La montée en charge, au quotidien

le 26/09/2008 à 23:44
La montée en charge, au quotidien
Après plusieurs missions où Jayson Minard a du aider ceux qui n'avaient pas prévu la montée en charge de leur application, il rassemble toute la liste des bonnes pratiques pour s'assurer que l'application qui vous fait vivre va savoir évoluer correctement.

Parmi les bons conseils, il y a la configuration de l'environnement de tests avec un nombre raisonnable de données (trop souvent, on teste avec 300 utilisateurs, et espère que ca marchera avec 30 millions); ou encore, le test complet de l'architecture, via Amazon EC2 pour réduire les coûts de possession d'une architecture en double.

Il y a aussi les revues de code maison ainsi que le passage d'un expert indépendant, pour stimuler la production de code.

- Scaling Day-By-Da

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La fin de l'Internet illimité ? Le câblo-opérateur américain Comcast vient d'annoncer qu'il opèrerait, à partir du 1er octobre prochain, une restriction des débits autorisés à ses clients : ces derniers seront limités à un volume de 250 Go de données par mois (montant ou descendant), au delà duquel ils recevront un message d'avertissement leur demandant de réduire leurs échanges. Comcast explique que la mise en place de cette restriction lui permettra de garantir la qualité de service de son réseau.

En plaçant la barre à 250 Go, Comcast affirme ne pénaliser aucunement le consommateur lambda qui, selon lui, n'utiliserait que 2 à 3 Go de trafic par mois. L'opérateur appuie son argumentation sur des chiffres censément percutants : 250 Go correspondraient selon lui à l'envoi de 50 millions d'emails (à 0,05 Ko la pièce - sic), au téléchargement de 62.500 morceaux de musique ou au téléchargement de 125 longs métrage, à 2 Go de film.

Confronté à la montée en charge de son réseau câblé, Comcast a par le passé tenté de circonvenir les usages les plus consommateurs de bande passante en apposant des brides visant à bloquer le trafic BitTorrent sur son réseau. La Federal Communications Commission (FCC) américaine s'est depuis insurgée contre ce filtrage allant à l'encontre du principe de neutralité du réseau, et a interdit à Comcast de poursuivre dans cette voie. Comcast, qui souhaite pourtant toujours trouver le moyen de réfréner les ardeurs de certains de ses clients, a donc pris le parti de modifier son offre.

"Le système sera identique à celui qui est en place aujourd'hui. La seule différence sera que nous instaurons maintenant une limite au delà de laquelle le client pourra être contacté par nos soins", explique Comcast dans un amendement apporté aux conditions générales d'utilisation de ses services. Aucune menace n'est formulée, et l'on ne sait si ceux qui dépasseront cette limite de 250 Go se verront facturés le trafic supplémentaire, restreindre la bande passante ou couper purement et simplement l'accès au service.

Si certains se sont immédiatement insurgés contre cette décision, d'autres se demandent dans quelle mesure elle risque d'avoir un impact sur leur utilisation d'Internet au quotidien. Rares sont les internautes qui effectuent 250 Go de pur échange de données dans le mois (téléchargement ou envoi de fichiers). Toutefois, la généralisation des services de diffusion vidéo en direct (streaming), de voix sur IP ou de publication de contenus en ligne, ainsi que l'instauration de réseaux de plus en plus rapides créent de puissants besoins.
Depuis sa mise en route, l'Hadopi communique peu sur son fonctionnement et ses activités. Pourtant, certaines informations montrent quel serait le rendement de l'autorité. Elle enverrait 2 000 e-mails par jour au titre de la réponse graduée. Bien loin des premiers chiffres annoncés.A en croire le quotidien La Tribune, selon des « sources concordantes », seulement 2 000 courriers électroniques d'avertissement seraient envoyés par jour. Contactée à ce sujet, l'Hadopi ne nous a pas répondu ni sur la volumétrie ni sur l'existence d'un éventuel ciblage des internautes visées par les messages (personnes peu technophiles…).

Pourtant, Eric Walter, secrétaire général de l'Hadopi expliquait en juillet dernier que : « Le nombre total de saisines (constats avec preuve du téléchargement, ndr) provenant de la musique et du cinéma pourrait en effet potentiellement atteindre 125 000 par jour, et on peut imaginer une montée en charge ». Un tri est donc fait.

De son côté, le gouvernement avait fixé l'objectif d'envoyer 10 000 e-mails par jour. Un rythme de croisière que l'Hadopi n'a visiblement toujours pas atteint.

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