Un premier aperçu de Windows 7 ?

le 22/09/2008 à 22:39
Un premier aperçu de Windows 7 ?
Bien que la première version bêta publique de Windows 7 (Seven) ne soit attendue, dans le meilleur des cas, que pour la fin du mois d'octobre, il circule déjà, en interne chez Microsoft ainsi que chez certains partenaires, des ébauches du futur remplaçant de Windows Vista. Quelques captures d'écran d'une supposée "Milestone 3" - sorte de troisième alpha privée, viennent de faire leur apparition sur le Net, via le site ThinkNext. Ces images montrent quelques éléments de l'interface, du menu Démarrer et d'applications intégrées au système.

Une mauvaise nouvelle pour Microsoft ? Le plus gênant, pour la firme de Redmond, n'est sans doute pas tant que des fuites aient eu lieu à partir d'une version préliminaire réservée à un usage interne, mais surtout qu'elles risquent de donner une image faussée du futur logiciel aux internautes : il faut en effet savoir que les versions dites "Milestone", déployées uniquement à des fins de test - compatibilité notamment - n'intègrent pas la totalité des fonctionnalités prévues par l'éditeur, et se contentent bien souvent de reprendre l'apparence de la précédente génération de l'OS.

Pour l'instant, Microsoft se refuse à toute communication officielle au sujet de Windows 7, et s'est bien gardé de confirmer ou d'infirmer la validité de ces captures d'écran. La firme se borne à répéter que les premières informations interviendront fin octobre, à l'occasion de la Professional Developpers Conference (PDC), et rappelle l'existence d'un blog officiel tenu par les responsables de l'équipe "7".

Que voit-on sur cette longue liste de captures, dont nous ne reproduisons ici qu'un échantillon ? Un système d'exploitation dont l'apparence est purement et simplement celle de Windows Vista, à quelques détails près : calculatrice repensée, introduction d'une version "light" de Windows Media Player, intégration d'Internet Explorer 8. On observe en outre l'apparition de nouveaux réglages et fonctionnalités dédiés à la gestion des équipements biométriques (lecteurs d'empreintes digitales) ou d'interfaces homme machine à base de capteurs.

Bien que ces images ne manquent pas d'éveiller notre curiosité, il est bien difficile de se forger un avis sur le remplaçant de Windows Vista à ce stade du développement, puisque l'interface finale n'a pas encore été dévoilée et que de nombreuses fonctionnalités ne feront leur apparition qu'avec la ou les versions bêta du système. Rappelons que la bêta 1 de Windows 7 devrait être dévoilée entre la PDC et la fin de l'année. Elle sera sans doute suivie d'une seconde version d'évaluation, avant la sortie du logiciel finalisé, attendue pour la fin 2009 ou le début de l'année 2010.

A lire également

Parce qu'il est parfois frustrant de commenter l'actualité tout en s'astreignant à une certaine réserve, la rédac' vous propose régulièrement des billets d'humeur qui nous permettent d'offrir un regard plus personnel sur l'actualité de l'univers high-tech, au travers d'articles parfaitement subjectifs qui ne reflètent finalement que l'avis de leur auteur. Cette semaine, WWDC oblige, nous nous penchons sur le prochain gros chat d'Apple, Snow Leopard. Avec une question en ligne de mire : les systèmes d'exploitation peuvent-il encore nous faire rêver ? L'occasion, également, de faire « Bing ! »

