Des jeux vidéo à la demande sur Neufbox aussi

le 16/11/2009 à 23:33
Des jeux vidéo à la demande sur Neufbox aussi
SFR va lui aussi lancer un service de jeux vidéo à la demande accessible depuis sa télévision. Il se pourrait même que les "jeux à la demande SFR" soient disponibles avant ceux de Free, dont on ne sait que peu de choses depuis la publication malencontreuse d'une vidéo le mois dernier. L'opérateur a effectivement invité les abonnés à son offre d'accès à internet Neufbox à s'inscrire à une phase de test qui devrait débuter mi-décembre et s'achever 4 mois plus tard, par le lancement public du service le cas échéant.

Le service ne requiert donc qu'un décodeur HD. À défaut de télécommande adaptée au jeu vidéo comme celle de la Freebox HD, et bien qu'elle puisse servir à la plupart des jeux qui seront proposés, les abonnés retenus recevront une manette de jeu sans fil dédiée. En revanche si contrairement à Free, SFR parle bien de dates, ce dernier reste pour le moins évasif quant aux jeux qui seront proposés. Tout juste a-t-on droit à une mise en situation révélant quelques jeux de réflexion et autres simulations automobiles.

Nous ne tarderons de toute façon pas à en apprendre plus sur ce service, la phase de test étant prévue pour la mi-décembre. Les abonnés à l'offre Neufbox de SFR disposant d'un décodeur HD peuvent d'ailleurs s'inscrire sur le forum dédié et espérer qu'ils seront sélectionnés.

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Orange a profité vendredi de la présentation de la dixième édition de ce qu'il appelle "La collection" pour détailler un nouveau décodeur TV, auquel pourrait un jour succéder un nouveau media center, l'Orange Box. La "collection" est effectivement le laboratoire d'innovations de l'opérateur, dont certaines ne sont jamais commercialisées.

Un nouveau décodeur TV début 2010

Le nouveau "décodeur TV évolutif" adopte le design de la Livebox 2 et apporte quelques évolutions en réponse à la concurrence. Il devrait ainsi être mis à disposition des abonnés rapidement, à commencer par 4 boutiques dès le mois de décembre 2009, avant d'être proposé sur le tout le territoire.

Ce modèle est compatible avec trois modes de diffusion de la télévision et peut ainsi être relié à une antenne TNT ou satellite en plus de l'IPTV par internet. À l'instar des décodeurs de ses concurrents Free et SFR, il permet le contrôle du direct (pour différer la diffusion de quelques minutes) et l'enregistrement d'une chaine sur son disque dur amovible pendant la diffusion d'une autre. On retrouve également la prise en charge du standard DLNA qui permet d'accéder aux photos, fichiers musicaux et vidéos partagés sur le réseau local, un besoin auxquels les Freebox et Neufbox répondent déjà.

Une prochaine mise à jour apportera enfin la prise en charge du service "Home Library" qui permet d'accéder aux contenus stockés sur son disque dur amovible, à domicile depuis le réseau local mais aussi en déplacement via internet. L'interface proposera quant à elle d'accéder à de multiples services en ligne comme l'actualité, la météo, l'horoscope ou encore Flickr, Dailymotion et YouTube. Le Wi-Fi en revanche est toujours aux abonnés absent.

L'obtention de ce décodeur TV sera gratuite avec dépôt de garantie de 50 euros. La fonction de contrôle du direct est elle aussi gratuite, tandis que l'enregistrement sur son disque dur amovible de 160 Go est facturé 5 euros par mois.

Un prototype de media center

Le concept de l'Orange Box a quant à lui "convergence" pour maitre mot et l'objectif de "ramener la génération internet à la TV". Il reprend toutes les fonctionnalités du décodeur TV et y adjoint quelques enrichissements. Sur le plan technique, il repose notamment sur une solution Intel.Non content d'abriter un lecteur Blu-ray, il offre aussi un navigateur internet compatible avec Flash 10, de quoi profiter de la quasi-totalité des sites internet. Il offrira en outre un service de jeux vidéo à la demande, auxquels on pourra jouer au moyen de la télécommande fournie, qui intègre accéléromètre et pointeur comme celle de la Nintendo Wii.

