Youtube : partage de revenus avec les utilisateurs

le 26/06/2008 à 23:18
Youtube : partage de revenus avec les utilisateurs
A l'instar de DailyMotion avec son programme MotionMaker, Google annonce l'ouverture de son programme de partage de revenus sur YouTube, sa plate-forme de diffusion et de partage de fichiers vidéos.

Mais contrairement à ce qui se pratique sur Blogger.com, autre plate-forme du groupe d'ailleurs ouverte à la vidéo et partageant les revenus adSense avec n'importe quel utilisateur en faisant la demande, Youtube restera sélectif, vérifiant non seulement la qualité du contenu mais également sa légalité et sa popularité.

"Sur Blogger, le contenu est essentiellement textuel et nos robots peuvent effectuer ce travail de filtre. Sur Youtube, nous préférons encore le confier à des humains, pour éviter toute mauvaise surprise à nos annonceurs" explique une représentante de Google.

Outre le partage de revenus issus du programme publicitaire AdWords/AdSense, les internautes sélectionnés bénéficieront également d'une légère optimisation de leurs pages, d'un nouveau design avec un visuel distinctif ou encore d'une fonction faisant démarrer automatiquement la vidéo.

Reste à savoir si ces promesses de gains et ces nouvelles fonctionnalités suffiront pour attirer les auteurs les plus talentueux.

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Disney est sur le point de conclure un accord avec Google concernant la publication de courts extraits de ses programmes sur le site de partage YouTube, d'après le Wall Street Journal. Une sélection de contenus issus des chaines de télévision ESPN et ABC feront ainsi leur apparition sur YouTube, dès la mi-avril pour le premier, au début du mois de mai pour la seconde.

Des séquences issues de séries comme Desperate Housewives, Lost ou encore Uggly Betty, ainsi que des extraits de matchs de NBA, de NFL ou de NHL notamment, seront diffusés dans l'optique de promouvoir les propres services de vidéo à la demande de Disney, sur lesquels on peut consulter ces programmes en intégralité.

C'est à ce dernier que reviendront la vente des espaces publicitaires et l'encaissement des revenus, dont il partagera une partie avec Google, propriétaire du célèbre service de vidéo à la demande. Des publicités d'environ 15 secondes pourront précéder la diffusion des vidéos consultées, tandis que le lecteur vidéo original pourrait pour la première fois être remplacé par celui d'un fournisseur de contenus. YouTube obtient pour sa part un partenaire professionnel supplémentaire, un bon point pour ses annonceurs qui préfèrent associer leurs campagnes de publicité à ce type de contenus plutôt qu'à des vidéos produites par les utilisateurs (user generated content).

Disney, qui souhaite "expérimenter différents modèles de monétisation", serait en outre également en négociations avec le service de vidéo à la demande réservé aux américains Hulu, pour la diffusion de programmes complets cette fois, mais celui-ci n'est toujours pas accessible depuis l'Europe. Seul regret, Mickey Mouse n'est malheureusement pas prévu au programme.
Talonné par Hulu aux États-Unis, YouTube peine à convaincre les annonceurs, qui privilégient les contenus produits par des professionnels, et cherche de fait à s'associer aux chaines de télévision et aux studios de cinéma. Après avoir lancé l'incrustation de publicités, le site de partage de vidéo emboite le pas à son grand rival en proposant désormais des publicités vidéo sous forme de pre-roll.

Des publicités sous la forme de vidéos de courte durée pourront ainsi être diffusées avant les vidéos demandées. Celles-ci seront d'une durée maximale de 30 secondes, bien que YouTube recommande de rester aux alentours de 15 secondes. Activision, Renault, le site de rencontre Match ou encore Warner Bros seront parmi les premiers à tenter l'expérience sur les contenus des chaines anglaises BBC Worldwide, Discovery, National Geographic et Channel 4.

Le directeur de YouTube au Royaume-Uni, Suveer Kothari, assure qu'ils ont "toujours cherché un compromis entre les utilisateurs, les fournisseurs de contenus et les annonceurs". Il s'agit d'inciter les producteurs à publier sur YouTube des contenus de grande qualité, avec l'opportunité d'en tirer plus de revenus. Errol Baran, directeur de la publicité sur les nouveaux médias pour Channel 4, rappelle quant à lui l'importance pour les fournisseurs de contenus de s'adapter aux nouveaux usages des consommateurs : "l'appétit des spectateurs pour la vidéo à la demande démontre les mutations dans la manière de consommer la vidéo".

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