300 millions d'internautes sur Windows Live Messenger

le 11/02/2010 à 23:37
300 millions d'internautes sur Windows Live Messenger
Sur son blog officiel, l'équipe de Windows Live rapporte que 300 millions d'internautes utilisent aujourd'hui le client de messagerie instantanée Windows Live Messenger dans 76 pays et 48 langues. Dans l'Hexagone, le logiciel serait adopté par 47% des internautes contre 40% en Italie, 39% au Royaume-Uni et 73% en Turquie.

Globalement les internautes communiqueraient sur Messenger pendant 163 milliards de minutes chaque mois, soit 9,4% du temps global passé sur Internet par l'ensemble des consommateurs. Chaque jour Microsoft enregistre 130 millions de connexions, soit plus de 40% des utilisateurs. Plus de 9 milliards de messages seraient transférés quotidiennement. Enfin, en période de pointe la société peut enregistrer plus de 40 millions de connexions simultanées.

La prochaine version de Windows Live Messenger devrait être dévoilée dans les semaines à venir avec la mise à jour majeure des produits de la famille Live en Wave 4. D'après les premières informations recueillies au mois de décembre, la liste des contacts serait légèrement modifiée et divisée en deux colonnes avec un flux des activités de ses contacts sur différents réseaux communautaires. Notons par ailleurs la gestion des conversations par onglets.

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Avec un chiffre d'affaires de 60 milliards de dollars pour son dernier exercice fiscal, en hausse de 18% sur un an, Microsoft n'a pas à rougir de ses résultats. A l'heure du bilan et de la présentation de la stratégie de 2009 à la presse, alors que les segments serveurs, mobiles, jeux vidéo, hardware et entreprises progressent, qui raisonnablement, qui de façon spectaculaire, deux semi-échecs viennent entacher le séduisant tableau dressé par les représentants de l'éditeur en France : le lancement de Windows Vista, et les résultats mitigés du moteur de recherche Live Search.

"Nous allons mettre le paquet sur le grand public"

Aujourd'hui, il se vendrait auprès du grand public 400.000 PC équipés de Windows Vista chaque mois en France, et l'accueil réservé au dernier système d'exploitation de Microsoft est bien meilleur que début 2007, lors du lancement. Pour autant, en dépit d'un Service Pack 1 ayant sensiblement amélioré les problèmes de compatibilité et de performances que rencontraient les acheteurs de la première heure, Windows Vista apparait toujours comme auréolé de quelques imperfections.

"On aurait aimé faire un peu mieux", a reconnu Eric Boustouller, président de Microsoft France, avant de promettre que l'éditeur allait "mettre le paquet sur le grand public". L'éditeur, qui tire encore plus de 70% de ses revenus du secteur de l'entreprise, entend rétablir l'équilibre, et devrait pour ce faire s'appuyer sur une campagne de communication sans précédent, dotée d'un budget de 300 millions d'euros.

"Windows n'a jamais été aussi bon que maintenant, et nous allons le faire savoir", a affirmé Olivier Marcheteau, directeur de la récente division Consumer & Online chez Microsoft France. Exit Jerry Seinfeld, dont la prestation aux côtés de Bill Gates n'a manifestement pas été comprise, et retour à des méthodes plus conventionnelles, censées promouvoir les valeurs inhérentes à Windows.

On n'oubliera toutefois pas de glisser une petite allusion à la concurrence : ainsi la vaste palette de personnages - allant d'un vendeur de poisson à la star du basket Tony Parker - répète-t-elle à l'envi le slogan I'm a PC, une façon à peine dissimulée de répondre à Apple que si "être un Mac" est "cool", l'univers Windows s'adresse à tout un chacun.

Live Search, 2e sur le marché français

Windows Live Search, le moteur de recherche made in Redmond, totalise 6,5 millions de visiteurs uniques par mois (ComScore) en France, mais n'est que 2e en termes de parts de marché avec... 3,2% des requêtes, à des années lumières du numéro un, Google. Là encore, Microsoft confesse une légère déception, d'autant plus frustrante que les différents sites de contenus édités par ses soins réalisent de belles audiences.

Microsoft mise désormais sur l'intégration de nouvelles fonctionnalités, à commencer par une recherche verticale dédiée à la vidéo en langue française, ainsi que par l'intégration des contenus et technologies du moteur de comparaison de prix et d'avis de consommateurs Ciao.com, récemment racheté par la firme. Pour regagner du terrain sur Google, et positionner ses pions sur ce secteur qu'il considère désormais comme d'une importance capitale, Microsoft pourra compter sur l'intégration de son moteur à ses nombreux services et logiciel, au premier rang desquels la messagerie Windows Live Messenger, utilisée selon l'éditeur par 19 millions d'internautes chaque mois.

En 2009, Microsoft entend consacrer la moitié de ses investissements au segment grand public, une réorientation symbolisée par la mise en place de cette nouvelle division, Consumer & Online, qui réunit les activités Windows grand public, Windows Mobile, Internet, et la régie publicitaire du groupe.
Deux ans après avoir déboursé 850 millions de dollars pour acquérir le réseau social Bebo, AOL dit aujourd'hui chercher un repreneur, voire envisager une fermeture pure et simple du service. En parallèle, il aurait déjà reçu trois propositions d'achat concernant l'outil de messagerie instantanée ICQ, qu'il avait lui même acquis en 1998 pour renforcer son outil maison, AIM.

ICQ, qui fait figure de vétéran sur le marché de la messagerie instantanée, a largement été dépassé par des concurrents tels que Windows Live Messenger sur les marchés occidentaux, mais resterait utilisé par plus de 40 millions d'internautes en Russie, en Ukraine ou encore en Israel. Fin décembre, la rumeur prête à AOL l'intention de trouver un acheteur prêt à investir quelque 300 millions de dollars pour reprendre ICQ. Aujourd'hui, trois groupes auraient fait part de leur intérêt. Dans le lot, on trouve les sociétés russes Digital Sky Technologies et ProfMedia, ainsi que le chinois Tencent.

S'il n'a pas confirmé la décision de se séparer d'ICQ, AOL n'a en revanche fait aucun mystère de ses plans relatifs à Bebo. « Bebo, malheureusement, est une entreprise déclinante et, par conséquent, demanderait un investissement conséquent pour rester compétitif dans l'univers concurrentiel des réseaux sociaux », explique le groupe américain dans un mémo interne adressé à ses employés. « AOL n'est actuellement pas en position d'effectuer le financement nécessaire au soutien et à la reprise de Bebo ». La décision finale sera prise d'ici la fin du mois de mai, indique AOL.

Désengagé du groupe Time Warner depuis le mois de décembre dernier, AOL semble donc avoir pris le parti de se séparer petit à petit de ses activités périphériques pour se concentrer sur son coeur de métier, l'édition de médias de en ligne et la monétisation des espaces publicitaires afférents. En parallèle, le groupe s'est engagé dans un programme de réduction drastique des coûts, initié par son nouveau PDG, Tim Armstrong.

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