Hier, le monde entier était suspendu au bouton Actualiser de son navigateur pour mettre fin à l'insoutenable suspense autour de l'iPhone 3.0. Et là, stupéfaction, on apprend qu'Apple développe encore des ordinateurs et un système d'exploitation ! J'exagère bien sur, mais parfois, on serait tenté de croire que la firme de Cupertino ne produit plus que des téléphones portables, tant l'actualité iPhone de ces derniers jours était omniprésente. Que nenni : de nouveaux MacBook, pardon, MacBook Pro flambants neufs, dont la pureté de la ligne rend désormais la batterie inamovible (et le disque dur plus casse tête à remplacer ?) et un Snow Leopard qui pointe enfin le bout de son museau, attendu pour septembre. Et là, on peut voir la chose sous deux angles différents. On peut se la jouer « verre à moitié plein » : Mac OS X 10.6 propose plusieurs améliorations de fond qui devraient rendre le système plus rapide, grâce à une meilleure exploitation des processeurs multi coeurs et du 64 bits, ou la prise en charge d'Open CL. Le tout est facturé 29 dollars, ce qui n'est franchement pas cher pour une mise à jour de système d'exploitation, sachant que rien n'indiquait que l'on n'allait pas payer cette nouvelle mouture « plein pot ». Mais vous commencez à me connaître, j'aime bien gratter et regarder le verre à moitié vide. Juste comme ça... 29 euros, quand même, pour un service pack, c'est cher ! STOP ! Ne vous acharnez pas tout de suite sur moi, c'est de la provocation. Admettons que Snow Leopard est plus qu'un service pack... Disons qu'on pourrait le situer quelque part entre une vraie mise à jour majeure forte de « plus de 300 nouvelles fonctionnalités », qui serait facturée 129 euros dans le monde d'Apple et une SE ! Mais pourquoi pas, après tout : après avoir passé près de 10 ans à ajouter des tonnes de fonctionnalités à Mac OS X, Apple décide de se poser et de « raffiner » le système actuel, sans lui apporter de nouvelle fonctionnalité majeure, du moins côté utilisateur. C'est une initiative plutôt louable en soi ! Le problème, c'est que dans le discours véhiculé par Apple hier soir, quand Microsoft fait la même chose avec Windows 7, c'est un geste désespéré pour se sortir d'un bourbier. Ils n'ont plus rien à inventer, donc ils ressortent la même chose maquillée derrière une deuxième couche d'Aero, pour que ça ait l'air neuf. Par contre, quand l'initiative vient d'Apple, c'est uniquement parce que leur système est tellement parfait qu'ils n'avaient qu'à passer un petit coup de chiffon par ci par là pour polir le tout.

La meilleure version de Mac OS X de tous les temps... au monde !

Snow leopard ejection disques
On a beau apprécier les produits Apple pour ce qu'ils sont (novateurs, élégants, performants...), ça met un tout petit peu mal à l'aise de voir la firme de Cupertino se gargariser de slogans tels que « Snow Leopard : raffiné, pas réinventé » ou « Le tout nouveau Finder, exactement pareil ». On pourrait presque prendre ça pour de l'auto dérision, tant ils sont habiles pour tourner absolument n'importe quelle situation à leur avantage avec un discours marketing finement huilé. On croit rêver en lisant la liste des nouvelles fonctionnalités : on apprend ainsi que Snow Leopard éjecte les disques avec plus de fiabilité, qu'il propose de nouvelles polices, qu'il permet d'afficher la date dans la barre de menus, que l'on peut scanner une image à partir d'Aperçu ! Rendez vous compte, c'est absolument incroyable ! On dirait du Windows ! On dirait... tiens, oui, on dirait la liste des nouvelles fonctionnalités de Windows 7 ! Ces avancées majeures qui excitent tous les développeurs de la planète : les jumplists, la nouvelle barre des tâches, le bouton Arrêter qui arrête vraiment l'ordinateur au lieu de le confronter à une série de 25 options, le « passage furtif sur le bureau »... Mais qu'est ce qui se passe ? Vous l'avez perdue où votre imagination ? On le sait qu'Apple a encore de bonnes idées, qu'ils peuvent encore décrocher la machoire de tout un auditoire comme ils l'ont fait en présentant le premier iPhone, qu'ils peuvent nous faire acheter un iPhone 3G un an après, voire même un 3G S (non, quand même pas !)... Mais Mac OS X, là, on ne sait plus trop, on a l'impression qu'on est arrivé en bout de course et que tout ce qu'on a à nous proposer, ce sont des améliorations internes et quelques petits changements d'interface, certes très sympathiques, mais pas vraiment de quoi passionner les foules. On va leur laisser le bénéfice du doute et se dire que ça sera pour la version 10.7. Pour l'heure, ça ne semble pas les inquiéter tant ils sont sûrs de leur avance. Ainsi, Snow Leopard est « le système d'exploitation le plus avancé au monde », le nouvel iPhone 3G S est « l'iPhone le plus rapide et le plus puissant de tous les temps », Safari est « le navigateur le plus rapide au monde », même leur nouvelle gamme d'ordinateurs portable est « la plus verte au monde ». Bref, tout va bien pour eux !

