Microsoft : des outils de développement gratuits

le 19/02/2008 à 22:55
Microsoft : des outils de développement gratuits
Visiblement inspiré par le web communautaire, Microsoft élargit l'accès gratuit de millions d'étudiants et de lycéens à ses outils de conception et de développement, dans le cadre du programme DreamSpark. A travers cette initiative, la firme de Redmond souhaite contribuer à "l'exaltation de l'imagination - et des carrières - d'étudiants, développeurs et designers".

Visual Studio 2005 et 2008 Professional Edition, XNA Game Studio 2.0, Expression Studio (Web, Blend, Design, Media), les plates-formes SQL Server 2005 Developer Edition et Windows Server Standard Edition comptent parmi les outils proposés en libre téléchargement aux étudiants.

"Nous voulons faire tout ce que nous pouvons pour équiper une nouvelle génération de leaders technologiques des connaissances et des outils dont ils ont besoin pour tirer profit de la magie des logiciels, pour améliorer les conditions de vie, résoudre des problèmes et catalyser la croissance économique", a indiqué Bill Gates, co-fondateur de Microsoft, lundi dans un communiqué.

Le programme est officiellement ouvert à 35 millions d'étudiants (Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Belgique, Finlande, Suède, Suisse, Chine). Des lycéens peuvent également en bénéficier. L'objectif affiché de Microsoft étant d'atteindre jusqu'à 1 milliard d'étudiants concernés par son programme à travers le monde, de l'Estonie à l'Australie, d'ici fin 2009.

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Nestadio Capital, société de gestion, vient d'annoncer le lancement d'un fonds d'investissement baptisé Nestadio Tech Fund, spécialisé dans le financement des startups européennes du programme BizSpark de Microsoft. Cette nouvelle est intervenue alors que Microosft organisait son 7ème BizSpark European Summit, avec Guy Kawasaki en Monsieur Loyal.

Ce sont en fait deux nouveaux fonds qui ont été créés : un FCPR destiné aux institutionnels, et un FCPI à destination des particuliers par l'intermédiaire des réseaux bancaires, plateformes de placement des assurances, et auprès de 1 000 cabinets de conseils en gestion du patrimoine. Microsoft, ravi que son programme d'aide aux startups attire les financements, explique par la voix de son directeur du développement en France, Julien Codorniou, que les deux fonds « sont entièrement à l'initiative de Nestadio. Ils sont venus nous voir il y a un an, en nous disant que s'ils avaient investi il y a cinq ans, ils auraient gagné beaucoup d'argent. »

Nestadio aurait donc profité de l'opportunité du programme de soutien - Microsoft fournit notamment des outils gratuits pour les développeurs de la startup, un accès de huit mois à Azure, et une visibilité auprès des capitaux risqueurs, clients, et journalistes. Avec un positionnement précis : « ils vont faire de l'amorçage. Ils interviendront avec des tickets de 200 000 à 300 000 euros, avec un portefeuille global de 10 millions. Par amorçage, comprendre pas deux types dans un garage, mais deux types dans un garage avec un produit. »

Au final ce sont donc 650 startups françaises et 10 000 startups européennes qui peuvent décrocher un financement du nouveau Tech Fund. Ce qui assure « un flot de dossiers » important au fonds. Un fonctionnement qui diffère de la promotion actuellement faite par Microsoft pour les startups de son programme. « Nous avons l'habitude de faire une liste de nos meilleurs startups, et de les proposer à différents fonds d'investissement, » explique Julien Godorniou. « Nous aimons bien les fonds d'entrepreneurs car ils sont très réactifs. Jaïna Capital peut prendre des décisions en 2 à 3 mois, alors que certaines entreprises attendent un financement pendant un an et demi parfois. »

Le fonds technologique de Nestadio devra dans tous les cas participer de la volonté de Microsoft de voir les startups soutenues émerger à l'international. Selon le directeur du développement de Microsoft France, « Nous aidons les startups à se préparer, à faire leurs pitchs, à utiliser les outils que nous mettons gratuitement à leur disposition. Nous avons de beaux exemples d'entreprises françaises du programme qui ont réussi aux Etats-Unis, comme Criteo par exemple. »

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