Google : de nouvelles options de recherche

le 13/05/2009 à 20:32
Google : de nouvelles options de recherche
A l'occasion du sommet Searchology, Google dévoile de nouvelles fonctionnalités intégrées à son moteur de recherche. Dans un billet publié sur le blog officiel de la société, Marissa Meyer, vice-présidente, explique que l'internaute devient de plus en plus exigeant sur la nature des résultats retournés et annonce la disponibilité d'un nouvel ensemble d'outils baptisé Search Options.

Jusqu'à présent il était possible d'entrer un mot-clé puis filtrer les résultats par textes, images, vidéos ainsi que selon la nature des sites Internet : actualités ou blogs. Désormais, la version américaine du moteur de recherche offre la possibilité d'identifier les revues de produits associées à un mot clé particulier. Par ailleurs, les ingénieurs de la firme de Mountain View ont également ajouté une chronologie de l'indexation afin de visualiser les résultats associés à une époque précise. Afin que Google puisse correctement identifier la nature d'un site Internet et structurer les données pour une requête particulière, le webmaster devra rajouter quelques éléments au sein du code HTML en faisant usage de microformats. En analysant la nature des requêtes des utilisateurs, Google propose également une autre fonctionnalité baptisée Wonder Wheel permettant de grouper les mot-clés associés par thématiques.

L'idée de structurer les données sur Internet n'est pas nouvelle. Yahoo! propose également cette option depuis quelques temps avec la technologie Search Monkey. L'internaute est alors en mesure de personnaliser la nature des résultats de recherche selon ses affinités.

A lire également

Parce qu'il est parfois frustrant de commenter l'actualité tout en s'astreignant à une certaine réserve, la rédac' vous propose régulièrement des billets d'humeur qui nous permettent d'offrir un regard plus personnel sur l'actualité de l'univers high-tech, au travers d'articles parfaitement subjectifs qui ne reflètent finalement que l'avis de leur auteur. Cette semaine, WWDC oblige, nous nous penchons sur le prochain gros chat d'Apple, Snow Leopard. Avec une question en ligne de mire : les systèmes d'exploitation peuvent-il encore nous faire rêver ? L'occasion, également, de faire « Bing ! »

Hier, le monde entier était suspendu au bouton Actualiser de son navigateur pour mettre fin à l'insoutenable suspense autour de l'iPhone 3.0. Et là, stupéfaction, on apprend qu'Apple développe encore des ordinateurs et un système d'exploitation ! J'exagère bien sur, mais parfois, on serait tenté de croire que la firme de Cupertino ne produit plus que des téléphones portables, tant l'actualité iPhone de ces derniers jours était omniprésente. Que nenni : de nouveaux MacBook, pardon, MacBook Pro flambants neufs, dont la pureté de la ligne rend désormais la batterie inamovible (et le disque dur plus casse tête à remplacer ?) et un Snow Leopard qui pointe enfin le bout de son museau, attendu pour septembre. Et là, on peut voir la chose sous deux angles différents. On peut se la jouer « verre à moitié plein » : Mac OS X 10.6 propose plusieurs améliorations de fond qui devraient rendre le système plus rapide, grâce à une meilleure exploitation des processeurs multi coeurs et du 64 bits, ou la prise en charge d'Open CL. Le tout est facturé 29 dollars, ce qui n'est franchement pas cher pour une mise à jour de système d'exploitation, sachant que rien n'indiquait que l'on n'allait pas payer cette nouvelle mouture « plein pot ». Mais vous commencez à me connaître, j'aime bien gratter et regarder le verre à moitié vide. Juste comme ça... 29 euros, quand même, pour un service pack, c'est cher ! STOP ! Ne vous acharnez pas tout de suite sur moi, c'est de la provocation. Admettons que Snow Leopard est plus qu'un service pack... Disons qu'on pourrait le situer quelque part entre une vraie mise à jour majeure forte de « plus de 300 nouvelles fonctionnalités », qui serait facturée 129 euros dans le monde d'Apple et une SE ! Mais pourquoi pas, après tout : après avoir passé près de 10 ans à ajouter des tonnes de fonctionnalités à Mac OS X, Apple décide de se poser et de « raffiner » le système actuel, sans lui apporter de nouvelle fonctionnalité majeure, du moins côté utilisateur. C'est une initiative plutôt louable en soi ! Le problème, c'est que dans le discours véhiculé par Apple hier soir, quand Microsoft fait la même chose avec Windows 7, c'est un geste désespéré pour se sortir d'un bourbier. Ils n'ont plus rien à inventer, donc ils ressortent la même chose maquillée derrière une deuxième couche d'Aero, pour que ça ait l'air neuf. Par contre, quand l'initiative vient d'Apple, c'est uniquement parce que leur système est tellement parfait qu'ils n'avaient qu'à passer un petit coup de chiffon par ci par là pour polir le tout.

La meilleure version de Mac OS X de tous les temps... au monde !

