Le Parti pirate soutient Wawa Mania

le 07/05/2010 à 23:15
Le Parti pirate soutient Wawa Mania
Suite aux déboires judiciaires du fondateur du site Wawa-Mania, plusieurs groupes affichent clairement leur soutien à Dimitri Mader. Outre un collectif baptisé Atild créé en « réaction à la pression des diffuseurs, des propriétaires de droits et de l'Etat qui, pour défendre des intérêts financiers colossaux s'en prennent aux sites communautaires », le Parti pirate soutient la cause.

Sur son site, le Parti Pirate annonce que « suite à la récente annonce d'une future mise en détention provisoire de Dimitri Mader, alias Zac, le Parti pirate assure ce dernier de son soutien. Arrêté il y a déjà 9 mois par la police, la justice s'acharne sur un citoyen qui refuse de mettre un terme aux échanges culturels que Wawa-Mania permet à presque un million d'internautes. »

Selon le parti politique, la Justice a refusé d'échelonner la caution du créateur du site s'élevant à 20.000 euros. Il faut dire que les plaignants Microsoft, Sacem et ALPA accusent le fondateur du site d'avoir généré des revenus publicitaires sur une plate-forme hébergeant du contenu protégé.

La position des défenseurs de Wawa-Mania est donc d'estimer que la gestion de la communauté d'utilisateurs demande des ressources financières et que l'animation d'un tel forum demande un investissement permanent. Un appel au don a donc été formé via le collectif Atild afin de soutenir la cause de Wawa-Mania et de son fondateur.

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La récente intervention de Dimitri Mader, alias Zac, connu pour être webmaster du site de téléchargement Wawa-Mania fait débat. Jeudi dernier, des personnes soutenant l'homme de 21 ans s'étaient rendus avec quelques comparses dans les locaux de l'ALPA, un ayant-droits. Cette sortie a été mal vue par certains blogueurs et un front critique s'est formé. Suite à un article contestant la politique de Wawa-Mania, le blog Bluetouff a même subi une attaque DDOS.

Rappel des faits. Dimitri Mader, également appelé Zac, est poursuivi pour « contrefaçon d'oeuvres de l'esprit en bande organisée ». Webmaster du site de téléchargement Wawa-Mania, il doit verser une caution de 20.000 euros afin d'éviter une mise en détention provisoire en attendant son procès. Cherchant à faire entendre sa cause, des membres de l'Atild ont alors investi les locaux de l'Alpa, un ayant-droits.

Cette action « coup de poing » a, dès lors, été diversement appréciée du côté des internautes. Certains blogs ont commenté la situation de manière plutôt critique. C'est notamment le cas de Bluetouff qui a publié un article (redirigé ici) à charge intitulé : « Wawa-Mania est bien une organisation structurée de cyber délinquants ». Quelques heures après, le blog tombe et son auteur confie « vouloir arrêter toutes actions ».

Plusieurs questions ressurgissent alors sur les méthodes de Wawa-Mania et de l'Atild lorsqu'Aurélien Boch, président de l'Atild lance au NouvelObs : « Nous avons découvert qui a lancé ces attaques et nous avons leur engagement de ne pas les poursuivre. Nous pouvons garantir au blogueur qu'il peut dès à présent accéder à son site ». Etrange feu vert… d'autant que certains internautes se posent toujours des questions quant au financement de Dimitri Mader, preuve en est cette discussion avec l'Atild sur Irc.

Le coeur de la question réside en effet sur les ressources financières de Wawa-Mania. Dimitri Mader a avoué avoir perçu « environ 47.000 euros en trois ans, soit un salaire de 1.500 euros par mois dont 1.200 euros pour couvrir les frais d'hébergement sur des serveurs iraniens » en revenus publicitaires.

Malgré le soutien du Parti pirate, la position de Dimitri Mader s'avère désormais délicate. S'il avoue vouloir « se calmer » dans le futur, d'autres actions commandos ou de communication pourraient bien être initiées dans les jours à venir. Le site de l'Atild a, en effet, posté un étrange message le 1er juin : « Si l'un(e) de vous connait le milieu de la montgolfière, et notamment quelqu'un qui défend nos idées, merci de nous contacter svp. Merci d'avance ». Pour information, l'autorisation de survol de Paris doit être demandée à la préfecture de Police.

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