Bing intègre Twitter et Facebook à ses résultats

le 10/06/2010 à 22:13
Bing intègre Twitter et Facebook à ses résultats
Microsoft a aujourd'hui lancé la Bêta de "Bing Social", un nouveau service permettant de chercher parmi les statuts publiés sur Twitter et Facebook. Bing indexe donc à son tour ces deux réseaux sociaux, succédant ainsi à Google qui a déjà déployé cette fonction fin février. Si Google n'indexe que les statuts des profils publics Facebook (les pages), Bing indexe quant à lui ceux des profils personnels également.

Que les ayatollahs de la protection de la vie privée se rassurent, Bing ne retourne que les liens populaires partagés par les membres de Facebook, et seulement ceux qui l'ont été avec "tout le monde" pour paramètre de confidentialité. Rien d'autre n'est publié, aucun nom ni aucun texte personnel.

Les statuts Twitter sont quant à eux publiés en clair et leurs auteurs sont parfaitement identifiables, à moins bien sûr que leurs profils ne soient "protégés". La recherche de gazouilli était d'ailleurs disponible depuis octobre 2009 au travers d'un service indépendant.

Le service Bing Social présente les sujets chauds du moment dans une barre latérale, et permet bien entendu de lancer une recherche avec n'importe quel mot clé. Il est d'ores et déjà accessible en version Bêta à cette adresse, et devrait évoluer rapidement au fil de cette phase préliminaire.

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Indexer vite, c'est bien ; le temps réel, c'est mieux. Google a présenté lundi via l'un de ses blogs une fonctionnalité visant à conférer à son moteur de recherche la possibilité d'afficher en temps réel les contenus qui paraissent sur le Web à propos d'un sujet donné, qu'il s'agisse de dépêches et d'articles d'actualité ou de messages postés sur les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook. A première vue, cette fonctionnalité pourrait paraitre anecdotique. A sa façon, elle marque peut-être un cap dans le rapport qu'on entretient avec l'information.

Par un beau mardi de décembre, je marche sur les Champs Elysées quand soudain, j'aperçois au loin un attroupement de plusieurs centaines de personnes. Pressé par le temps, je n'ai pas le temps de m'approcher, pour voir ce qui motive cette manifestation mais la curiosité me taraude. Si je veux savoir immédiatement ce qui se passe, je n'ai d'autre choix que de me tourner vers un moteur de recherche et de procéder par tâtonnements.

Si l'événement a été annoncé dans la presse ou sur les blogs, je trouverai sans doute mes réponses grâce à un outil dédié à l'actualité, mais le cas échéant ?

Avec la recherche en temps réel, il me suffirait de taper "manifestation Champs Elysées" pour qu'apparaisse, dans un emplacement dédié, les occurrences les plus fraiches de ces termes parus sur Internet. Un message Twitter peut-être, ou un statut Facebook, d'un des participants, qui aura indiqué, trente secondes avant que je lance ma recherche : 500 personnes font la queue pour l'ouverture du magasin XZZ. Je ne connais pas l'auteur de ce message, et ne l'aurai pas pas trouvé sans un outil global, capable de mixer tous les flux d'informations existants.

Telle est la promesse théorique de cette recherche en temps réel, que Google s'apprête à tester, d'abord sur la version américaine de son moteur de recherche. Une fonctionnalité similaire a déjà été mise en place par Microsoft sur Bing aux Etats-Unis, mais elle ne prend en compte que Twitter. Google pense plus global et, surtout, intègre ce « Web en temps réel » à ses pages traditionnelles de résultats, sous la forme d'un cadre placé en haut de page, dont les contenus seront automatiquement rafraichis.

« Notre fonctionnalité de recherche en temps réel est basée sur une douzaine de nouvelles technologies qui nous permettent de suivre plus d'un milliard de documents et de procéder à des centaines de millions de changements en temps réel, chaque jour », affirme le moteur, qui précise en outre que ce déploiement n'aurait pas été possible sans le concours de services tels que Facebook Friendfeed, Jaiku, Identi.ca ou Twitter, avec qui un partenariat a été annoncé il y a quelques semaines (voir Yahoo! se rapproche de Facebook, Google de Twitter).

Google espère ainsi faire tomber l'un des principaux défauts de la recherche sur le Web : le délai d'indexation des pages. Par extension, il éliminerait donc le besoin de se tourner vers des outils dédiés à tel ou tel type d'information, en mélangeant flux personnels émanant des réseaux sociaux et actualités traditionnelles, publiées par les médias et les agences.

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