90 000 délinquants sexuels identifiés sur MySpace

le 04/02/2009 à 21:47
90 000 délinquants sexuels identifiés sur MySpace
Reuters rapporte que le réseau communautaire MySpace vient de découvrir la présence de 90 000 personnes ayant été précédemment jugées comme délinquants sexuels. Le réseau communautaire a mis en place un processus de filtrage en accord avec les autorités judiciaires.

"Ces sites ont été créés pour que les jeunes puissent communiquer entre eux. Les délinquants sexuels trainent sur ces lieux car ils savent qu'ils peuvent trouver des enfants", explique Roy Cooper, Procureur Général, avant d'ajouter : "pour cette raison, ces sites communautaires sont responsables de la sécurité de ces enfants".

L'année dernière Facebook et MySpace, les deux plus gros réseaux sociaux, ont tous les deux acceptés d'intégrer des mesures de sécurité à leur système comme une meilleure vérification de l'âge de l'utilisateur ou un filtre sur les personnes ayant été condamnées pour délinquance sexuelle. Aussi pour les personnes les plus âgées, la recherche des utilisateurs de moins de 18 ans est limitée.

Hemanshu Nigam, en charge du département de sécurité de MySpace explique : "Sentinel SAFE est la meilleure solution technique pour s'assurer que ces délinquants sexuels sont bannis de ces réseaux ". Sentinel SAFE ? Il s'agit d'une base de données créée en 2006 et contenant le nom, mais aussi les traits physiques de ces personnes. En juillet 2007, MySpace avait précédemment fermé 29 000 comptes utilisateurs suspects

Cette histoire n'est pas sans rappeler la polémique autour de la vie privée des criminels sortis de prison. En effet, plusieurs états d'Amérique du Nord ont voté une nouvelle loi obligeant ces derniers à partager tous leurs identifiants et leurs mots de passe de leurs différentes messageries électroniques.

Du côté de Facebook, le filtrage est probablement moins difficile car le système d'enregistrement force l'utilisateur à utiliser son prénom et son nom de famille... une transparence qui soulève tout de même la question de la vie privée pour l'internaute lambda.

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Au Royaume Uni, Facebook renforcera ses mesures de sécurité et plus particulièrement auprès des adolescents adeptes de son réseau communautaire. En effet, la firme de Mark Zuckerberg travaillera en collaboration avec l'organisme Child Exploitation and Online Protection Centre (Ceop) luttant contre la pédophilie et travaillant elle-même avec l'agence locale contre le crime organisé.

Cette collaboration se traduire par l'ajout d'une application permettant à un internaute d'obtenir de l'aide face à une menace sur le réseau de Facebook et, le cas échéant, permettra de rapporter tout individu au comportement jugé inapproprié. Facebook est d'ailleurs le dernier gros acteur sur le web communautaire a avoir accepté d'implementer ce genre de fonctionnalité. En février 2009, MySpace avait identifié plus de 90 000 personnes ayant été précédemment jugées comme délinquants sexuels ; une découverte qui motiva les autorités à proposer de nouvelles mesures de protection.

Jim Gamble, PDG de Ceop, déclare alors : "En ajoutant cette application les utilisateurs de Facebook bénéficient d'un accès direct à tous les services proposés par ClickCeop ce qui devrait rassurer tous les parents ayant un enfant inscrit sur ce site". Reste à savoir si un tel système se verra déployé auprès de tous les internautes de Facebook et si des mesures ont été prises pour éviter tout type d'abus.

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