Le hacker McKinnon pourrait être jugé en Angleterre

le 12/01/2009 à 22:29
Le hacker McKinnon pourrait être jugé en Angleterre
Gary McKinnon, aussi connu sous le nom de Solo et surnommé par les autorités militaires américaines comme le hacker le plus dangereux du cyber-espace, pourrait finalement ne pas être extradé vers les Etats-Unis. Cet anglais de 42 ans a été accusé d'avoir piraté 97 ordinateurs du Pentagone, de la NASA et du département de la Défense des Etats-Unis. Les dommages causés s'éleveraient à 900 000 dollars. Par ailleurs, Solo a rendu inopérant plusieurs équipements militaires peu de temps après les attaques du 11 septembre 2001.

Si Mark Summers, un porte-parole du gouvernement américain, affirmait que ses actions ont été " intentionnelles et calculées pour provoquer le gouvernement américain par intimidation et répression ", Gary McKinnon expliqua simplement qu'il recherchait une preuve de l'existence d'une vie extra-terrestre.

Lorsque la procédure d'extradition fut initiée, le pirate tenta d'enrailler le processus et affirma que ses médecins lui avait diagnostiqué le syndrome de Asperger. Malgré le soutien de la Société Nationale des Autistes (NSA), la demande fut cependant rejetée.

Aujourd'hui, The Guardian révèle que le service britannique en charge des procédures d'extradition (Crown Prosecution Service) pourrait accepter une requête envoyée par les avocats de Gary McKinnon. Dans cette déposition, le hacker plaide coupable d'avoir enfreint la loi nationale encadrant les usages informatiques (Misuse of Computers Act). Si cette requête est acceptée, Gary McKinnon sera donc puni sur le territoire britannique et l'extradition vers la cour de Virgine serait probablement suspendue.

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L'affaire Gary McKinnon devrait reprendre de plus belle devant la haute Cour d'Angleterre afin d'éviter l'extradition du hacker vers les Etats-Unis. Les avocats de l'accusé insisteront sur son état de santé en expliquant que ce britannique de 43 ans est au bord de la psychose et pourrait rapidement développer des tendances suicidaires.

Rappelons qu'en 2002 Gary McKinnon avait été accusé d'avoir piraté 97 ordinateurs du Pentagone et de la NASA. Pour sa défense, il expliquait vouloir rechercher des informations confidentielles sur l'existence d'une vie extra-terrestre. Le pirate tenta d'enrailler le processus d'extradition et affirma que ses médecins lui avait diagnostiqué le syndrome d'Asperger, une forme d'autisme. Cependant, malgré le soutien de la Société Nationale des Autistes (NSA), la demande fut rejetée. En début d'année, une requête fut envoyée au Crown Prosecution Service - l'équivalent du Ministère Public en France - afin d'être jugé en Angleterre. Gary McKinnon y confesse ses crimes et ses infractions au code des usages informatiques.

S'il venait à être extradé vers le territoire de l'Oncle Sam, M. McKinnon risquerait jusqu'à 70 ans d'emprisonnement. En effet, les autorités judiciaires américaines estiment que les crimes du hacker furent motivés par des idéologies politiques et causèrent des dommages s'élevant entre 700 000 et 800 000 dollars.

Jusqu'au 15 juin prochain, les résidents du Royaume-Uni ont la possibilité de signer une pétition de soutien à Gary McKinnon sur le site officiel du cabinet du Premier Ministre. Le chanteur Sting, Peter Gabriel ou encore David Gilmour des Pink Floyd y ont apposé leur signature.

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