Rapport Attali : le numérique dopera la croissance

le 24/01/2008 à 20:46
Rapport Attali : le numérique dopera la croissance
Le numérique est au coeur du rapport de la commission pour la libération de la croissance française présidée par Jacques Attali. Remis au Président de la République, Nicolas Sarkozy, mercredi, ce document inclut 316 propositions visant à relancer l'économie française. Cette dynamique ne saurait être sans le numérique, "passeport de croissance" (Internet très haut débit, téléphonie mobile, télécoms, informatique, logiciels, audiovisuel, etc.)

"Pour s'inscrire dans la croissance mondiale, la France (c'est-à-dire les Français) [...] doit favoriser l'épanouissement de nouveaux secteurs clés [...] en particulier formuler et mettre en œuvre une stratégie numérique ambitieuse, à l'instar de certains pays nordiques et des nouvelles puissances asiatiques", soulignent les auteurs du rapport.

Pour ce faire, le rapport Attali préconise des mesures phares dont la création d'un poste de haut-commissaire au développement numérique, faute de "ministre internet" ? Lors de l'édition 2006 du Web3, réunion annuelle des acteurs du Web et de l'écosystème numérique organisée par Loïc Le Meur, Nicolas Sarkozy avait dit "non" à la création d'un tel poste. Aujourd'hui, à la veille des municipales 2008 et d'un éventuel remaniement ministériel, la rumeur persiste : Thierry Solère, secrétaire national en charge d'Internet au sein de l'UMP, pourrait-il devenir ministre du domaine ?

"Il est nécessaire d'entreprendre dès maintenant la mise en place du très haut débit pour tous, à domicile, dans l'espace numérique de travail et dans l'administration", souligne Jacques Attali, afin de "garantir une couverture numérique optimale en 2011" et de "réaliser l'accès pour tous au très haut débit en 2016". Il est également question d'assurer une rémunération juste des acteurs de l'économie numérique et de renforcer le secteur du logiciel notamment par le biais d'une concurrence accrue entre logiciels propriétaires et logiciels libres.

Pour conclure, l'économiste et son groupe d'experts, de la présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, au président de Virgin Mobile, Geoffroy Roux de Bézieux, proposent de coordonner l'Arcep (régulateur des communications électroniques) et le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel). Enfin, ils invitent la future présidence française de l'Union européenne à proposer un grand programme de développement du numérique.

Reste à savoir si ces propositions seront validées par l'exécutif et si, dans un second temps, elles obtiendront le soutien du Parlement et, finalement, de la société française.

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A la suite des élections municipales, un poste de secrétaire d'Etat à l'économie numérique pourrait être créé, conformément aux voeux de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et de la commission Attali pour la libération de la croissance française.

Cette création serait envisagée dans le cadre d'un remaniement "limité" du gouvernement Fillon. Thierry Solère, secrétaire national en charge d'internet au sein de l'UMP, est le plus souvent cité comme candidat potentiel par la presse française.

D'autres noms circulent, dont ceux de : Emmanuel Gabla, chef du service technologies et société de l'information (STSI) du ministère de l'économie, Gabrielle Gauthey, membre du collège de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), André Santini, actuel secrétaire d'Etat à la fonction publique, réélu maire d'Issy-Les-Moulineaux, cité numérique des Hauts-de-Seine, ou encore Franck Supplisson, conseiller technique auprès de Nicolas Sarkozy en charge des technologies de l'information et de la communication.

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