L'Orange Box n'est pour l'heure qu'un concept et l'opérateur ne s'est pas risqué à annoncer une date de commercialisation, ni même à garantir qu'il le serait un jour.
TV, Web, mobile et maintenant TV sur IP : TF1 entend décliner ses programmes sur tous les écrans, quel que soit le moyen de diffusion. En témoigne cette semaine le lancement officiel sur le réseau ADSL de Bouygues Telecom de MyTF1, un service piloté à la télécommande qui réunit l'ensemble de l'offre de la première chaine en matière de contenus complémentaires au flux antenne, à commencer par la désormais fameuse télévision de rattrapage. Cette catch-up TV, qui permet chez TF1 de retrouver pendant une période de sept jours 50% de la grille antenne diffusée à l'antenne entre 18 et 24 heures, s'accompagne au sein de MyTF1 de l'offre de vidéo à la demande du groupe (TF1 Vision), ainsi que de contenus "bonus". Pour l'instant, seuls les abonnés Bbox de Bouygues peuvent en profiter, mais TF1 entend bien convaincre d'autres opérateurs, ce qui pourrait ne pas aller sans heurts. Décryptage.MyTF1, le guichet unique

Sur une télévision, pilotée sans clavier, la simplicité doit être le maitre mot, affirme Jean-François Mulliez, directeur délégué nouveaux médias chez TF1. Pour accéder à MyTF1, il suffit donc d'appuyer sur le bouton OK de sa télécommande lorsqu'on est sur le canal 1. On arrive alors sur une interface aux formes de portail Web, qui présente une sélection de contenus opérée par les équipes d'e-TF1. La page se compose de blocs, aisément identifiables, surmontés par un menu de navigation qu'on parcourt à la souris.

Le principal item, c'est "revoir", celui qui signe l'entrée de TF1 dans l'univers de la télévision de rattrapage directement sur le téléviseur. Comme sur le Web, on y retrouve les séries, les reportages, certaines productions maison, et les émissions de flux. En parallèle, le "vidéoclub" offre un accès au catalogue de contenus premium proposés à la location par TF1 : les quelque 3000 films de l'offre TF1 Vision, mais aussi les séries américaines, qui disposent d'un onglet dédié.

Aux côtés des contenus vidéo, on trouve une page "Info", ainsi qu'une page "Sport", qui là encore proposent de revenir sur des contenus diffusés à l'antenne, mais prodiguent également des flux de dépêches issus du site du groupe. En parallèle, les pages sont émaillées de vidéos réservées au Web et à l'IPTV : coulisses d'émissions, interviews de présentateurs, etc. Dans un second temps, TF1 inaugurera un dernier volet de son "univers", le Jeu, avec de petites applications payantes qui permettront par exemple de s'exercer à Qui veut gagner des millions.Un modèle économique hybride

Reste à monétiser rapidement et efficacement ce nouveau service. Les revenus se feront à trois niveaux. Le premier, c'est sans surprise celui de la publicité : d'un côté, des bannières telles qu'on en trouve sur le Web (le display) et de l'autre, des publicités intégrées avant, ou pendant, les contenus vidéo. Second niveau : les contenus premium, vidéo à la demande et jeux, pour lesquels les paiement s'effectueront par l'intermédiaire de la facture de l'opérateur.

C'est au niveau de ce dernier que se situera le troisième étage du modèle économique de MyTF1. La chaine compte en effet facturer aux opérateurs le fait d'intégrer son bouquet de contenus à leurs offres de TV sur IP. « La catch-up d'une grille qui vaut 980 millions d'euros n'est ni à donner, ni à brader », résume Jean-François Mulliez, selon qui MyTF1 devrait constituer un excellent produit de différenciation pour les premiers FAI qui signeront avec la chaine. La proposition de valeur pourrait être moins évidente pour des opérateurs qui refusent de se voir réduits au rang de simple tuyau et font face aux frais que génère l'explosion de la demande en bande passante.

Alors que M6 Replay (édité par M6 Web, comme Clubic), s'est frayé un chemin sur la Neufbox de SFR depuis le mois d'août, TF1 comble donc son retard, et se permet même de prendre une longueur d'avance en proposant une offre plus riche. Reste à voir quand cette dernière s'étendra au delà du parc somme toute limitée des abonnés Bbox (173.000 à fin setptembre), dont 70% environ sont éligibles à la télévision sur IP.

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