La Google TV (Chrome + Android + Flash) dès cet automne aux USA

le 21/05/2010 à 22:27
La Google TV (Chrome + Android + Flash) dès cet automne aux USA
Lors de la seconde journée de la conférence I/O, Google a annoncé en détail sa stratégie pour le marché de la télévision connectée. Google TV se présente comme un ensemble de services venant se greffer au téléviseur pour en simplifier son usage. Google TV sera pré-installé sur certains postes mais sera également disponible sous la forme d'un boitier numérique connecté en HDMI et doté d'un lecteur Blu-ray. Parmi les premiers partenaires nous retrouvons Sony et Logitech.

Avec Google TV la traditionnelle grille des programmes se voit simplifiée par un moteur de recherche universel via lequel il est possible de rechercher ses types d'émission favories ou effectuer certaines commandes comme l'enregistrement. A l'image d'un navigateur, l'utilisateur sera en mesure d'ajouter en favoris une requête, une émission ou encore une radio directement sur un écran d'accueil personnel.

Plus qu'un simple moteur de recherche, Google TV embarque également le navigateur Chrome couplé au plugin Flash ainsi qu'Android. En effet, pour une requête donnée des résultats de sites Internet apparaitront également à l'écran, par exemple pour la location de films en streaming, ou l'accès à une version de YouTube spécialement optimisée pour grands écrans.

La plateforme Google TV, ouverte aux développeurs, est aussi basée sur Android. En version 2.1 pour l'instant, le système initialement développé pour terminaux mobiles recevra régulièrement des mises à jour. La présence d'Android est intéressante à plusieurs niveaux. D'une part, cela signifie qu'il est possible d'interagir avec de véritables applications. D'autre part cela ouvre de nouvelles opportunités aux développeurs souhaitant créer des logiciels (gratuits ou payants) spécifiquement conçus pour les besoins et la taille d'un écran de télévision. Côté utilisateur, ce dernier sera en mesure de piloter le téléviseur directement depuis son téléphone, et même en utilisant la recherche vocale.

En rassemblant à la fois Chrome et Android, Google TV semble alors être au coeur d'une véritable stratégie multi-écran. Les premières télévisions embarquant la plateforme verront le jour en automne aux Etats-Unis.

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De passage à Paris, Hunter Walk, directeur du développement de YouTube, a présenté fin juin l'un des futurs services que proposera dans les mois à venir le numéro un mondial de la vidéo en ligne. Baptisé Leanback et accessible en ligne depuis jeudi matin, ce nouveau mode d'accès aux contenus diffusés par le portail est pensé comme une véritable grille de programmes personnalisés selon les goûts et les centres de l'intérêt de l'utilisateur. Un peu comme une mosaïque TV qui piocherait parmi des millions de vidéos celles qui sont susceptibles de vous intéresser ou de vous divertir.

« J'aimerais que les gens passent moins de temps à faire des recherches et plus de temps à regarder les contenus », a expliqué Hunter Walk. YouTube, qui représente aujourd'hui le deuxième moteur de recherche au monde en volume de recherches (derrière sa maison mère, Google), oeuvre depuis déjà plusieurs années en ce sens, en multipliant les fonctionnalités de partage ou de syndication des vidéos par affinités ou proximité thématique.

Leanback veut aller plus loin. Plutôt que de s'ouvrir sur une page d'accueil référençant une foule de contenus, le service lance directement en plein écran une vidéo correspondant aux attentes de l'internaute. Sur la partie inférieure de l'écran, une série de vignettes permettent d'accéder à des "canaux" thématiques plus ou moins verticaux devant coller aux goûts exprimés par l'utilisateur enregistré, mais aussi à son historique de navigation ou aux suggestions effectuées par ses contacts en ligne. L'ensemble est pensé pour qu'il ne soit plus indispensable d'effectuer la moindre recherche. Bref, une interface qui conviendrait parfaitement à la navigation à l'aide d'une télécommande et qui tirera sans doute à terme parti de technologies comme la transcription écrite à la volée ou la traduction automatique, déjà en test. Sur ordinateur, YouTube Leanback impose pour l'instant une navigation au clavier.

Sans grand risque, on peut supposer que Leanback prendra tout son sens aux alentours de la rentrée de septembre, date à laquelle doivent apparaitre les premiers boitiers Google TV (voir La Google TV (Chrome + Android + Flash) dès cet automne aux USA et Logitech annonce Revue, sa box Google TV).

En matière de contenus, Leanback reflètera la diversité dont témoigne aujourd'hui YouTube qui, aux côtés des centaines de millions d'heures de vidéos envoyées par les internautes développe une offre de films et de programmes issus des chaines du petit écran. Le portail, qui à ses débuts reposait exclusivement sur des vidéos amateur, a très largement diversifié son offre et accueille aujourd'hui bon nombre de productions professionnelles. Reportages, clips, longs métrages, ils n'ont dans certains cas rien à envier aux programmes d'une chaine de TV classique, laquelle fonctionne sur un modèle d'achat de contenus, de production, de rémunération et de diffusion n'offrant que peu de flexibilité.

Si Google ne communique pas sur les résultats financiers de YouTube (certains estiment que le portail pourrait avoir engendré 460 millions de dollars de pertes en 2009), lui revendique 24 nouvelles heures de contenus... chaque minute, et sait aujourd'hui adapter les modalités de monétisation de ces vidéos aux circonstances : location payante dans un pays, publicité contextuelle dans un autre, séquence sponsorisée chez un troisième. Peut-être ne lui manque-t-il plus que la légitimité, le confort et les habitudes de consommation qu'implique l'écran du salon pour s'imposer comme l'égal des chaines de télévision ?Article initialement publié le 1er juillet, mis à jour le 8 pour signaler l'ouverture du service.

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