Après Windows 7, le futur Windows ne sera pas Windows

le 07/07/2008 à 20:42
Après Windows 7, le futur Windows ne sera pas Windows
On le sait, les ingénieurs de Microsoft travaillent depuis quelque temps déjà sur la prochaine version majeure de Windows, connue sous le nom de code Windows Seven. Cette nouvelle mouture du système d'exploitation de la firme de Redmond devrait s'appuyer en grande partie sur Windows Vista et Microsoft a déjà indiqué à plusieurs reprises qu'il aura à coeur de conserver les exigences techniques minimales de Windows Vista pour Windows 7. Bien que Microsoft ne soit guère réputé pour respecter ses calendriers, la firme évoque, à travers une lettre adressée à ses partenaires un lancement dans le courant du mois de janvier 2010, soit trois années après la sortie de Windows Vista. Reste à savoir si Microsoft respectera, ou non, son calendrier.

En attendant, et au-delà de Windows Seven, le futur de Windows s'inscrit définitivement en rupture avec le passé. Plusieurs analystes, et non des moindres, estiment en effet que Windows Seven sera le dernier système d'exploitation Windows basé sur un noyau NT tel que nous le connaissons aujourd'hui. Le projet Singularity (voir notamment ce lien), utilisant du code managé, devrait servir, pour partie, de base au développement du prochain Windows. Microsoft ambitionnerait en effet de tout réécrire son système d'exploitation : c'est le projet "Midori". Ce projet pourrait donc donner naissance à un futur Windows 8 ou Windows 9, dont le nom même Windows reste sujet à caution, les fondements même de Windows étant en voie de totale réécriture. Selon certaines sources, il serait même question d'un nouveau projet de systèmes de fichiers, nom de code Cosmos, et basé sur le système de base de données SQL : un possible successeur à feu WinFS ?

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Windows 7, le futur système d'exploitation de Microsoft, sera finalement bien commercialisé en France, ainsi qu'en Suisse et dans six autres pays, sous la forme de versions mises à jour, a annoncé lundi l'éditeur. Dans la foulée, celui-ci révèle donc son intention de commercialiser en Europe le family pack annoncé aux Etats-Unis. Celui-ci offrira les licences nécessaires à la mise à jour de trois machines équipées de Windows vers la dernière version en date, 7. C'est, sans surprise, des démêlés qu'entretient Microsoft avec la Commission européenne, que découle ce nouveau rebondissement.

Rappel des faits : Microsoft prend en premier lieu la décision de ne commercialiser en Europe qu'une version de Windows 7 dépourvue d'Internet Explorer, « Windows 7 E ». Bien qu'un système d'exploitation sans navigateur soit une idée quelque peu étrange en 2009, l'éditeur estime ainsi se conformer aux décisions de Bruxelles, qui l'a déjà condamné à plusieurs centaines de millions de dollars d'amende pour abus de position dominante dans le domaine des logiciels. Inconvénient de cette méthode : elle interdit selon Microsoft la distribution de versions "Mise à jour" du système.

Fin juillet, l'éditeur fait volte-face et décide de finalement commercialiser la version standard de Windows 7, en offrant à l'utilisateur un écran permettant d'installer un navigateur concurrent lors de la première ouverture d'Internet Explorer. Plus aucun argument ne s'oppose donc à la mise en place des versions mises à jour. Aujourd'hui, Microsoft confirme leur arrivée. Leur prix n'a pas encore été communiqué.

On sait en revanche que le pack familial comprenant trois licences destinées à une mise à jour vers Windows 7 Familiale Premium sera proposé à la précommande, à partir du site de Microsoft et des détaillants partenaires, à partir du 1er septembre prochain pour un prix de 149,99 euros TTC. L'offre est censée prendre fin le 31 décembre 2009. L'éditeur nous a confirmé ce tarif de lancement, ainsi que le caractère promotionnel de cette offre à durée limitée dans le temps. Il indique également qu'elle ne concerne qu'un nombre limité de licences, sans préciser combien.

Sont également confirmés la commercialisation d'une version « N » de Windows 7, dépourvue de Windows Media Player, ainsi que la livraison de versions complètes à tous les consommateurs qui ont précommandé une version « E ».

Rappelons qu'à partir du 22 octobre, date de la disponibilité générale de Windows 7, le système sera commercialisé aux tarifs suivants :
- 119,99 euros TTC pour Windows 7 Edition Familiale Premium
- 285 euros TTC pour Windows 7 Edition Professionnelle
- 299 euros TTC pour Windows 7 Edition Intégrale

Après une période de précommande lors de laquelle on pouvait acquérir l'édition familiale Premium pour 49,99 euros, Microsoft va donc remettre le couvert en septembre avec une nouvelle offre « série limitée » réservée aux licences de groupe, tout en lançant aux côtés des versions complètes et de leurs variantes « N » les mises à jour individuelles. Il compliquera ainsi encore un peu un dispositif déjà bien alambiqué...
Comme prévu, Microsoft a consacré une bonne partie du keynote de ce mardi pour présenter au public de la PDC, Profesionnal Developpers Conference, la toute première version bêta de Windows 7. Windows 7 est, rappelons-le, appelé à succéder à Windows Vista avec un possible lancement commercial en fin d'année 2009, ce dernier point étant naturellement sujet à caution. Animée par Steven Sinofsky, senior vice-président de Microsoft, la présentation fut assez détaillée puisque Microsoft a non seulement communiqué sur nombre des nouvelles fonctions de son futur système d'exploitation, tout en dévoilant les éléments clés de sa nouvelle interface graphique. Nous essayerons ici d'en résumer les grandes lignes.

Une nouvelle interface graphique... inspirée de Mac OS ?

