Le site France.fr est tombé

le 15/07/2010 à 22:48
Le site France.fr est tombé
France.fr a bien ouvert ses portes comme prévu à la date anniversaire du 14 juillet. Un portail destiné à promouvoir le pays auprès des touristes. Des informations étaient même disponibles pour les millions de touristes qui viennent chaque année visiter le pays.

« Etaient » puisque le site n'est déjà plus disponible ce jeudi. Un message figure désormais sur la page d'accueil du site : « Parce que France.fr est victime de son succès, le nombre très important de visiteurs nous contraint à augmenter la capacité de nos serveurs. Quelques perturbations dans la visite du portail dans ses 5 langues peuvent donc survenir, l'équipe de France.fr vous prie de l'en excuser. Tout sera rétabli au plus vite, merci de votre patience ! ». En 5 langues...

Un cocorico qui s'est un peu étranglé puisque bien qu'en version bêta, des bugs ont commencé à faire leur apparition sur la traduction de pages en anglais. Puis le site entier est devenu rapidement inutilisable avant d'afficher ce message.

Si on ne connaît pas encore la nature exacte de cette fermeture temporaire prématurée, on ne peut que constater le manque de clairvoyance des responsables du site. S'il y a eu afflux de visites, une solution afin de tenir la cadence aurait tout de même pu être prévue. Histoire de donner une bonne image.

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Ce qui ressemble à un « ratage à la française » devrait prendre fin vers la fin du mois d'aout. Le site France.fr, censé être la vitrine du pays aux yeux des touristes verra donc bien le jour, mais après que tous les vacanciers soient rentrés chez eux. Il faut dire qu'à peine lancé (le 14 juillet), le site est tombé, puis… plus rien.

Quelques jours après la disparition du site suite à « de trop nombreuses connexions », la page d'accueil expliquait qu'un audit de l'ensemble des systèmes allait rapidement être mis en place. Les conclusions de ce rapport ont été annoncées, il s'agirait en fait d'une mauvaise gestion de la part de l'hébergeur, Cyberscope.

La radio France Info, explique que selon France.fr et le Sig (service d'information du gouvernement), « il est probable que nous devrons, malgré la période estivale et en tenant compte des contraintes administratives et réglementaires propres aux marchés publics, changer d'hébergeur et vérifier l'ensemble des paramètres d'un site complet et complexe (3.000 pages, 12.000 liens, 1 million de documents indexés, 5 langues. Cela va prendre plusieurs semaines. »

Du coup, on ne devrait plus revoir France.fr d'ici la deuxième quinzaine du mois d'août. Après un lancement tardif (et raté), le site devrait donc être tout à fait prêt pour la rentrée. No comment.
Militantisme 2.0 ? Au delà des débats relatifs à la loi "Création et Internet", ils souhaitent sensibiliser l'opinion aux enjeux de société relatifs à l'avènement liés à l'avènement des technologies de l'information : piratage et propriété intellectuelle bien sûr, mais aussi défense des libertés individuelles et promotion d'une véritable économie de l'immatériel.

Ils, ce sont les membres du "Réseau des pirates", mouvement tout juste initié sur la Toile française par quelques blogueurs, journalistes et spécialistes de l'Internet, qui comptent bien rapidement fédérer tous ceux qui craignent pour l'avenir du Web en France et en Europe.

"Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates", attaquent-ils en ouverture de leur site, tout juste mis en ligne mardi midi. Le lancement officiel n'est attendu que pour mercredi, fin d'après-midi - soit approximativement l'heure à laquelle devrait débuter l'examen de la loi Hadopi à l'Assemblée - mais près de 500 personnes ont déjà montré leur soutien au projet en signant le "Pacte des libertés numériques", manifeste par lequel le Réseau des pirates résume sa démarche.

"Ils sont, nous sommes, des millions, en France, chaque jour à échanger des oeuvres: des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables, des oeuvres oubliées ou «tombées» dans le domaine public. Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique", écrit le Réseau des pirates sur le ton du manifeste des 343, en reconnaissant s'inscrire dans la lignée d'initiative comme le Parti pirate suédois et partager le point de vue d'un autre collectif, très actif en ces temps troublés par la loi Hadopi : la Quadrature du Net.

"Nous sommes une initiative citoyenne, spontanée et absolument pas partisane", résume Damien Douani, l'un des fondateurs du RdP. Au démarrage, le projet réunit des "spécialistes du Web" tels que Michel Lévy-Provençal - cofondateur de Rue89.com, Guillaume Champeau de Numerama, Nicolas Voisin de nuesblog.com ou Benoît Thieulin, fondateur de la Netscouade, à l'origine de la campagne "Désirs d'avenir" du PS.

"Nous voulons inscrire les enjeux du numérique dans la campagne des Européennes : le levier de progrès que représente Internet pour nos sociétés, les risques qui pèsent sur les libertés numériques", résume le RdP dans son pacte, qu'il invite internautes et parlementaires européens à signer. "Il s'agit d'un réseau et non d'un parti", précise Nicolas Voisin, "un réseau d'échange d'informations et d'idées autour de sujets qui nous passionnent, sans aucune coloration politique. Ce n'est pas simplement contre Hadopi, mais pour une nouvelle économie".

L'engagement ne serait donc pas politique, mais idéologique, même si "l'on n'est pas dans une utopie soixante-huitarde". En bons militants, les membres du Réseau des pirates souhaitent parvenir à faire suffisamment de bruit pour que les institutions, parlement européen en tête, ne puissent éviter d'aborder les sujets qui fâchent, des brevets logiciels à la libre circulation de la culture.

Et pour ça, dépasser leur site fraichement lancé : essaimer sur le Web, puis hors ligne, auprès de la fameuse madame Michu. La notoriété acquise par la Quadrature du Net, les réactions enthousiastes déjà suscitées par le projet sur le Web français et le soutien, direct ou indirect, de quelques personnalités du milieu - comme Tristan Nitot, de Mozilla Europe - devraient leur garantir un certain retentissement.

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