Snow leopard ejection disques
On a beau apprécier les produits Apple pour ce qu'ils sont (novateurs, élégants, performants...), ça met un tout petit peu mal à l'aise de voir la firme de Cupertino se gargariser de slogans tels que « Snow Leopard : raffiné, pas réinventé » ou « Le tout nouveau Finder, exactement pareil ». On pourrait presque prendre ça pour de l'auto dérision, tant ils sont habiles pour tourner absolument n'importe quelle situation à leur avantage avec un discours marketing finement huilé. On croit rêver en lisant la liste des nouvelles fonctionnalités : on apprend ainsi que Snow Leopard éjecte les disques avec plus de fiabilité, qu'il propose de nouvelles polices, qu'il permet d'afficher la date dans la barre de menus, que l'on peut scanner une image à partir d'Aperçu ! Rendez vous compte, c'est absolument incroyable ! On dirait du Windows ! On dirait... tiens, oui, on dirait la liste des nouvelles fonctionnalités de Windows 7 ! Ces avancées majeures qui excitent tous les développeurs de la planète : les jumplists, la nouvelle barre des tâches, le bouton Arrêter qui arrête vraiment l'ordinateur au lieu de le confronter à une série de 25 options, le « passage furtif sur le bureau »... Mais qu'est ce qui se passe ? Vous l'avez perdue où votre imagination ? On le sait qu'Apple a encore de bonnes idées, qu'ils peuvent encore décrocher la machoire de tout un auditoire comme ils l'ont fait en présentant le premier iPhone, qu'ils peuvent nous faire acheter un iPhone 3G un an après, voire même un 3G S (non, quand même pas !)... Mais Mac OS X, là, on ne sait plus trop, on a l'impression qu'on est arrivé en bout de course et que tout ce qu'on a à nous proposer, ce sont des améliorations internes et quelques petits changements d'interface, certes très sympathiques, mais pas vraiment de quoi passionner les foules. On va leur laisser le bénéfice du doute et se dire que ça sera pour la version 10.7. Pour l'heure, ça ne semble pas les inquiéter tant ils sont sûrs de leur avance. Ainsi, Snow Leopard est « le système d'exploitation le plus avancé au monde », le nouvel iPhone 3G S est « l'iPhone le plus rapide et le plus puissant de tous les temps », Safari est « le navigateur le plus rapide au monde », même leur nouvelle gamme d'ordinateurs portable est « la plus verte au monde ». Bref, tout va bien pour eux !

On peut évidemment reprocher la même chose à Microsoft : pour avoir essayé la RC de Windows 7, c'est certes un système stable, qui bénéficie d'une meilleure finition, avec quelques nouveautés plus que sympathiques, mais au delà de quelques fonctionnalités, on ne va franchement pas dire que l'on va se jeter sur les jolies boites vertes, bleues et noires (pour les plus fortunés) le 22 octobre en ayant le sentiment d'avoir entre les mains le summum absolu de l'innovation technologique. D'ailleurs, si les rumeurs autour des prix de mise à jour de Windows 7 se confirment (49 dollars pour la version Home Premium), c'est à croire que Microsoft, comme Apple, semblent résignés à proposer la mise à jour à prix plancher, craignant que l'enthousiasme soit beaucoup trop bas pour justifier un investissement supérieur...

It's time to Bing

Heureusement, Microsoft ose encore innover et concurrencer les géants sur d'autres fronts : on l'a vu à l'E3 avec le prometteur Project Natal qui part en guerre contre la domination de la Wii sur le « casual gaming », et les voilà qui s'attaquent à Google avec leur nouveau moteur de recherche Bing. L'initiative est osée, et ça n'est pas la première fois que le géant de Redmond s'attaque à la recherche : on se souvient que Live Search promettait déjà de déboulonner sévère du côté de Mountain View et... rien. Là on se pose des questions. Oui, l'interface est plutôt chouette, oui l'organisation des résultats de recherche est assez agréable, oui on en a marre de Google et on aimerait bien, comme pour l'iPod, qu'un concurrent fort les secoue vraiment, mais au vu des premiers tests que l'on a pu faire sur Bing, on se rend compte que les résultats de recherche n'ont pas l'air beaucoup plus pertinents que ceux de son prédecesseur Live Search. Les chiffres semblent nous donner raison : il semble que passé l'attrait de la nouveauté qui a provoqué un pic lors des premiers jours, le public soit collectivement retourné à ses « googlisations ». Il faudra sans doute s'y pencher de plus près. En attendant, un petit détail pourrait en inquiéter certains : lors de sa brève heure de gloire, le moteur de recherche de Microsoft a tout de même dépassé Yahoo ! Et Bing !
Dévoilé aux Etats-Unis depuis quelques temps, l'Open Strategy de Yahoo! s'invite au sein du service de courrier électronique de Yahoo! France qui se dote désormais d'une dimension communautaire. Après avoir intégré un module de messagerie instantanée au sein de son webmail, Yahoo! continue de pousser un peu plus loin les fonctionnalités sociales. Ainsi, depuis la page d'accueil de Yahoo! Mail, l'internaute a la possibilité de consulter les dernières activités de ses "connexions", lesquelles sont regroupées au sein du nouveau Yahoo! Profile. Pour rappel, Yahoo! Profile est le pilier de la stratégie d'ouverture de Yahoo! et permet à l'utilisateur de regrouper plus d'une soixantaine de flux extérieurs, de Facebook à Twitter en passant par Flickr ou Delicious.

