiteurs uniques qui viendraient de Benchmark. Côté CCM, l'international représente plus de la moitié de notre trafic en visiteurs uniques (VU). On dépasse d'ailleurs le million de VU dans 17 pays, le plus important étant aujourd'hui les Etats-Unis, qui profite de nos sites anglophones et hispanophones. Au niveau des recettes publicitaires, les choses sont évidemment différentes, puisque nous n'avons pas encore développé des activités de régie telle que ce que nous faisons en France dans tous les pays.

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