Le hacker McKinnon perd son procès, devrait faire appel

le 31/07/2009 à 23:42
Le hacker McKinnon perd son procès, devrait faire appel
Une nouveau rebond vient de survenir dans l'affaire Gary McKinnon. Accusé d'avoir piraté 97 ordinateurs du Pentagone et de la NASA entre 2001 et 2002, le hacker britannique expliquait pour sa défense vouloir rechercher des informations confidentielles sur l'existence d'une vie extra-terrestre. Ces propos n'ont pas convaincu les autorités judiciaires américaines qui estiment pour leur part que les crimes du hacker furent motivés par des idéologies politiques et causèrent des dommages s'élevant entre 700 000 et 800 000 dollars.

Depuis plusieurs mois Gary McKinnon se bat en justice pour contrer le processus d'extradition sur le territoire de l'Oncle Sam où il risque jusqu'à 70 ans de prison. Nous apprenons désormais que M. McKinnon vient de se voir refuser la révision de son procès auprès de la Haute Cour, et ce, malgré les contre-indications des médecins qui lui avaient diagnostiqué le syndrome d'Asperger, une forme d'autisme pouvant entrainer des états de psychose et des tendances suicidaires. Suite à cette décision juridique, Janis Sharp, la mère du hacker de 43 ans, déclare : "Nous sommes déchirés. Si une loi déclare que l'on peut détruire la vie de quelqu'un de cette façon, c'est qu'il s'agit une mauvaise loi"

Les avocats de Gary McKinnon avaient demandé au Crown Prosecution Service - l'équivalent du Ministère Public en France - que l'affaire soit traitée au sein du Royaume-Uni, une demande rejetée au mois de février. Mais l'équipe juridique de M. McKinnon ne souhaite pas baisser les bras pour autant. Ainsi Karen Todner, l'une de ses avocates, déclarait ce matin : "Cette décision de justice est très décevante. mais nous ne nous arrêterons pas ici", avant d'ajouter : "le gouvernement a promis une "large protection" des libertés individuelles, mais nous n'avons toujours pas vu cela en pratique. Une extradition sans garanties efficaces est un déni de justice pour l'ensemble des citoyens du Royaume-Uni".

Gary McKinnon et son équipe disposent de 28 jours pour lancer une procédure d'appel ; une initiative que les avocats s'apprêtent donc à entamer.

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Pour le britannique Gary McKinnon, la course devrait belle et bien se finir de l'autre côté de l'Atlantique. Accusé d'avoir piraté 97 ordinateurs du Pentagone et de la NASA entre 2001 et 2002, le hacker très médiatisé expliquait pour sa défense vouloir rechercher des informations confidentielles sur l'existence d'une vie extra-terrestre. Au mois de juillet, il s'est vu refuser la révision de son procès auprès de la Haute Cour, et ce, malgré les contre-indications des médecins qui lui avaient diagnostiqué le syndrome d'Asperger, une forme d'autisme pouvant entrainer des états de psychose et des tendances suicidaires.

Alors qu'il espérait pouvoir faire appel auprès de la cour Suprême du Royaume-Uni, cette permission vient de lui être refusée. Aux Etats-Unis, Gary McKinnon, risque jusqu'à 70 ans de prison. Les autorités judiciaires américaines estimaient en effet que les crimes du hacker furent motivés par des idéologies politiques et causèrent des dommages s'élevant entre 700 000 et 800 000 dollars. Les espoirs se portent désormais vers la cour européenne des droits de l'homme.

Karen Todner, l'avocate de M.Mckinnon explique : "notre équipe légale est en train d'analyser notre situation et nous rechercherons toutes les options pouvant empêcher l'extradition de Gary". Suite à cette décision Janice Sharp, la mère de Gary, très engagée dans cette affaire, déclare publiquement : "il n'y a pas un seul autre pays dans ce monde qui serait capable d'offrir ses propres citoyens aux Etats-Unis tel un agneau que l'on sacrifie pour conserver "des relations politiques privilégiées" ". Elle ajoute : "utiliser mon fils si désespéré et si vulnérable est tout simplement infâme, immoral et inhumain".

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