Yahoo! estime que lorsque deux utilisateurs établissent une connexion mutuelle, elles partagent alors un niveau de confiance. Pour cette raison, Yahoo! propose de filtrer leurs emails respectifs afin de les mettre en avant directement sur la page d'accueil du webmail, aux côtés des actualités et de la météo locale. Notons que la dimension communautaire est désactivable au travers des options du webmail.

Par la suite, Yahoo! devrait également intégrer une version localisée des applications tierces déjà présentes outre-Atlantique. Logés dans le panneau latéral de gauche, ces modules enrichissent les fonctionnalités de Yahoo! Mail. En faisant usage de l'interface de programmation de Wordpress, de Flickr, de l'éditeur de photos Picnik ou encore du système de paiements électroniques de Paypal, Yahoo souhaite ainsi offrir différents outils complémentaires, une manière aussi de retenir l'internaute au sein de son réseau. Notons d'ailleurs que l'une de ces applications, Xoopit, vient d'être rachetée par le groupe de Sunnyvale. Xoopit scanne automatiquement les photos attachées aux messages en pièces pour les présenter au sein d'un album unique sous forme de vignettes.

A cette occasion Clubic s'est entretenu avec David McDowell, directeur de Yahoo! Mail Europe et Grégory Talon, en charge du développement de Yahoo! Mail en Europe.

- Clubic : Combien d'utilisateurs regroupe le service Yahoo! Mail en France et dans le monde ?

David McDowell : En France nous avons 6 millions d'utilisateurs. Nous sommes en troisième position derrière Hotmail et Orange. Au niveau mondial nous comptons 300 millions d'utilisateurs et sommes en seconde place derrière Hotmail.

- Ces nouvelles fonctionnalités sont-elles également intégrées au sein de la version classique de Yahoo! Mail ?

David McDowell : Nous y avons intégré le système de Connexions mais pas les applications. Nous continuerons de travailler sur les deux versions de Yahoo! Mail simultanément.

Grégory Talon : Yahoo! Mail Classique est principalement utilisé par des internautes qui ne veulent consulter que leur emails sur une interface web plus claire et plus facile d'accès. Nous ne voulions pas ajouter de confusion pour ces utilisateurs.

- A quand l'IMAP pour Yahoo! Mail ?

David McDowell : Nous n'avons rien à annoncer aujourd'hui à ce sujet mais l'IMAP est devenu un standard et il serait logique que nous le proposions également, c'est sur notre liste de tâches.

Grégory Talon : Pour être franc nous avons eu beaucoup de débats à ce sujet. Gmail propose l'IMAP gratuitement, mais dans le cas de Yahoo! ce n'est pas le même enjeu. Nous avons deux fois plus d'utilisateurs que Gmail, la perspective est donc différente. Contrairement à nous, Google ne fait pas d'argent avec leur webmail, leur principal marché reste la recherche sur Internet.

- Aujourd'hui en Europe, la connexion POP entrante et sortante est gratuite sur Yahoo! Qu'adviendra-t-il de l'option payante Yahoo! Mail Plus ?

David McDowell : Avec Yahoo! Mail Plus l'internaute n'a pas de publicités et beaucoup des utilisateurs apprécient. Pour cette raison nous ne la supprimerons pas. Nous n'avons pas non plus de projet de mise à jour de cette option.

Grégory Talon : De moins en moins de gens souscrivent à cette option. Aujourd'hui les internautes ne veulent plus payer les services Internet.

- Pour ce qui est de la taille limite des emails envoyés et reçus, Gmail est récemment passé à 25 Mo, Yahoo! suivra-t-il ce mouvement ?

David McDowell : Avec l'une de ces nouvelles applications qui s'inviteront au sein de Yahoo! Mail il sera possible de partager jusqu'à 200 Mo (NDRL: via l'application ZumoDrive). Pour ce qui est de l'envoi strict de pièces jointes, nous devrions aussi rester compétitifs.

- Qui sera chargé de traduire en français les applications de Yahoo! Mail ?

Grégory Talon : Ce seront les éditeurs eux-mêmes.

- Yahoo! vient de racheter Xoopit, cette technologie sera-t-elle implémentée de manière native ou restera-t-elle sous la forme d'une application tierce ?

David McDowell : Puisque Xoopit vient de nous rejoindre, il est effectivement probable que nous soyons amenés à travailler ensemble de manière plus poussée voire que cette technologie soit également intégrée à d'autres services du réseau.

Je vous remercie.

Commentaires

Ecrire

Ecrire un message

Votre message vient d'être créé avec succès.
LoadingChargement en cours