Pas encore de .xxx pour le www

le 12/03/2010 à 17:38
Pas encore de .xxx pour le www
L'Icann (Internet corporation for assigned names and numbers, une autorité de régulation de l'Internet) vient de repousser la décision d'autoriser la vente des noms de domaine en .xxx, et demande à son directeur général de faire un rapport sur les options possibles.

Le vote, qui devait avoir lieu aujourd'hui à l'occasion de la 37e réunion de l'Icann à Nairobi au Kenya, a été repoussé à celle de Bruxelles, du 20 au 25 juin. Le conseil d'administration de l'autorité va afficher un rapport présentant les différentes possibilités sur son site Internet d'ici deux semaines.

La création d'adresses en .xxx a été proposée pour la première fois en 2000, et a déjà été rejetée trois fois. ICM Registry, une entreprise américaine d'enregistrement de noms de domaines à l'origine du lobbying pour le .xxx, a déjà annoncé qu'elle se déplacerait à Bruxelles avec la ferme intention d'obtenir un vote positif. L'industrie pornographique n'est pas favorable à ce nouveau type de nom de domaine. Elle craint en effet que le .xxx agisse comme un marqueur, et crée une zone rouge au sein du web. Elle estime aussi que cela autoriserait de nombreux états à forcer des sites non désirés ou illégaux à migrer vers un .xxx, et à les mettre ainsi sous surveillance.

Le plan de l'ICM prévoit également un ensemble de « meilleures pratiques » visant à protéger les enfants en ligne, et le financement d'une Fondation internationale pour la responsabilité en ligne. L'ICM s'engage à verser 10 dollars sur la cotisation annuelle prévue à 60 dollars à des groupes de protection des enfants, et à obliger les éditeurs de .xxx à étiqueter leur contenu.

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Décidément les URL raccourcies ont le vent en poupe et tous les grands acteurs de la Toile semblent vouloir s'y intéresser. Il faut dire que ces systèmes permettant de comprimer une longue adresse Internet se révèlent particulièrement pratiques sur les réseaux communautaires qui, pour une raison encore mystérieuse, n'autorisent qu'un nombre limité de caractères.

Au mois de juillet, Flickr a intégré l'interface de programmation de Twitter en autorisant l'internaute à publier un message sur le site le micro-blogging accompagné d'un lien de type www.flic.kr/xxx redirigeant vers une photo hébergée sur Flickr. La semaine dernière il a été révélé que le géant communautaire Facebook avait également son propre système à partir du domaine fb.me. C'est ainsi qu'un lien direct vers une photo hébergée sur Facebook est automatiquement transformé puis raccourci. Il est également possible de se rendre sur le profil d'une personne plus simplement (ex: fb.me/barackobama).

Enfin hier soir c'est Google qui a annoncé la mise en place du domaine goo.gl. Pour l'heure ce dernier est réservé à la fonctionnalité de partage de la barre d'outils Google sur Internet Explorer et Firefox. Sur le blog officiel de la société, les développeurs expliquent : "le système de compression d'URL de Google n'est pas un service à part entière. Il n'est donc pas possible de l'utiliser directement pour diminuer tous ses liens (...) Si le service se révèle utile, il se pourrait que nous le rendions disponible auprès d'une plus large audience". L'on imagine ainsi qu'une extension sera mise à disposition du navigateur Chrome.

L'entrée de grands acteurs du web sur le marché de l'URL raccourcie est plutôt un bon signe, notamment en ce qui concerne la sécurité de l'internaute. En effet, la Toile connaît une croissance du spam se propageant justement sur les réseaux communautaires par URL raccourcies. C'est ainsi que les acteurs majeurs d'aujourd'hui tels que bit.ly ont directement implémenté sur leur serveur différents dispositifs de protection.

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