On peut évidemment reprocher la même chose à Microsoft : pour avoir essayé la RC de Windows 7, c'est certes un système stable, qui bénéficie d'une meilleure finition, avec quelques nouveautés plus que sympathiques, mais au delà de quelques fonctionnalités, on ne va franchement pas dire que l'on va se jeter sur les jolies boites vertes, bleues et noires (pour les plus fortunés) le 22 octobre en ayant le sentiment d'avoir entre les mains le summum absolu de l'innovation technologique. D'ailleurs, si les rumeurs autour des prix de mise à jour de Windows 7 se confirment (49 dollars pour la version Home Premium), c'est à croire que Microsoft, comme Apple, semblent résignés à proposer la mise à jour à prix plancher, craignant que l'enthousiasme soit beaucoup trop bas pour justifier un investissement supérieur...

It's time to Bing

Heureusement, Microsoft ose encore innover et concurrencer les géants sur d'autres fronts : on l'a vu à l'E3 avec le prometteur Project Natal qui part en guerre contre la domination de la Wii sur le « casual gaming », et les voilà qui s'attaquent à Google avec leur nouveau moteur de recherche Bing. L'initiative est osée, et ça n'est pas la première fois que le géant de Redmond s'attaque à la recherche : on se souvient que Live Search promettait déjà de déboulonner sévère du côté de Mountain View et... rien. Là on se pose des questions. Oui, l'interface est plutôt chouette, oui l'organisation des résultats de recherche est assez agréable, oui on en a marre de Google et on aimerait bien, comme pour l'iPod, qu'un concurrent fort les secoue vraiment, mais au vu des premiers tests que l'on a pu faire sur Bing, on se rend compte que les résultats de recherche n'ont pas l'air beaucoup plus pertinents que ceux de son prédecesseur Live Search. Les chiffres semblent nous donner raison : il semble que passé l'attrait de la nouveauté qui a provoqué un pic lors des premiers jours, le public soit collectivement retourné à ses « googlisations ». Il faudra sans doute s'y pencher de plus près. En attendant, un petit détail pourrait en inquiéter certains : lors de sa brève heure de gloire, le moteur de recherche de Microsoft a tout de même dépassé Yahoo ! Et Bing !
C'était en août 1995, peu de temps après la commercialisation mondiale de Windows 95, Microsoft lançait, sans trop y croire, MSIE ou Microsoft Internet Explorer. Pour concevoir ce logiciel, Microsoft prend une licence auprès de Spyglass lui permettant de disposer du code source de Mosaic. Et alors même que Microsoft lançait Internet Explorer 1.0, sous la forme d'un logiciel payant intégré au Microsoft Plus Pack pour Windows 95, Bill Gates croyait fermement en un réseau des réseaux fermé et contrôlé par... sa société. La vision d'alors était en effet de créer une sorte de réseau parallèle à l'Internet : le Microsoft Network qui devint rapidement MSN. Si bien d'ailleurs que la première version du logiciel d'accès au Microsoft Network ne permettait en aucune manière la consultation de sites en HTML. Une particularité que la version 1.3 du client MSN corrigera bien vite histoire de séduire d'éventuels abonnés.

