Réseaux WiFi : Google refuse de montrer ses disques durs

le 19/05/2010 à 19:54
Réseaux WiFi : Google refuse de montrer ses disques durs
Suite du feuilleton entre Google et les Cnil européennes. Après l'aveu de la firme de collecter des connexions Internet en WiFi lors des passages de ses Google Cars, certains s'impatientent de voir ces données supprimées. Irrité, le régulateur allemand a donc donné une date butoir à Google pour décider de la suppression des données.

La tension semble monter d'un cran entre Google et les autorités en charge de la défense des internautes en Europe. L'équivalent allemand de la Cnil vient en effet d'adresser un message à Google lui intimant de supprimer les informations indûment collectées. Le New York Times explique que la firme a jusqu'au 26 mai pour montrer les disques durs et prouver que les données ont bien été effacées.

Sur ce point, la position de Google est « instable ». En premier lieu, la firme avait clairement affiché son souhait de coopérer avec les régulateurs. Mais il semble qu'elle se soit rétracté, qui sait, de peur de devoir montrer l'intégralité du contenu de ses disques durs…

La polémique prend donc un ton plus grave puisque même Viviane Reding, Commissaire européenne à la Justice y est allé de son commentaire. Elle a estimé qu'« il n'est pas acceptable qu'une compagnie qui opère dans l'Union européenne ne respecte pas les lois de cette dernière ». Google a alors répondu, de manière détournée.

Sur le blog officiel de la firme de Mountain View, la firme explique le cas de données collectées « par erreur » en Irlande. Suite à des demandes de la part de l'Irish Data Protection Authority (la Cnil irlandaise) portant sur le retrait de données concernant encore une fois les adresses SSID et MAC, Google confie alors être passé par une entreprise tierce, faisant foi de la suppression des informations.

Google pourrait donc appliquer la solution irlandaise aux autorités allemandes. La firme pourrait ainsi demander à une société de supprimer certaines données, sous gage de confidentialité. Ainsi Google conserverait la main sur ses informations, pourtant a priori publiques… et sur ses disques durs.

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Google dévoile sa position à propos de la polémique concernant les Google Cars. Lors de leurs passages, ces dernières ont « sniffé »les réseaux WiFi présents dans les rues. Dès lors, la polémique est née pour savoir pourquoi la firme collecte ce type de données. Acculé par les Cnil notamment françaises et allemandes, Google réagit.

Le patron de Google, Eric Schmidt, vient de confirmer que ces données personnelles collectées sur les réseaux WiFi seraient transmises aux régulateurs allemand, espagnol et français. Interrogé par le Financial Times, le responsable explique que tout sera disponible d'ici « deux jours ». Un voeu qui va dans le sens d'une plus grande transparence sur les données recueillies pour StreetView.

Eric Schmidt reconnaît clairement s'être « planté. Soyons clair à ce sujet ». Il confie alors qu'un audit externe sur cette collecte de données sera publié prochainement. De même, une « évaluation interne sur les pratiques de Google » est prévue afin d'évaluer la politique de confidentialité de la firme.

Il faut préciser que cette collecte provoque un tollé dans certains pays européens ainsi qu'aux Etats-Unis. L'Allemagne avait posé à Google un véritable ultimatum, en France, la Cnil expliquait récemment mener une enquête sur le sujet. Le géant fait donc amende honorable en montrant patte blanche. Pour information, Google avait, par le passé, fait le choix (en Irlande) de supprimer les données incriminées par le biais d'une entreprise tierce. Preuve à l'appui. Cette fois, Google cherche à éviter que l'image de « Big brother » ne lui colle à la peau.

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