Attaques sur Google : la Chine dément à nouveau

le 23/02/2010 à 22:02
Attaques sur Google : la Chine dément à nouveau
Vendredi dernier, nous apprenions, via le New York Times, que l'origine des cyber-attaques lancées contre Google avaient été identifiées. La première aurait été localisée à l'université de Shanghai tandis que la seconde impliquerait l'école professionnelle de Lanxiang étroitement liée à l'armée chinoise.

Dans l'une de ses dernières dépêches, Reuters rapporte les propos de Qin Gang, porte-parole du ministère des affaires étrangères local. « La déclaration de Google émise le 12 janvier dernier est infondée et nous la rejetons formellement », déclare-t-il ainsi avant d'ajouter : « la Chine régule Internet selon ses propres lois et cela ne changera pas. La Chine interdit tous les actes de piratage et ces derniers seront punis selon les lois en vigueur ».

En ce qui concerne l'origine des attaques lancées contre le géant de Mountain View, Qin Gang conserve la même position en clamant que cette histoire est absurde. De plus « les accusations pointant du doigt la responsabilité du gouvernement chinois sont irresponsables et reliées à d'autres intentions non déclarées », déclare-t-il.

Après que Google a annoncé publiquement avoir été la cible de cyber-attaques en provenance de Chine, c'est donc une véritable saga qui s'instaure entre les deux parties. En effet, le gouvernement chinois a premièrement nié en bloc ces accusations en ridiculisant les propos de la secrétaire d'état Hilary Clinton alertée par l'ampleur de la situation. De son côté Google a poursuivi son enquête en signant un partenariat avec la NSA, un organisme gouvernemental américain spécialisé dans l'analyse de différentes formes de communication (militaires, gouvernementales, commerciales, personnelles). Le géant de la recherche avait également menacé le pays de mettre fin à ses activités locales si les autorités ne réduisaient pas davantage les mesures de censure.

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Nous apprenions mardi via le Financial Times que Google avait décidé d'abandonner le système Windows en interne. Cette décision fait suite aux attaques en provenance de Chine subies par le géant de la recherche. Le système de Microsoft aurait été jugé trop peu sécurisé et, à moins d'une dérogation, les employés devront alors utiliser une distribution de Linux ou le système Mac OS X.

L'ampleur médiatique de cette histoire semble avoir atteint Microsoft et sur son blog officiel, Brandon LeBlanc, responsable des communications, a décidé de réagir. En revenant sur les dessous de cette affaire, il réfute les propos du Financial Times qui rapportait alors : "Windows est réputé pour être plus vulnérable aux attaques des hackers et aux virus que les autres système d'exploitation".

Brandon LeBlanc affirme pour sa part qu'il n'en est rien : "en terme de sécurité, même les hackers le soutiendront, nous faisons plus d'efforts que les autres au regard de la sécurité de nos produits (...) même des éditeurs tiers tels que Cisco nous certifient que nos investissements en la matière sont plus importante que chez les autres". M. LeBlanc en profite pour citer un article d'InfoWorld traitant de la sécurité sur Mac OS X suite à la découverte d'un nouveau malware ciblant le système d'Apple. Il rappelle également que l'université de Yale a abandonné son projet de migrer vers Google Apps.

Reste qu'en comparaison à Linux, la part de marché de Windows en fait une véritable cible d'attaque pour les personnes malintentionnées souhaitant déployer massivement un virus ou un cheval de Troie. Le prochain Chrome OS, qui vient d'être confirmé pour cet automne, sera largement basé sur l'informatique hébergée accessible via un navigateur. Reste à savoir si les dispositifs de sécurité implémentés au sein de ce dernier se révèleront efficaces.

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