Députés : pas de Twitter pendant une audition à huis-clos ?

le 30/06/2010 à 22:57
Députés : pas de Twitter pendant une audition à huis-clos ?
Raymond Domenech, ancien sélectionneur des Bleus, et Jean-Pierre Escalettes, président démissionnaire de la Fédération française de football, sont entendus par des députés après l'élimination de l'équipe de France du Mondial de football. Alors que l'audition se déroule à huis clos, un député présent avait choisi de raconter les grandes lignes de cette réunion sur son compte personnel Twitter.

Rapidement, les messages du député UMP Lionel Tardy sont repris par les chaînes d'information en continu qui reprennent ses tweets dans leurs barres de news, en bas de l'écran. C'est ainsi que l'on apprend notamment que Raymond Domenech a mis en cause le quotidien L'Equipe responsable selon lui de la grève des joueurs lors du Mondial. Le journal avait fait état de la violente altercation entre le sélectionneur et Nicolas Anelka.

Mais, au bout de quelques messages, Lionel Tardy cesse de poster des informations et explique qu'on lui a expressément demandé de ne plus le faire. « Direct audition Escalettes et Domenech : j'ai pris un carton rouge .... fin des tweets !!! » résume-t-il dans un de ses messages.

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Le site de micro-blogging provoque un débat au sein de nos élus. Faut-il interdire l'utilisation de Twitter lors des réunions parlementaires. Si la question est peu utile en temps normal, la problématique est certaine lorsqu'il s'agit de réunions à huis clos.

Concernant l'examen du projet de loi sur les retraites par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, l'UMP, tout comme le Parti socialiste ont souhaité que personne ne « twitte ». Il faut dire qu'une pratique s'est glissée chez certains politiques en mal de visibilité médiatique, à savoir faire un compte-rendu (souvent avorté) d'une réunion pourtant à huis-clos.

Lors de la réunion de l'Assemblée sur la loi Hadopi ou pendant l'audition de Raymond Domenech, certains députés dont Lionel Tardy (UMP) faisaient suivre en direct, via Twitter, les débats. Ce même député a donc contesté la position du président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, Pierre Méhaignerie, de fermer au regard extérieur les communications autour des retraites.

Il semble donc que la classe politique ne sait pas trop sur quel pied danser avec ce débat. On notera seulement la différence temporelle entre des débats programmés à huis-clos afin d'éviter tout « parasitage » et la rapidité à laquelle une information peut être diffusée sur Twitter ou via les blogs. Un décalage qui, à coup sûr, devrait encore revenir sur le devant de la scène politique et médiatique.

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