Rudimentaire, Internet Explorer 1.0 faisait sourire : le navigateur ne faisait rien d'autre que d'afficher du texte. A l'époque Netscape tenait le haut du pavé avec son Navigator tandis qu'AOL et CompuServe se taillaient tous deux la part du lion dans un marché des fournisseurs d'accès Internet encore très américain. Rapidement l'équipe initiale de développement constituée pour Internet Explorer se met au travail et enrichit le navigateur. Quelques semaines seulement après la sortie d'Internet Explorer 1.0, Microsoft propose Internet Explorer 2.0 : nous sommes en novembre 1995. Et à l'époque cette version est déjà assez importante puisqu'elle ajoute la prise en charge des cookies, le protocole SSL et la gestion des groupes de discussion. De plus, Microsoft la décline pour Windows 3.1 et pour le Macintosh ! Mais pour en profiter il faut l'acheter... avec le Microsoft Internet Starter Kit.

Malgré ces efforts, Internet Explorer 2.0 ne convainc guère et Netscape demeure la référence. Il faut attendre la version 3.0 d'Internet Explorer pour profiter d'un navigateur enfin au niveau de ses concurrents de l'époque. Lancé en 1996, au mois d'août, Internet Explorer 3.0 profite pour la première fois du logo bleu en forme de e, ajoute la gestion des CSS, inaugure les contrôles ActiveX, se dote de VBScript en plus de supporter les applets Java (entre autres) et peut même afficher images JPG et GIF ! La version 3.0 marque un tournant dans l'histoire du navigateur puisqu'avec elle nombre d'utilisateurs commencent à se détourner de Netscape. C'est aussi avec Internet Explorer 3.0, disponible gratuitement au téléchargement ou sur CD, que Microsoft s'engage sur une pente... dangereuse. Internet Explorer 3.0 est rapidement intégré à Windows 95 via la célèbre mise à jour OSR2 ou OEM Service Release 2, une version à l'époque destinée aux seuls fabricants d'ordinateurs. Précisons qu'avec Internet Explorer 3.0, Microsoft inaugure également deux logiciels Internet Mail et Internet News, l'un pour lire ses mails, l'autre pour consulter les groupes de discussion.

L'irréparable est commis avec Internet Explorer 4.0 : un véritable bond en avant pour Microsoft, qui relègue Netscape au rang de dinosaure alors que le navigateur se dote du DHTML et est imbriqué dans Windows... 98. Une pratique qui fera bondir la part de marché du navigateur de moins de 20% en 1997 à... 60% en 1999 et qui vaudra à Microsoft ses démélés avec le département de la justice américain pour abus de position dominante. L'affaire trouvera son épilogue en 2001 avec un accord... pour le moins favorable à Microsoft.

Mais revenons en au navigateur. Avec Internet Explorer 4.0, Microsoft fait le choix de coupler ses technologies et d'utiliser le tout nouveau moteur de rendu d'Internet Explorer, Trident, pour le fonctionnement quotidien de Windows : l'explorateur Windows affiche des liens hypertexte et devient une fenêtre Internet. Lancé en septembre 1997, Internet Explorer 4.0 inaugure également le funeste concept de l'Active Desktop. Non seulement l'explorateur Windows est un navigateur Internet, mais le bureau aussi. A la place du fond d'écran on peut afficher tout un tas d'informations : cours de la bourse, flux d'informations, etc. Seulement voilà, l'Active Desktop, encore présent des années plus tard dans Windows 2000... n'est pas stable et a la fâcheuse habitude de faire planter le système. A tel point qu'en cas de plantage, Microsoft implémente une page type avec un lien... pour redémarrer Active Desktop. Internet Explorer 4.0 c'est aussi l'apparition des chaînes de contenu car à l'époque la mode est au "push" : on ne va plus chercher l'information, elle vient à vous. Le concept fera long feu et dès la version suivante, les chaînes de contenu disparaissent. Internet Explorer 4.0 est également accompagné d'Outlook Express, qui remplace avantageusement les logiciels Internet Mail et Internet News, alors que l'on voit apparaître Microsoft Chat, un logiciel mémorable permettant de clavarder avec en option des avatars animés. A noter que le moteur de rendu Trident inauguré avec Internet Explorer 4.0 est aujourd'hui... encore utilisé par Microsoft, y compris dans Internet Explorer 8.0 et le prochain Internet Explorer 9.0.

