Orange et SFR veulent co-investir dans la fibre optique

le 15/01/2010 à 21:38
Orange et SFR veulent co-investir dans la fibre optique
Alors que l'Arcep indiquait récemment que la France ne comptait au 30 septembre dernier que 60 000 abonnés FFTB / FTTH sur un total de près de 20 millions d'abonnés à des offres de haut ou très haut débit, le déploiement de la fibre optique pourrait rapidement s'accélérer dans les prochains mois.

Orange et SFR veulent en effet s'allier pour co-investir dans le développement de la fibre optique dans des zones moyennement denses comme l'indique Les Echos, ayant eu connaissance d'un courrier envoyé par les opérateurs au Premier ministre, en attendant qu'il dévoile lundi les modalités du déploiement de la fibre optique dans l'Hexagone. Plutôt que de créer deux réseaux parallèles dans des zones comptant quelques centaines de logements, l'objectif de cette alliance serait de mutualiser les investissements, chaque opérateur étant libre de créer sa propre infrastructure réseau, jusqu'à un point de rencontre.

A partir de ce point de mutualisation, un seul opérateur déploiera la fibre jusqu'à chaque foyer, une expérimentation étant actuellement menée par SFR à Bondy et par Orange à Palaiseau. Bien évidemment, les coûts de déploiement de la technologie seront partagés et le client final pourra choisir son opérateur. Selon le quotidien, Orange et SFR resteraient de plus "ouverts à tous les opérateurs qui le souhaiteront". Reste à savoir si Free décidera de faire partie d'une telle alliance.

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Le Premier ministre François Fillon a dévoilé son programme pour le déploiement du très haut débit dans l'Hexagone. Et pour accélérer le développement des offres de fibre optique, dans les grandes villes mais également et surtout dans les villes moyennement denses, c'est un fonds de 2 milliards d'euros, prévu dans le cadre du grand emprunt, qui sera mis en place.

Rattaché au Premier ministre et placé sous l'égide de Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'État chargée de l'économie numérique, ce fonds verra le jour en avril et permettra de piloter les appels à projets prévus fin mai. L'État sélectionnera les offres des opérateurs qui souhaitent déployer la fibre tout en assurant la "cohérence des initiatives privées et publiques".

Vers une offre de fibre optique pour tous les foyers français ?

Et pour encourager la mutualisation des infrastructures, comme cela a été récemment le cas via l'accord signé entre Orange et SFR en région parisienne (lire Orange et SFR veulent co-investir dans la fibre optique), l'État favorisera les projets dans lesquels les opérateurs choisiront de co-investir dans le déploiement de la fibre optique. Dans le même temps, l'Arcep, l'Autorité de régulation des télécoms, va lancer une consultation publique pour fixer le cadre réglementaire du déploiement du très haut débit, de l'utilisation des points de mutualisation aux modalités d'accès aux fourreaux de France Télécom.

Les résultats de cette consultation seront connus en novembre. Mais ce n'est qu'en mars 2011 pour les villes moyennement peuplées que l'État sélectionnera les premiers projets qui bénéficieront de ces prêts avantageux. "La contrepartie attendue des opérateurs c'est un engagement en termes d'étendue, d'exhaustivité et de rapidité du déploiement, ainsi que de co-investissement", a déclaré le Premier ministre. Dans les grandes villes, ce dernier a confirmé le modèle plébiscité par l'Arcep, à savoir le multifibre, permettant à chaque opérateur d'acheminer "sa" fibre jusqu'à chaque foyer. "Cette homologation, c'est le véritable top départ du déploiement de la fibre dans notre pays", a-t-il ajouté.

Internet à 20 euros par mois pour les foyers les plus modestes

A noter que François Fillon a également demandé à "tous les opérateurs qui le souhaitent" de se pencher d'ici six mois sur la mise en place d'un forfait "social" à Internet pour les foyers les plus modestes, et dont son prix avoisinerait 20 euros par mois. Car selon le Premier ministre, "Internet est devenu un outil essentiel au même titre que l'électricité. Y accéder à un tarif abordable et à haut débit est un impératif de justice sociale".

Maxime Lombardini, le DG d'Iliad, a lancé en décembre dernier une offre triple play - Internet, téléphonie fixe et télévision - via Alice à 19,99 euros par mois. Prévue pour concurrencer l'offre analogue de Numéricâble (dualplay) facturée 19,90 euros par mois, elle reste cependant selon ses dires peu populaire. "Il n'y a aucune offre pour ce produit de notre côté", annonçait-il il y a quelques jours (lire Le triple play à 20 E/mois peu populaire selon Iliad).

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