Chine : Yahoo fait son mea culpa

le 14/11/2007 à 23:04
Chine : Yahoo fait son mea culpa
Une semaine après avoir répondu aux questions du Congrès des Etats-Unis concernant son implication dans l'arrestation de cyberdissidents chinois, Yahoo est parvenu à un accord amiable avec la World Organization for Human Rights USA. Leur accord met un terme à des poursuites engagées au printemps.

Accusant Yahoo d'avoir fourni aux autorités chinoises des informations sur des internautes emprisonnés depuis, l'organisation a porté plainte contre le portail en avril 2007. Cette action a été ouverte en Californie au nom des journalistes Shi Tao et Wang Xiaoning. Ces derniers ont été condamnés en Chine, en 2005 pour l'un, en 2002 pour l'autre, à une peine de 10 ans de prison pour s'être prononcés sur Internet en faveur d'une réforme démocratique du pays.

Mardi 13 novembre 2007, la World Organization for Human Rights et la multinationale Internet d'origine américaine ont mis un terme à leur différend. En contrepartie, Yahoo a indiqué mettre en place un fonds de soutien financier, humanitaire et juridique, aux familles des dissidents "emprisonnés pour avoir exprimé leurs opinions en ligne".

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Critiquées pour leur contribution à la censure du Net en Chine, les firmes américaines Google, Yahoo et Microsoft révisent leur copie. Ces sociétés et d'autres acteurs de l'internet auraient signé avec des organisations de défense des libertés un accord portant sur un code de conduite à adopter en Chine et dans d'autres pays "répressifs", rapporte le Wall Street Journal. En cours d'élaboration, ce code porterait sur les principes de libre expression et de protection de la confidentialité des données privées, précise le quotidien dans son édition du 5 août 2008.

A la veille des Jeux Olympiques de Pékin, chacun veut se présenter sur son meilleur jour. Façade ? Pour mémoire, début 2006, Google a été le premier acteur mondial de l'internet à reconnaître sa participation à la censure du Net chinois, avant de se déclarer prêt "à revenir en arrière". De son côté, Yahoo, accusé par des organisations comme Reporters sans frontières et la World Organization for Human Rights USA d'avoir fourni aux autorités chinoises des informations sur des internautes emprisonnés depuis, a fait son mea culpa fin 2007.

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