En mars 1999, Microsoft propose Internet Explorer 5.0, une version améliorée, plus stable, avec le support de nouvelles technologies comme le XML. Cette version sera intégrée à Windows 98 Deuxième Edition et accompagnera la suite Office 2000. Car à l'époque, Microsoft nous explique qu'Internet Explorer est le complément idéal de sa suite bureautique. A l'époque, la plus grande nouveauté utilisateur d'Internet Explorer 5.0 est sans doute à chercher du côté de son client de messagerie, Outlook Express qui est singulièrement novateur, pour l'époque. Il n'évoluera d'ailleurs quasiment plus jusqu'au lancement de Windows 7 ! Le client de messagerie inclus dans Windows Vista, Windows Mail n'est qu'un simple Outlook Express très légèrement amélioré par rapport à la version 5.0. Puis vient Internet Explorer 5.01 alors que le monde découvre les failles de sécurité dans les navigateurs Internet. Et Microsoft de mettre en place des mises à jour, initialement diffusées au besoin et sans fanfare ni documentation détaillée. S'en suit Internet Explorer 5.5, une version mineure qui apportera quelques toutes petites nouveautés pour les développeurs et pour l'utilisateur l'aperçu avant impression. Internet Explorer 5.5 sera inclus dans Windows Me, et distribué sous forme de téléchargement pour les autres versions de Windows. Internet Explorer 5.5 se distinguera également par sa prise en charge du SSL 128 bits. Ca tombe bien, la France vient de légaliser la chose ! En effet jusqu'alors le gouvernement français interdisait tout algorithme de cryptage supérieur à 40 bits, de peur que cela permette à des organisations criminelles de communiquer entre elles sans aucun moyen pour les autorités de déchiffrer leurs conversations. Enfin, c'est aussi la première version d'Internet Explorer qui ne sera plus proposé pour le Macintosh. Internet Explorer dans sa version 5.0 sera donc l'ultime version du navigateur de Microsoft sur la plate-forme de la firme à la pomme.

2001 : l'année de Windows XP et de la sortie d'Internet Explorer 6.0 au mois d'août. Disponible pour Windows XP et Windows 2000 notamment, Internet Explorer 6.0 a vu son cahier des charges largement revisités pendant son développement. Sous le coup d'une enquête du département de la justice américain pour abus de position de dominante, Microsoft doit faire une croix sur l'une des fonctionnalités utilisateur les plus prometteuses d'Internet Explorer 6.0 : les smart tags. Il s'agissait de proposer des liens intelligents se greffant sur certains mots du contenu Web pour par exemple renvoyer l'utilisateur vers un plan lorsqu'une adresse s'affiche. Sous la pression, Microsoft retire cette fonctionnalité, les concurrents de l'éditeur étant particulièrement irrités par l'usage que pourrait faire l'éditeur d'une telle fonction. En revanche, pas question de pouvoir désinstaller Internet Explorer 6.0 : il est toujours au coeur de Windows. Reste à Internet Explorer 6.0 la barre de média permettant la lecture de ses radios et MP3 depuis le navigateur, l'intégration de Windows Messenger, pour voir ses contacts connectés sans quitter le navigateur et Outlook Express 6. Quelques technologies de rendu font leur apparition pour les développeurs, alors que Microsoft propose le standard P3P permettant une gestion plus fine des cookies : il est pour la première fois possible de supprimer les cookies depuis Internet Explorer. Internet Explorer 6.0 sera la dernière version du navigateur de Microsoft a prendre en charge Windows 98, Windows 98 SE et Windows Me.