Avec Windows 7, Microsoft prend le contrepied de Windows Vista puisqu'il n'est plus question d'une interface tape à l'oeil avec des effets graphiques 3D s'avérant au final, inutiles. Non, à la place les équipes de Microsoft proposent avec Scenic une interface où la barre des tâches a été repensée alors que le menu démarrer se veut désormais plus efficace. Ainsi, la barre des tâches, qui conserve sa transparence, se comporte maintenant comme... le dock de Mac OS X ! Il est possible d'opérer un glisser/déposer des applications les plus souvent utilisées alors qu'un survol de leur icône avec la souris affiche une vignette permettant de voir les diverses fenêtres (ou onglets) ouuverts appartenant à la même application. C'est ainsi qu'une seule icône dans la barre des tâches devrait permettre d'accéder à toutes les fenêtres de conversation MSN en cours d'exécution sur votre bureau. La célèbre zone de notification de la barre des tâches est bien sûr conservée mais il est possible de la personnaliser entièrement en choisissant quelles icônes apparaissent et dans quel contexte.

Dans la même lignée, Microsoft intègre au bureau de Windows 7 des zones réactives : ainsi un clic sur l'extrémité inférieure droite de la barre des tâches masque toutes les fenêtres en cours d'exécution, alors que le fait de déplacer une fenêtre sur le bord de l'écran peut, selon la configuration écran, la redimensionner automatiquement ou l'envoyer automatiquement sur le second moniteur, si une telle configuration est en place. Le volet Windows introduit avec Windows Vista disparaît et les gadgets peuvent être placés n'importe où sur le bureau.

Quant au menu démarrer, il a lui aussi évolué. On retiendra la possibilité de personnaliser le bouton d'arrêt du système ou l'affichage pour chaque application présente dans le menu principal d'afficher la liste des derniers documents ouverts ou créés avec cette dernière.

Un explorateur Windows amélioré

L'explorateur Windows profite lui aussi d'améliorations sensibles puisque Microsoft intègre une fonction baptisée « Libraries » en anglais dans le texte. Il s'agit de regrouper au même endroit, les dossiers contenant les types de fichiers les plus utilisés : photographiques, musique, vidéos, etc. Mais au-delà, les « Libraries » peuvent contenir tous les documents du même type trouvés sur les machines de votre réseau domestique. La recherche reste intégrée à l'explorateur Windows avec quelques nouveaux alias et l'affichage d'un aperçu des documents trouvés correspondant à votre reqûete : c'est ce que Microsoft appelle les Jump Lists.

Les autres nouveautés

Cette première présentation de Windows 7 est l'occasion pour Microsoft de lever le voile sur certaines fonctionnalités un peu moins visibles de son nouveau système d'exploitation. Outre l'interface revue et corrigée de la calculatrice, outre l'apparition d'une interface ruban, façon Office 2007, dans les applications comme Paint et WordPad, Microsoft a évoqué la présence d'une loupe dans Windows 7 ou encore le retour de la possibilité de créer et personnaliser ses thèmes sous Windows 7. Quand au Windows Media Player il s'enrichit de nouvelles fonctions pour piloter par exemple la lecture des morceaux audios sur les périphériques compatibles détectés sur le réseau alors qu'il peut également contrôler l'affichage des images sur les cadres photo numériques présents sur votre réseau. On retrouve également dans Windows 7 une meilleure prise en charge des systèmes dotés de plusieurs écrans, notamment au travers de la fonction bureau distant, ou encore une meilleure gestion des ordinateurs reliés à un ou plusieurs projecteurs. Et Microsoft de présenter un module permettant de régler le comportement de l'UAC, le contrôle de compte utilisateur introduit avec Windows Vista et ayant été plutôt très critiqué par le passé.

Petite nouveauté appréciable pour les possesseurs forcément nombreux de clés USB, la possibilité d'utiliser BitLocker sur les dites clés USB. Ainsi si vous perdez votre clé USB l'intégralité de ses données restera chiffré et donc inutilisable par quiconque la récupérerait.

Des voeux (pieux ?) pour les performances

Parmi les annonces formulées par Steven Sinofksy durant le keynote, quelques points techniques retiennent l'attention. Premièrement, Windows 7 qui partagera le même noyau que le prochain Windows Server, pourra gérer jusqu'à 256 processeurs, contre 128 pour la version actuelle de Windows Server : naturellement, la version client du système sera limitée. Autre changement, Microsoft dit se concentrer sur la réactivité de son système d'exploitation et particulièrement sur la réactivité du menu démarrer et de la barre des tâches. Et le géant de Redmond de promettre une réduction des accès disques durs et une réduction du temps nécessaire au démarrage de Windows 7.

Le multi-touch n'est pas oublié

Il y a quelques semaines, une vidéo de Windows 7 avait fait forte impression puisqu'elle démontrait la prise en charge dans Windows 7 des interfaces tactiles multi-point. La PDC fut l'occasion pour Microsoft de confirmer cette nouveauté avec en guest-star le dernier TouchSmart d'HP. Plusieurs démonstrations de l'interface ont ainsi été effectuées avec la possibilité de faire défiler ses images, de zoomer sur celles-ci, de rapidement parcourir un document Word ou encore la possibilité de dessiner sous Paint, tout simplement avec son doigt.

Longue est la route avant la version finale de Windows 7

Après cette première version pre-bêta, Microsoft prévoit de distribuer une version bêta de Windows 7 dès le début de l'année 2009. Si l'actuelle version pre-bêta n'est pas encore complète au niveau des fonctionnalités, Steven Sinofsky indique que la première version bêta de Windows 7 sera complète du côté des fonctionnalités. L'intéressé a rappelé l'intention de Microsoft de proposer une nouvelle version de Windows tous les trois ans, sans toutefois s'avancer sur la date de lancement exacte de Windows 7.

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