Spotify Mobile maintenant sur iPhone et Android

le 07/09/2009 à 23:18
Spotify Mobile maintenant sur iPhone et Android
Récemment approuvée par Apple, l'application Spotify Mobile est désormais disponible sur l'App Store, ainsi que sur l'Android Market de Google. Cette déclinaison mobile permet, sous réserve d'être abonné à la formule "Premium" facturée 9,90 euros par mois, d'accéder librement depuis son iPhone, son iPod Touch ou son smartphone Android, au catalogue de six millions de titres que propose en streaming Spotify. La principale valeur ajoutée vient de ce que la firme suédoise appelle le "mode offline", qui offre la possibilité de stocker en local, sur son terminal, le contenu de ses listes de lecture, de façon à pouvoir les écouter sans connexion à Internet.

Rappelons que Spotify se présente, sur ordinateur, comme un client logiciel assez semblable à iTunes qui permet d'écouter gratuitement la musique de son choix en streaming. Similaire aux services Web tels que Deezer ou Jiwa, le service est financé par des publicités audio, qui disparaissent lorsque l'utilisateur souscrit un abonnement premium.

Ce dernier offre donc maintenant la possibilité d'utiliser Spotify Mobile, dont le téléchargement et l'installation sont gratuits. Une fois équipé, le mobinaute aura la possibilité de stocker en local jusqu'à trois mille morceaux, à concurrence de l'espace de stockage disponible sur son terminal. Pour ce faire, il devra synchroniser ses listes de lecture. Les morceaux seront alors accessibles en mode déconnecté pendant une durée maximale de trente jours, au delà de laquelle il faudra montrer que l'abonnement payant est toujours actif en se reconnectant au service.

Spotify Mobile offre par ailleurs une synchronisation des listes de lecture avec la version PC de l'application. Les modifications apportées via l'une des interfaces disponibles seront donc automatiquement répercutées sur l'autre. Contrairement à l'application iPod de l'iPhone, Spotify Mobile ne peut pas fonctionner en arrière-plan : il faudra donc laisser l'application active pour écouter sa musique.

A deux jours d'un événement Apple consacré à la musique, la publication de Spotify Mobile soulève un certain nombre de questions. Apple se révèle en effet traditionnellement réservé dès qu'il s'agit d'accepter sur l'App Store des applications susceptibles de venir concurrencer ses propres services. Doit-on en conclure qu'iTunes proposera bientôt une formule reposant sur un abonnement mensuel ? Réponse mercredi, peu après 19 heures.

A lire également

Le français Deezer, qui revendique aujourd'hui le statut de premier site de streaming de musique légal en France et en Europe procèdera dans la nuit de mercredi à jeudi à la mise en ligne d'une nouvelle version de son service. Présenté comme plus blanc, plus lisible, plus social et plus moderne, le Deezer nouveau compte sur les améliorations apportées au site pour rester numéro un alors que la concurrence se durcit comme en témoigne la montée en puissance de concurrents Jiwa, Spotify, MusicMe ou le récent Wormee d'Orange.

Globalement, la recette ne change pas : le site propose toujours en écoute gratuite un catalogue de plusieurs millions de titres, accessibles à la demande ou sous la forme de radios et de listes de lecture, composées par les équipes éditoriales de Deezer ou par les internautes. Le site, à qui l'on reprochait parfois de ressembler à un sapin de Noël de publicités, profite en revanche d'un vrai lifting.

La page est désormais plus large, et la section dédiée à la musique adopte une formule classique à deux colonnes, formant une interface dont la structure n'est pas sans rappeler celle d'un certain iTunes. La dimension sociale du site est nettement plus mise en avant, avec un large espace réservé aux commentaires ou à la recommandation sur chaque fiche, d'album ou d'artiste. Les pages profil se dotent quant à elle d'un livefeed à la Facebook, tandis qu'une véritable messagerie interne fait son apparition.

Traditionnellement placé sur la droite, le lecteur audio se voit maintenant positionné en haut de page, sous la forme d'un bandeau assez fin, agrémenté de quelques nouveautés comme une visualisation des pochettes à la façon d'un coverflow, un égaliseur permettant également de gérer les transitions et différents modes de visualisation semblables à ceux que proposent des logiciels comme Winamp ou Windows Media Player. Le service offre par ailleurs la possibilité d'exporter directement un morceau vers les principaux réseaux du moment, Facebook en tête.

Plus claire, l'interface se veut également plus réactive, avec un abandon (très) partiel du Flash au profit d'une structure HTML / JavaScript. Les emplacements publicitaires ont également été revus, de façon à ne pas surcharger l'internaute de sollicitations.

Deezer v3, et après ?

Aujourd'hui, Deezer tire l'essentiel de ses revenus de la publicité, et peine à atteindre l'équilibre. Demain, le service devrait toutefois se chercher de nouvelles opportunités de croissance, avec le lancement d'offres premium, et donc payantes, réservées, au moins dans un premier temps, aux téléphones mobiles : iPhone et Blackberry bien sûr, mais aussi Android, Samsung ou Sony Ericsson.

Le premium (fonctionnalités et qualité supérieures) pourrait également être envisagé sur PC, « lorsqu'on une offre cohérente avec les attentes du marché aura été trouvée », ce qui selon Jonathan Benassaya, cofondateur de Deezer, ne peut se comprendre que comme un abonnement à moins de dix euros.

Trois ans après son lancement, l'ex-BlogMusik a de toute façon gagné ses lettres de noblesse, et revendique une audience d'environ 6 millions de visiteurs uniques en France (9 millions pour l'Europe). Tout en préparant le lancement de ses formules mobiles, Deezer se verrait bien demain aller présenter son service au nouveau ministre de la Culture, et étendre la couverture de son service. Pourquoi pas en s'associant à un opérateur, fixe ou mobile. « Aujourd'hui, adosser Deezer à un abonnement, ça apporte de la valeur », sourit Jonathan Benassaya, qui se garde toutefois bien d'aborder les résultats financiers de la société.

Commentaires

Ecrire

Ecrire un message

Votre message vient d'être créé avec succès.
LoadingChargement en cours