De 2001 à 2006 c'est la traversée du désert. Internet Explorer 6.0 n'évolue pas et Microsoft illustre avec son seul navigateur Internet ce qu'est le risque d'un acteur en situation de monopole : pourquoi faire évoluer un navigateur alors qu'il n'y a aucun concurrent ? Et non, nous ne considérons toujours pas les Service Pack 1 et Service Pack 2 d'Internet Explorer 6.0 comme des évolutions. Tout au plus s'agit-il pour le premier d'une collection de correctifs de sécurité alors que le second tente de remédier aux lacunes en matière de sécurité du navigateur sans revoir le coeur du problème : la conception du navigateur ! Cinq années d'immobilisme.... une éternité dans un monde en perpétuelle ébullition comme celui du web. Mais c'est aussi l'occasion pour des initiatives tierces de voir le jour : on pense bien sûr à celui que l'on connaît désormais sous le nom de Firefox de la fondation Mozilla.

Octobre 2006 : après de trop longues années, Microsoft s'est remis au travail parallèlement au développement de Windows Vista et propose Internet Explorer 7.0, une version dépoussiérée du navigateur et disponible pour Windows XP et intégrée à Windows Vista. Techniquement, le moteur d'Internet Explorer 7.0 évolue doucement pour mieux respecter les standards du Web, des standards piétinés par Internet Explorer 6.0 et son DHTML. Mais la tâche est tellement grande, que dès le début les équipes de Microsoft font savoir qu'Internet Explorer 7.0 sera au mieux une étape vers un navigateur plus ouvert sur des standards non définis par Microsoft. Pour l'utilisateur, Internet Explorer 7.0 est la première version à offrir la navigation par onglets alors que le navigateur se dote d'un lecteur de flux RSS ! Deux nouveautés que l'on n'espérait plus. S'il fallait pour installer Internet Explorer 7.0 sur son PC que la version de Windows soit validée comme authentique, et donc non piratée, Microsoft changera son fusil d'épaule quelques mois après la sortie du navigateur pour faire en sorte que tout le monde puisse l'installer.

Mars 2009 : trois ans après, Microsoft nous propose Internet Explorer 8.0, une version dont le moteur de rendu subit un nombre assez important de changements. A tel point qu'un nouveau mode d'affichage des pages web apparaît le monde d'affichage compatible qui rebascule sur le moteur d'Internet Explorer 7.0 pour des sites qui s'afficheraient mal car conçus et optimisés pour les versions antérieures d'Internet Explorer ! Quel aveu ! Disponible pour Windows XP, Windows Vista et Windows 7 notamment, Internet Explorer 8.0 propose comme nouveauté fonctionnelle majeure les accélérateurs, sorte de remise au goût du jour des smart tags avortés d'Internet Explorer 6.0. On retrouve également un mode de navigation privé, qui ne garde aucune trace des actions de l'utilisateur tandis que le logiciel passe pour la première fois le fameux test Acid2... mais pas le 3 !

2011 : Microsoft devrait publier la version finale d'Internet Explorer 9.0 au premier trimestre 2011... si tout va bien. En développement à l'heure où nous écrivons ces lignes, Internet Explorer 9.0 suit la trajectoire entamée avec l'ère post Internet Explorer 6.0 : un moteur de rendu respectueux des standards avec prise en charge CSS3, HTML5, intégration d'un nouveau moteur Javascript et pour la première fois une accélération matérielle par la puce graphique du rendu des éléments d'une page Web.

Reste que dans un domaine où la réactivité prime, et quand Google annonce vouloir accélérer encore le rythme de développement de son navigateur Chrome les cycles de développement des nouvelles versions d'Internet Explorer sont bien trop lents. L'éditeur a perdu un temps considérable entre 2001 et 2006 alors qu'aujourd'hui encore la présence d'Internet Explorer 6.0 sur un grand nombre de postes dans des entreprises l'empêche d'avancer sereinement et de tourner la page. La firme de Bill Gates risque de payer encore très longtemps ses errements ou son entêtement en la matière.

Commentaires

Ecrire

Ecrire un message

Votre message vient d'être créé avec succès.
LoadingChargement en cours